La résilience est une philosophie : Une approche tout au long de la vie

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Points clés

  • Les différences entre « résilient » et « résilience » sont très peu connues, d’où la nécessité de les explorer.
  • La résilience est la philosophie qui consiste à se relever chaque fois que l’on se fait renverser.
  • Pour devenir plus résilient, il faut avoir la possibilité d’affronter et de relever des défis.
  • En tant que parents, nous voulons souvent protéger nos enfants des difficultés qu’ils rencontrent et, sans le vouloir, nous sapons leur résilience.

Chaque fois que je tape le mot « résilience », le correcteur orthographique semble préférer le mot « résistance« . Cela m’a amené à me demander si le mot « résilience » existait ou non. Lorsque j’ai cherché la définition du mot « résilience », j’ai été redirigé vers la définition du mot « résilience ». Y a-t-il une différence entre les deux mots ? Selon la définition du Petit Robert, « la résilience est la capacité à se remettre rapidement d’une difficulté, la ténacité ».

Qu’est-ce que la résilience ? Je ne suis pas linguiste, mais je dirais que la résilience est la pratique de la résilience. La résilience est une philosophie qui consiste à accepter les difficultés et à les considérer comme des opportunités de croissance. La résilience ne se soumet pas à la peur.

La résilience s’exerce en se relevant chaque fois que l’on est mis à terre. La pratique de la résilience est clairement démontrée par le peuple ukrainien, alors qu’il est attaqué par un adversaire supposé plus redoutable. Ils refusent d’abandonner. Lorsque les États-Unis ont proposé au président Volodymyr Zelenskyy de s’enfuir en hélicoptère, il a déclaré : « J’ai besoin de munitions, pas d’une balade ». Les actes de résilience de M. Zelenskyy sont contagieux et suscitent l’admiration, comme en témoignent les vidéos de citoyens ukrainiens se tenant devant des chars russes ou prenant les armes pour défendre leur pays, qui sont devenues virales.

Selon tous les rapports, Poutine a sous-estimé la résistance du peuple ukrainien. Historiquement, l’Ukraine a lutté pour son indépendance. Elle a été occupée par plusieurs pays, dont l’Allemagne nazie et la Russie. Son peuple a fait face à des tentatives répétées d’extermination. Le 21 janvier 1990, plus de 300 000 Ukrainiens ont organisé une chaîne humaine pour l’indépendance de l’Ukraine entre Kiev et Lviv. Le rêve d’indépendance de l’Ukraine est devenu réalité le 24 août 1991, avec la chute de l’Union soviétique. En pratiquant la résilience face à l’adversité, les Ukrainiens sont bien préparés à ce qu’ils affrontent actuellement.

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Comment les leçons des Ukrainiens s’appliquent-elles à la pratique de la résilience dans le développement d’un enfant ? Cela me rappelle l’histoire du homard résilient racontée par le Dr Rabbi Abraham Twerski. Alors qu’il attendait chez le dentiste, le Dr Twerski a lu un article sur la façon dont le homard acquiert une nouvelle carapace. Au fur et à mesure que le homard grandit, il subit des pressions et des gênes, confiné dans sa carapace, nous dit le Dr Twerski. « Il va alors sous un rocher, se débarrasse de sa carapace et en fabrique une nouvelle.

« Le stimulus qui permet au homard de grandir est de se sentir mal à l’aise », souligne le Dr Twerski, qui ajoute que « si les homards pouvaient consulter un médecin, on leur donnerait du Valium ou du Percocet et ils ne grandiraient jamais ».

La recherche confirme l’histoire de la résilience du homard du Dr Twerski. Une étude récente a montré que, contrairement aux attentes des chercheurs, plus on est intimement exposé au Covid-19, plus on est résilient.

La résilience est inscrite dans notre ADN. En moyenne, l’homme produit 100 millions de spermatozoïdes pour féconder un ovule. Sur ces 100 millions de spermatozoïdes, un seul survit et féconde l’ovule. La fécondation est un exemple de résilience.

Si la résilience est inscrite dans notre ADN, pourquoi avons-nous tant de mal à faire face au stress? Une fois que le fœtus est formé, il devient dépendant de la mère pour sa nutrition par l’intermédiaire du cordon ombilical. Après la naissance de l’enfant et le détachement du cordon ombilical, l’opportunité de pratiquer la résilience devient réelle.

La capacité de l’enfant à pratiquer la résilience est souvent contrecarrée par les meilleures intentions parentales. Aucun parent n’aime voir son enfant souffrir. L’impulsion paternelle est de protéger l’enfant contre la brute, le professeur méchant et les devoirs manquants. Cependant, lorsqu’un parent protège un enfant des conséquences naturelles de ses actes, il risque de le priver de la possibilité d’éprouver un certain inconfort et de se débarrasser de sa carapace.

Je ne suggère pas de placer un enfant de 6 mois au milieu de la circulation. Pour cultiver la résilience, il est nécessaire d’adopter une approche développementale. Un échafaudage est une structure de soutien temporaire entourant la construction d’un bâtiment. Cette métaphore a été utilisée dans le domaine de l’éducation préscolaire, mais elle s’applique également à l’éducation d’un enfant résilient. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, il est confronté à de nouveaux obstacles. En fonction de son niveau de développement, il dispose des éléments nécessaires pour faire face à certains facteurs de stress. L’échafaudage fournit le soutien nécessaire. L’échafaudage finit par disparaître et l’enfant devrait être capable de se tenir debout tout seul.

Le rôle d’un parent est de fournir à son enfant l’ensemble des compétences nécessaires pour faire face à ses difficultés et non pour les fuir. Le président Zelenskyy ne voulait pas d’un hélicoptère pour s’échapper, il voulait le soutien nécessaire pour affronter son ennemi. Telle est la philosophie de la résilience.