La plupart d’entre nous, lorsqu’ils reçoivent une promotion, un compliment surprenant ou une bonne fortune quelconque, sont secrètement convaincus qu’ils l’ont mérité d’une manière ou d’une autre. Si vous ne recevez pas le compliment, la promotion ou l’étoile d’or, que vous dites-vous ?
Il se peut que le sort s’acharne sur vous, que votre patron s’acharne sur vous ou que cette belle personne ne sache tout simplement pas ce qu’elle manque. Un ego sain ne suggère généralement pas que vous auriez dû faire plus d’efforts ou que quelqu’un d’autre a fait mieux que vous. Voici un exemple parfait tiré de l’actualité :
Récemment, un membre du corps de presse de la Maison Blanche a intenté une action en justice contre la secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, et les services secrets, alléguant qu’ils lui avaient retiré à tort son badge de presse.
Dans son action en justice, le journaliste africain Simon Ateba a fait valoir que la politique de la Maison Blanche en matière de révocation de l’accès à la presse violait ses droits au titre du premier et du cinquième amendement. La Maison Blanche du président Biden a annoncé en mai de nouvelles règles qui, pour la première fois, autorisent le retrait d’un badge de presse.
« Les défendeurs ont violé les droits du premier amendement de M. Ateba en modifiant les critères d’attribution des badges d’accès afin d’empêcher intentionnellement M. Ateba d’obtenir des badges d’accès », peut-on lire dans l’action en justice.
Et comme le journaliste ci-dessus, lorsque vous n’obtenez pas ce que vous pensez mériter, vous pouvez décider que la Maison Blanche, l’attaché de presse et les services secrets sont tous contre vous personnellement.
M. Ateba indique que sa carte de presse a expiré le 31 juillet et qu’il n’a pas été en mesure de la renouveler. Actuellement, près de 1 000 journalistes disposent d’une carte d’accès à la Maison-Blanche, qui leur permet d’aller et venir librement dans la salle de briefing et l’espace presse de la Maison-Blanche. Les journalistes qui n’ont pas de laissez-passer doivent contacter la Maison Blanche pour obtenir un laissez-passer d’une journée pour une date spécifique.
M. Ateba a été au centre de plusieurs brouhahas en salle de presse au cours des derniers mois et estime avoir été injustement traité en n’étant pas appelé par l’attaché de presse. Étant donné que les séances de presse sont brèves et que des centaines de journalistes sont présents à tout moment, était-il personnellement visé par le changement de règles ? Le monde lui a-t-il personnellement tendu la perche ? Si c’est le cas, le méritait-il ? Il s’agit là d’un bon cas de « puanteur ? Pourquoi moi ? »
Les lecteurs peuvent sans doute compter les occasions où on leur a offert des roses et où ils étaient sûrs qu’elles étaient méritées, mais peu de gens doutent qu’ils méritent un jour le bouquet de mauvaises herbes de la vie.
Si cela vous arrive, examinez toutes les circonstances, voyez si vous pouvez changer quelque chose et, si ce n’est pas le cas, acceptez le fait que la vie vous donne parfois du foin.