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Points clés
- La hausse des températures peut augmenter le taux de cortisol et déclencher des réactions de stress.
- Une étude récente a montré que les visites aux urgences pour des problèmes de santé mentale augmentent les jours de grande chaleur.
- Les pics de température peuvent affecter nos fonctions cognitives et notre productivité au travail, à l’école et à la maison.
Alors que la hausse des températures continue de battre des records cet été, il est important de rappeler que les fortes chaleurs affectent non seulement notre santé physique, mais aussi notre santé mentale.
Les niveaux élevés de cortisol, induits par la hausse des températures, peuvent déclencher des réactions de stress, rendant les individus de mauvaise humeur et agités. Le système nerveux parasympathique, responsable de la promotion du calme et de la relaxation, devient moins actif à des températures plus élevées, ce qui nous rend vulnérables au stress.

Les effets secondaires les plus courants de la chaleur sur la santé mentale sont l’apathie, les changements dans les habitudes de sommeil tels que l’insomnie, l’irritabilité accrue, la colère, l’anxiété, la dépression et le stress. Bien que ces réactions psychologiques puissent sembler passagères, elles peuvent avoir de graves conséquences. Une étude de 2022 publiée dans JAMA Psychiatry et portant sur plus de 2 millions de personnes a révélé que les visites aux urgences pour des problèmes de santé mentale augmentent pendant les journées extrêmement chaudes. Les visites pour toxicomanie, anxiété, troubles de l’humeur et schizophrénie ont toutes augmenté sur une période de neuf ans lorsque les températures étaient élevées.
Les pics de température peuvent également altérer le sommeil et perturber la fonction des neurotransmetteurs du cerveau, ce qui affecte directement nos fonctions cognitives et notre productivité au travail, à l’école et à la maison. Une étude réalisée en 2018 a évalué l’impact différentiel de la climatisation sur les fonctions cognitives de jeunes adultes résidant dans des dortoirs universitaires pendant une vague de chaleur. Certains étudiants ont bénéficié du confort de l’air conditionné central, maintenant leur dortoir à une température agréable de 71°F. D’autres occupaient des chambres non climatisées, soumises à des températures avoisinant les 80°F.
Pendant deux semaines, les étudiants ont participé chaque matin à une série de tests sur leur téléphone. Ceux qui ont enduré les conditions plus chaudes du dortoir ont systématiquement affiché des niveaux de performance inférieurs aux tests. Les évaluations comprenaient un test de mathématiques de base impliquant des additions et des soustractions simples, ainsi que le test de Stroop. Le test de Stroop est un mélange de couleurs et de mots conçu pour évaluer le traitement cognitif.
Une autre étude a démontré que la productivité sur le lieu de travail est la plus élevée lorsque la température de l’air est d’environ 72 degrés, et que la productivité commence à chuter au milieu des années 70. Toutes ces études montrent que la capacité à penser clairement, rapidement et efficacement est réduite lorsque le corps est surchauffé.
Bien que cela puisse paraître évident, rester bien hydraté peut contribuer à atténuer l’impact de la chaleur sur la santé mentale. La déshydratation est fréquente lors de températures extrêmes et peut exacerber les troubles cognitifs et les troubles de l’humeur. De nombreuses personnes sous-estiment la quantité de liquide qu’elles doivent remplacer lorsqu’elles transpirent beaucoup ou passent du temps à l’extérieur. Certains médicaments peuvent également contribuer à la déshydratation ou l’aggraver.
Il est essentiel de comprendre que le changement climatique a un impact non seulement sur l’environnement, mais aussi sur notre santé physique et mentale. Des études récentes publiées dans Lancet et Nature Climate Change ont montré qu’une augmentation de la température d’un seul degré Celsius peut aggraver les taux de dépression, d’anxiété et de suicide. Les discussions sur l’amélioration de la santé de notre population ne peuvent être dissociées des discussions sur l’atténuation du changement climatique.