L’éducation du cerveau immature de votre enfant

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THE BASICS

Points clés

  • Le cerveau des jeunes enfants est en constante évolution et il faut du temps pour développer des capacités de compréhension.
  • Les parents ne doivent pas prendre les réactions d’un jeune enfant pour argent comptant.
  • Apprendre à se mettre à la place de l’enfant permet de trouver une solution sans punition.
  • Être parent peut être amusant !

La journaliste britannique Kate Silverton est devenue parent de deux enfants dans la quarantaine. Elle avait lu de nombreux livres sur l ‘éducation des enfants qui semblaient être « conçus davantage pour les parents épuisés (et c’est compréhensible) que pour les enfants » (p. 2).

Elle s’est donc adressée à des experts en neurobiologie interpersonnelle et en développement de l’enfant pour savoir ce qui est particulièrement important dans l’éducation d’un jeune enfant. Bien qu’elle ait reçu une formation de conseillère pour enfants, elle ignorait que la réactivité des parents au cours des cinq premières années « peut avoir un impact sur tout, du développement de notre cerveau à notre biologie, en passant par notre comportement » (p. 3).

Elle dit que ce qu’elle a appris a rendu l’éducation des enfants tellement plus facile et tout le monde plus heureux, qu’elle a voulu partager ce qu’elle avait appris. Le livre qui en résulte, There is No Such Thing as Naughty : The Groundbreaking Guide for Parents with Aged 0-5, compile et intègre les conseils d’experts en matière d’éducation des jeunes enfants.

Au lieu d’aborder le comportement de l’enfant en se demandant « Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? », le parent conscient de son cerveau active l’attitude suivante : « Qu’est-ce qui se passe pour toi en ce moment et pour lequel je dois t’aider ? »

Le cerveau d’un jeune enfant est un travail en cours. Silverton décrit métaphoriquement le cerveau de l’enfant comme étant composé d’un lézard, d’un babouin et d’un hibou. Le cerveau du lézard est le cerveau de la survie, orienté vers la sécurité, qui déclenche la réaction de stress lorsqu’il perçoit une menace. La vie est effrayante pour un jeune enfant et le cerveau du lézard peut donc s’activer facilement. Pour apprendre au cerveau lézard à ne pas s’énerver facilement, les personnes qui s’occupent de l’enfant interviennent rapidement pour le calmer. Cela permet de mettre en place des mécanismes de stabilisation dans le cerveau et d’associer la personne qui s’occupe de l’ enfant à la sécurité.

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Le cerveau du lézard est orienté vers la survie. Il ne choisit pas de réagir, mais le fait instinctivement. Si cette partie du cerveau est trop sollicitée au début de la vie, elle peut créer une anxiété à long terme. Elle a besoin d’une aide extérieure pour se calmer jusqu’à ce que la troisième partie du cerveau, le hibou, soit bien développée.

Le deuxième aspect du cerveau de l’enfant qu’elle identifie est le cerveau émotionnel, qu’elle appelle le babouin. Le babouin est responsable des grands sentiments que manifestent les jeunes enfants. Le babouin est impulsif et enjoué lorsqu’il se sent en sécurité et en bonne santé.

Le troisième aspect du cerveau qu’elle nomme le hibou sage n’est pas apparent chez les jeunes enfants. Au lieu de cela, ils ont un hibou duveteux. Le hibou est réfléchi et pensant, mais il mûrit plus tard (il faut compter trois décennies, comme le savent les parents de jeunes de 20 ans). Mais c’est le hibou sage du parent qui l’aide dans les situations difficiles. Au lieu de réagir comme un babouin aux refus de l’enfant, le hibou sage essaie de comprendre pourquoi l’enfant réagit comme il le fait.

Voici quelques interprétations d’expressions parentales (p. 36) :

« Elle traverse la période des deux ans terribles ! »

Le babouin de l’enfant : « Je suis à un stade crucial de mon développement, j’essaie de devenir plus indépendant, mais tu ne me laisses pas faire !

« Mes jumeaux ne veulent pas rester assis !

« Nous sommes des babouins, nous avons besoin de développer notre force, d’utiliser nos muscles et de dépenser notre énergie. Nous avons besoin de jouer ! »

Les aspects « lézard » et « babouin » du parent peuvent également s’emballer. Silverton décrit de nombreuses situations dans lesquelles ses enfants ont déclenché ses réactions de stress – combattre, fuir, se figer. Mais les adultes ont un sage hibou qui les aide à comprendre les choses et à se calmer, de sorte que l’on peut se concentrer sur l’aide à apporter à l’enfant pour qu’il ait ce dont il a besoin.

L’un des refrains les plus courants qu’elle mentionne lorsque son enfant fait une crise de colère est le suivant : « Ce n’est pas à cause de moi. Il a dû se passer quelque chose. »

Elle utilise l’acronyme SN-O-T :

  • Il ne s’agit pas de vous.
  • Observer l’enfant.
  • Renversez la situation – pensez à la situation du point de vue de l’enfant.

Elle prend le point de vue de l’enfant avec empathie : « Oh, c’est ce que tu voulais – c’est idiot de la part de maman d’avoir fait X à la place » et se réprimande de manière ludique jusqu’à ce que l’enfant éclate de rire. L’enfant se sent compris, il a l’impression que sa mère peut supporter sa grande douleur. La situation est transformée et le lien enfant-parent renforcé.

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Le rôle de parent « consiste à être inventif, à travailler avec votre enfant pour trouver une solution. Ne considérez pas ces échanges comme des concessions », conseille Mme Silverton. Il ne s’agit pas d’être un parent « faible ». Bien au contraire. Il a été démontré que dans de nombreux domaines de la vie – dans les affaires, dans le leadership, dans les grandes entreprises et dans la cellule familiale – l’empathie et la collaboration donnent toujours les meilleurs résultats » (p. 70).

Le livre est rempli d’exemples quotidiens et réels d’éducation créative et réactive dans des situations difficiles. Il est axé sur la construction d’un cerveau et d’un esprit sains à long terme. C’est un livre plein de sagesse et de plaisir.