Points clés
- La maladie d’Alzheimer affecte les fonctions cognitives et peut altérer notre essence, mais l’exercice physique offre un espoir.
- La recherche suggère qu’une activité modérée peut aider à retrouver les fonctions de la mémoire liées à l’hippocampe.
- L’exercice physique active des voies qui augmentent la fixation du BDNF et du NGF, essentiels à la plasticité neuronale.
- L’irisine, libérée pendant l’exercice, protège l’hippocampe en empêchant l’accumulation de bêta-amyloïde.

L’évocation de la maladie d’Alzheimer (MA) fait souvent frémir les gens. Cette maladie débilitante affecte les fonctions cognitives, érode la mémoire et peut altérer notre essence même.
Même pour les personnes qui ne présentent pas de symptômes, le coût émotionnel et financier de la prise en charge de parents, de conjoints ou d’autres membres de la famille proche touchés par la maladie peut être dévastateur. Le coût social de la MA et des autres démences devrait s’aggraver considérablement dans les décennies à venir.
Et s’il existait un moyen naturel de stopper sa progression ? Des études récentes suggèrent que l’exercice physique régulier pourrait être la clé.
Comprendre la maladie d’Alzheimer
Avant d’explorer les avantages de l’exercice physique, il est essentiel de comprendre l’adversaire auquel nous sommes confrontés. La maladie d’Alzheimer est une affection neurologique qui touche principalement les personnes âgées et qui s’aggrave avec le temps. Les facteurs contribuant à la maladie d’Alzheimer sont l’accumulation de bêta-amyloïde et de tau phosphorylé dans le cerveau, l’augmentation de la neuroinflammation et la diminution des facteurs de croissance des nerfs (NGF).
L’exercice physique : Un remède naturel ?
Bien que l’idée de la maladie d’Alzheimer puisse être décourageante, il y a de l’espoir à l’horizon. Une étude récente de Hamed Alizadeh Pahlavani, publiée dans Frontiers in Aging Neuroscience [ 1], met en évidence le potentiel thérapeutique de l’exercice physique dans la prévention et le traitement de la maladie d’Alzheimer. La recherche indique qu’une activité physique modérée peut aider les animaux à retrouver les fonctions de mémoire liées à l’hippocampe et à l’amygdale, deux des principales régions du cerveau affectées par la MA.
En outre, l’exercice aérobique peut prévenir le rétrécissement de l’hippocampe, essentiel pour la mémoire spatiale.
Alors, comment l’exercice physique permet-il d’obtenir ces résultats impressionnants ? La réponse réside dans les voies moléculaires activées par l’activité physique. L’exercice physique augmente la liaison du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) et du facteur de croissance nerveuse (NGF) à leurs récepteurs, TrkB et TrkA. Ces liaisons sont essentielles à la survie des cellules et à la plasticité neuronale.
En outre, l’exercice a des propriétés anti-inflammatoires qui contrecarrent la neuroinflammation associée à la maladie d’Alzheimer. L’étude met en évidence le rôle de l’irisine, une myokine libérée pendant l’exercice, qui protège l’hippocampe en empêchant l’accumulation de bêta-amyloïde.
Personnaliser la recherche
Si ces résultats sont convaincants, que signifient-ils pour les gens ordinaires ? Imaginez que votre grand-mère, férue de jardinage, ait été diagnostiquée comme atteinte de la maladie d’Alzheimer à un stade précoce. En l’encourageant à faire des promenades quotidiennes ou à s’inscrire à un cours d’aérobic léger, vous pourriez non seulement améliorer sa santé physique, mais aussi ralentir la progression de la maladie. Il s’agit d’une intervention naturelle aux implications profondes.
Pour un ami dans la cinquantaine inquiet des antécédents familiaux de la maladie d’Alzheimer, l’intégration d’une activité physique régulière dans sa routine pourrait être une mesure proactive pour protéger son bien-être mental.
Quelle est la prochaine étape ?
Si l’exercice physique est un traitement prometteur de la maladie d’Alzheimer, il n’est qu’une pièce du puzzle. La stratégie la plus efficace pour prévenir la maladie d’Alzheimer est une approche holistique, qui englobe l’exercice physique, une alimentation équilibrée, la stimulation mentale et des examens médicaux réguliers.
Pourtant, la recherche souligne que les avantages de l’exercice physique vont au-delà de la simple perte de poids ou de la prise de masse musculaire. C’est une arme redoutable contre l’un des problèmes de santé les plus pressants d’aujourd’hui. Quel que soit l’âge ou le niveau d’activité actuel, il n’est jamais trop tard pour faire de l’exercice et en récolter les fruits sur le plan cognitif.
Exploitons le pouvoir curatif du mouvement pour un avenir plus radieux et plus sain.
Références
Pahlavani HA (2023) Exercise therapy to prevent and treat Alzheimer’s disease. Front. Aging Neurosci. 15:1243869. doi : 10.3389/fnagi.2023.1243869 (0pen access ;. Disponible pour téléchargement à l’adresse https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fnagi.2023.1243869/full )