Comment aider les enfants provocateurs à réguler leurs émotions ?

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Points clés

  • Rester lucide sur la nature des comportements difficiles de votre enfant vous aide à mieux les gérer.
  • Prendre le temps d’examiner la façon dont vous abordez votre enfant, de son point de vue, vous aidera à lui donner des limites.
  • En évaluant clairement la gravité relative des problèmes de votre enfant, vous l’aiderez à éviter l’escalade émotionnelle.

Votre enfant provocateur a beaucoup de mal à relever les défis et à supporter la frustration, c’est pourquoi le fait d’essayer de contrôler trop d’aspects de la vie de votre enfant alimente sa provocation. L’avantage d’être calme, ferme et non contrôlant dans votre comportement parental est que vous réduirez vos risques de réagir de manière excessive à toute demande, commentaire ou interaction avec votre enfant provocateur.

En effet, la meilleure discipline que vous puissiez donner à votre enfant est de lui montrer l’exemple et de l’entraîner à l’autodiscipline dans la manière dont vous envisagez et gérez ses problèmes de comportement.

3 questions pour vous aider à gérer les émotions de votre enfant (et les vôtres)

Pour vous aider à mieux choisir vos combats, essayez d’envisager chaque situation du point de vue de votre enfant :

  • Vos demandes sont-elles déraisonnables ?
  • Provoquez-vous votre enfant en utilisant un ton autoritaire et en formulant une demande rigide ?
  • Essayez-vous de les contrôler comme vous le feriez avec un enfant beaucoup plus jeune (ou plus âgé) ?

L’histoire de Beth

Beth, la mère de Teresa, huit ans, a utilisé le raisonnement suivant pour rester calme, ferme et non contrôlante, et pour choisir judicieusement ses combats. Lorsqu’elle essayait de décider si elle devait laisser passer quelque chose, Beth se posait une question simple : « Est-ce que cela aura vraiment de l’importance pour elle ou pour moi quand elle aura trente ans ? « Est-ce que cela aura vraiment de l’importance pour elle ou pour moi quand elle aura trente ans ? » Beth m’a dit : « Cela m’aide vraiment à avoir une vue d’ensemble. Cela me permet de mettre les choses en perspective et de décider si cela vaut vraiment la peine de se battre. »

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Par exemple, lorsque Teresa a insisté pour dessiner ses poupées Barbie avant de commencer ses devoirs, Beth a réalisé que Teresa avait vraiment besoin de ce temps pour se détendre. Beth a décidé de ne plus mener cette bataille. Beth avait l’habitude de pousser Teresa à cesser de faire ces dessins, ce qui lui valait de vives protestations de la part de Teresa. Beth s’est dit qu’elle devait cesser d’intervenir. Elle se dit aussi : « Je suis sûre qu’à trente ans, elle ne voudra plus rien savoir des poupées Barbie. »

Beth n’est pas devenue un parent timoré. Elle a simplement fait un choix judicieux quant aux questions sur lesquelles il était important de se concentrer. En ce qui concerne les questions de sécurité, Beth avait une ligne de conduite plus ferme. Par exemple, elle a clairement fait comprendre à Teresa qu’elle devait s’asseoir à l’arrière de la voiture et porter sa ceinture de sécurité. Teresa a très clairement compris que sa mère se battrait à coup sûr dans cette bataille si jamais elle devait avoir lieu.

Priorité aux limites comportementales

Pour vous aider à choisir vos batailles plus efficacement, jetez un coup d’œil à la hiérarchie suivante des questions à aborder avec votre enfant, tirée de mon livre 10 Days to a Less Defiant Child (2e édition) :

1. Comportements, activités ou problèmes dangereux pour le bien-être physique et émotionnel de votre enfant, par exemple, marcher dans des endroits dangereux sans surveillance.

2. Comportements, activités ou problèmes dangereux pour le bien-être physique et émotionnel d’autrui, par exemple le fait de lancer des objets potentiellement dangereux sur d’autres personnes.

3. Comportements, activités ou problèmes contraires à la loi, par exemple le vol et la menace de nuire à autrui.

4. Comportements, activités ou problèmes qui interfèrent avec l’éducation de votre enfant, par exemple le refus de faire ses devoirs.

5. Comportements, activités ou problèmes qui interfèrent avec le fonctionnement du foyer, par exemple la destruction de biens dans la maison.

6. Tous les autres comportements, activités ou problèmes négatifs sur lesquels vous devez travailler, par exemple, claquer les portes, refuser de sortir les poubelles.

Réflexions finales

Commencez par le haut de la liste ci-dessus et descendez. Envisagez des solutions pour un problème avant d’en aborder un autre. Vous ne devez déroger à cette règle que si vous n’arrivez à rien après des mois de travail. Dans ce cas, vous devez vous concentrer sur un autre problème pendant un certain temps et revenir au premier problème une fois que le nouveau est résolu. En résumé, il ne faut pas s’attarder sur les petits détails, mais veiller à prendre en charge les questions importantes de sécurité, de santé et d’agissements physiques (comme les coups).

Références

Bernstein, J. (2015) 10 Days to a Less Defiant Child, 2e édition, Perseus Books, New York, N.Y.

Yu, R.A., Goulter, N. & McMahon, R.J. (2022), Longitudinal Associations between Parental Warmth, Harsh Discipline, Child Emotion Regulation, and ODD Dimensions. Child Psychiatry Hum Dev 53, 1266-1280 . https://doi.org/10.1007/s10578-021-01205-7