Comprendre le sexe, le genre et les préférences sexuelles

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Points clés

  • Les termes « sexe », « genre » et « préférence sexuelle » suscitent une grande confusion dans les médias sociaux.
  • Le terme « sexe » est synonyme de sexe biologique, sexe naturel ou sexe assigné à la naissance.
  • L’attribution du sexe à la naissance se fait par un simple examen externe des organes génitaux du nouveau-né.
  • Le genre fait référence à l’identification d’une personne aux comportements culturels stéréotypés d’un homme, d’une femme ou d’une autre personne.

Ce billet a été rédigé par Frederick L. Coolidge1 et Apeksha Srivastava.2

1Professeur, Université du Colorado, Colorado Springs, États-Unis

2Doctorant, Institut indien de technologie de Gandhinagar, Inde

Ce billet est la première partie d’une série de trois articles. Lire les parties 2 et 3.

Vue d’ensemble

De nombreux éditorialistes récents, en particulier en ce qui concerne les femmes trans (MTW) et les hommes trans (WTM), ont noté qu’une femme trans possède toujours des chromosomes XY et qu’un homme trans possède toujours des chromosomes XX. Ces mêmes éditorialistes fustigent ensuite les personnes trans qui se présentent ou s’identifient comme des femmes ou des hommes. L’un des principaux problèmes que posent leurs arguments est qu’ils confondent ou interprètent mal les termes scientifiques de sexe, de genre et de préférencesexuelle , ainsi que leurs bases héréditaires individuelles. L’objectif de cette série d’articles est de délimiter ces trois termes et de fournir une base plus claire pour leur utilisation.

Définition

Le terme  » sexe  » fait référence aux organes génitaux biologiques d’une personne à la naissance (par exemple, le pénis ou le vagin) et aux organes reproducteurs qui leur sont associés (par exemple, les testicules, les ovaires, etc.). Le terme  » genre  » fait référence à la présentation ou à l’identification d’une personne aux comportements culturels stéréotypés d’un homme, d’une femme, des deux ou d’aucun des deux. Le terme préférence sexuelle (synonyme d’orientation sexuelle) fait référence à l’expression des prédilections ou des désirs sexuels d’une personne.

Partie 1 : Le sexe

Le sexe biologique d’une personne est déterminé par les gènes, unités biologiques ou chimiques héréditaires, qui sont des segments d’ADN. L’ADN peut être considéré comme le schéma directeur de la nature physique et des comportements d’un organisme. Chaque cellule du corps humain contient 23 paires de chromosomes, qui sont des « fils » de séquences génétiques. Les spermatozoïdes chez l’homme et les ovules chez la femme font exception à cette règle, car ils ne contiennent que 23 chromosomes simples.

Les cellules du corps humain varient également en nature : les cellules de la peau diffèrent des cellules nerveuses, qui diffèrent des cellules oculaires, etc. Ces différences sont expliquées par les nombreux gènes situés le long des chromosomes. Ainsi, les gènes sont responsables non seulement des différentes structures des cellules et des groupes de cellules (par exemple, le pénis, le vagin, les ovaires, les testicules, les yeux, les orteils, le cerveau, etc.), mais aussi des traits comportementaux (par exemple, l’agressivité, l’extraversion, l’introversion, etc.) Il est également important de noter que la biologie d’une personne interagit avec son environnement. Par exemple, les personnes naturellement agressives peuvent devenir plus ou moins agressives dans des environnements particuliers.

Dans les années 1800-1900, on a découvert que les 23 paires de chromosomes des femmes étaient similaires en termes de longueur et de position des gènes (c’est-à-dire homologues), et que chaque paire était jointe près du centre (centromère), formant un « X ». Cependant, chez les hommes, une paire n’était pas homologue car un chromosome avait la forme d’un « X » et l’autre celle d’un « Y », comme s’il lui manquait une jambe. On a rapidement supposé que cette paire, arbitrairement appelée la 23e paire, également appelée chromosome sexuel, était responsable des organes génitaux et reproducteurs d’une personne. Par conséquent, la forme « XX » est associée à la féminité (du moins dans la structure biologique) et la forme « XY » à la masculinité. L’assignation du sexe est faite à la naissance sur la base d’un simple examen des organes génitaux externes du bébé. Le terme « sexe » est donc synonyme de sexe biologique, sexe naturel ou sexe assigné à la naissance.

Après que le sperme d’un homme a fécondé l’ovule d’une femme, cette cellule (zygote) commence à se répliquer en grand nombre, créant finalement un fœtus, puis un bébé, suivi plus tard par un corps humain adulte. Cependant, le processus de réplication, bien qu’étonnamment précis, peut comporter des erreurs, appelées « mutations ». Le mot mutation a une connotation négative, mais il vient du mot latin mutatus, qui signifie changement. Les mutations peuvent être causées par le processus de réplication lui-même ou par l’environnement extérieur, comme la lumière ultraviolette, des médicaments comme la thalidomide, etc.

La vie ne se résume pas à XX et XY

Outre les options chromosomiques XX et XY, des mutations dans le23e jeu de chromosomes peuvent également les rendre XXY (syndrome de Klinefelter), XYY, un seul X (connu sous le nom de XO ou syndrome de Turner), ou XXX (syndrome Triple X). Certains êtres humains peuvent également être classés dans la catégorie des intersexués, qui peuvent être une combinaison de structures biologiques masculines et féminines (par exemple, une personne qui est assignée mâle à la naissance mais qui possède des ovaires à l’intérieur) ; il existe plusieurs catégories d’intersexués.

Comme indiqué précédemment, certains ont fait valoir que la modification chirurgicale des organes génitaux d’une personne ne change pas ses structures chromosomiques XX, XY, XXY, XYY, X, XXX, etc. Toutefois, cet argument ne tient pas compte des fortes influences génétiques sur la préférence de genre d’une personne. Il est important de se rappeler que le sexe assigné à la naissance et le genre sont des termes différents, et que chacun a une base héréditaire. Prétendre que toutes les personnes XX ou XY devraient se comporter comme des femmes ou des hommes en raison de cette base chromosomique est un affront à la science du sexe et du genre et ne tient pas compte des preuves scientifiques démontrant qu’il existe une différence entre le sexe et le genre et leurs héritages biologiques.

Références

Englert, P., Dinkins, E. G., Fradella, H. F. et Sumner, J. M. (2016). Une vue d’ensemble du sexe, du genre et de la sexualité. Sexe, sexualité, droit et (in)justice, 1-30.