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Points clés
- Les événements quotidiens, tels que les frictions avec notre partenaire ou les petits tracas, peuvent nous affecter plus que nous ne le pensons.
- Des variations méconnues de notre corps et de notre cerveau peuvent expliquer des difficultés inattendues.
- Nous avons surtout besoin d’auto-compassion lorsque nos symptômes se manifestent de façon aiguë.

Mes clients en thérapie me demandent souvent pourquoi leur santé mentale fluctue autant. Un jour, ils se sentent en pleine possession de leurs moyens, leur humeur est au beau fixe et leur anxiété est gérable. Puis, sans raison apparente, le moral chute, l’anxiété monte en flèche, ils se laissent facilement entraîner et tout leur semble insurmontable. Je peux comprendre leur frustration, ayant moi-même des hauts et des bas en matière de santé mentale, comme n’importe qui d’autre. Même lorsque nous faisons tout ce que nous savons pour rester en bonne santé, nous avons parfois l’impression d’être sur des montagnes russes mentales et émotionnelles.
1. Différentes entrées, différentes sorties
Notre bien-être émotionnel dépend dans une large mesure des facteurs quotidiens que nous rencontrons, tels que le stress, nos interactions avec d’autres personnes et les petits coups de pouce que nous recevons lorsque nous rencontrons un ami cher ou que nous apprenons une bonne nouvelle. Nous ne sommes pas toujours conscients de l’impact que ces éléments ont sur nous. Peut-être que le fait d’être très occupé au travail nous affecte plus que nous ne le pensons et rend les choses plus difficiles, ou que les petits tracas quotidiens qui ne semblent pas importants nous font payer un lourd tribut.
2. Variabilité des hormones et des neurotransmetteurs
Des schémas hormonaux bien connus, tels que le cycle menstruel et les fluctuations quotidiennes (circadiennes) de la testostérone, peuvent avoir un effet significatif sur la façon dont nous nous sentons. La libération d’hormones de stress comme le cortisol par l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) a des effets très étendus sur la glycémie, l’inflammation, l’énergie et l’irritabilité, entre autres. Le système endocannabinoïde (sur lequel agit le CBD ) a également un rythme circadien, et la signalisation endocannabinoïde est connue pour réguler une vaste gamme de processus dans notre corps et notre cerveau. Nous ne savons peut-être pas précisément ce que font nos systèmes endocrinien et nerveux, mais nous en ressentons les effets.
3. Qualité et quantité du sommeil
Un sommeil sain a un effet positif sur tous les aspects de notre expérience, de l’énergie et de l’humeur à l’irritabilité et à la productivité. Quelques nuits de sommeil court ou interrompu peuvent déclencher un pic d’anxiété, une baisse d’humeur et une lutte générale pour faire face à la vie.
4. Régime alimentaire
Nous sommes des êtres intégrés : Notre physiologie influe sur notre psychologie et vice versa. Un excès de sucre, par exemple, peut provoquer une baisse d’humeur et d’énergie, et la caféine peut accroître l’anxiété. Comme l’ont conclu les auteurs d’une récente analyse des recherches sur l’alimentation et la santé mentale, « des aspects spécifiques de l’alimentation peuvent entraîner des changements aigus de l’humeur »(Bremner et al., 2020).
5. Perspective mentale
Notre état d’esprit peut changer d’un jour à l’autre et même d’un moment à l’autre – de l’optimisme au désespoir, de la pénurie à l’abondance, de la pensée que le monde est contre nous à la certitude que l’univers nous soutient. Un simple changement de perspective peut avoir des effets importants sur notre tranquillité d’esprit, pour le meilleur et pour le pire.
6. Acceptation ou rejet de la réalité
Notre attitude vis-à-vis de la vie est étroitement liée à notre état d’esprit : La recevons-nous comme elle vient, en faisant de la place pour toutes nos expériences ? Ou bien résistons-nous aux choses que nous n’aimons pas mais que nous ne pouvons pas changer, et insistons-nous pour qu’elles soient différentes ? Plus nous sommes disposés à faire avec la vie au lieu de lutter contre elle, moins nous souffrons lorsque les choses ne se déroulent pas comme nous le souhaitons.
7. Vous n’êtes pas une machine
La première raison des hauts et des bas de votre santé mentale est que vous êtes un être vivant et qu’il est dans votre nature d’être différent d’un jour à l’autre. Il est facile de se critiquer lorsqu’on traverse une période difficile, mais c’est précisément à ce moment-là que l’on a le plus besoin de compassion et d’autocompassion. Plutôt que de vous juger ou de vous abandonner dans ces moments-là, vous pouvez vous engager à vous rencontrer là où vous êtes.
Essayez ceci lorsque vous êtes en difficulté
- Asseyez-vous ou allongez-vous dans un endroit calme. Posez votre main droite sur votre ventre et votre main gauche sur votre cœur. En inspirant, dites-vous silencieusement : « Inspire, mon ami ». Lorsque vous expirez, dites : « Expire, mon ami ». Répétez ces affirmations pendant deux autres cycles de respiration. (Adapté du dernier livre de Rachel Turow, The Self-Talk Workout, qu’elle a présenté dans un épisode du podcast Think Act Be ).
- Ensuite, faites doucement le point avec vous-même. Au lieu d’évaluer votre situation, contentez-vous d’y assister, avec curiosité. Quoi que vous découvriez, dites-vous : « C’est ainsi que les choses se passent en ce moment ».
- Enfin, posez-vous la question suivante : « De quoi avez-vous besoin en ce moment ? » Que vous obteniez ou non une réponse claire, le simple fait de poser la question est une véritable expression de l’attention que vous portez à vous-même dans une période difficile.
ImageFacebook/LinkedIn: fizkes/Shutterstock
Références
Bremner, J. D., Moazzami, K., Wittbrodt, M. T., Nye, J. A., Lima, B. B., Gillespie, C. F., … & Vaccarino, V. (2020). Alimentation, stress et santé mentale. Nutrients, 12, 2428.
Vaughn, L. K., Denning, G., Stuhr, K. L., de Wit, H., Hill, M. N. et Hillard, C. J. (2010). Endocannabinoid signalling : Has it got rhythm ? British Journal of Pharmacology, 160, 530-543.
Zohar, D. (1999). When things go wrong : The effect of daily work hassles on effort, exertion and negative mood. Journal of Occupational and Organizational Psychology, 72, 265-283.