🔥 Produits recommandés : Canon EOS R6 II • DJI Mini 4 Pro • MacBook Pro M4
Points clés
- Vous pouvez faire un choix réfléchi en l’espace d’une seconde.
- Découvrez cinq façons de réagir à un acte offensant.
- Il n’y a pas une seule façon parfaite de traiter une infraction particulière commise par quelqu’un.

L’autre jour, je tournais en voiture. La circulation était calme. La situation était sans histoire. Je respectais le code de la route. Soudain, après avoir terminé le virage à gauche, j’ai remarqué deux motocyclettes qui descendaient la route en sens inverse. Alors que les motocyclistes s’approchaient de ma position (je faisais maintenant face à leur direction), le premier s’est tourné vers moi et m’a fait un doigt d’honneur tout en criant son intention, dirigée contre moi. Il est passé en trombe. Une deuxième cavalière lui a emboîté le pas et, comme si elle était synchrone, elle a fait le même geste avec colère en prononçant les mêmes mots.
La situation s’est produite en quelques secondes, et pendant la majeure partie de cette période, j’étais dans un état de perplexité et d’amusement. Pourtant, j’ai eu l’occasion de réagir consciemment. Les recherches sur les temps de réaction ont toujours montré que les humains sont capables de répondre à des stimuli visuels et auditifs en une fraction de seconde seulement (Jain et al., 2015).
Je vais vous faire part de ma réponse consciente, mais je vous propose d’abord de réfléchir à ces cinq réponses au doigt d’honneur. Chacune d’entre elles pourrait être faite sans réfléchir, en pilotage automatique, comme une grande partie de notre comportement. Et chacune d’entre elles pourrait être proposée consciemment, même dans ce scénario d’une fraction de seconde.
1. Faites un signe de la main et souriez.
Le message est le suivant : merci de me voir. Merci de me reconnaître. La personne reçoit ainsi le contraire de ce qu’elle attendait, ce qui peut provoquer un moment d’introspection, ou non. En outre, le sourire apporte toute une série d’avantages personnels (Nhat Hanh, 2009)
2. Le rendre.
On reçoit ce que l’on donne. Une impulsion commune à cette offensive est de la rendre avec enthousiasme. Cette approche donne l’impression d’égaliser les chances. Pour beaucoup, il s’agit de ne pas laisser l’autre personne « gagner », prendre l’avantage sur vous ou vous faire un affront.
3. Se battre contre soi-même.
L’autre personne a commencé à vous frapper avec un geste offensif, une autre approche consiste donc à se joindre à elle et à s’attaquer à soi-même pour ce que l’on a dû faire de mal et à quel point on doit être horrible. Vous vous critiquez pour une erreur mineure, une mauvaise communication, un faux pas ou un manque de conscience. Vous vous joignez au flux d’agressivité à votre égard.
4. Les ignorer (et les juger intérieurement).
Détourner le regard. Secouez la tête. Vous roulez des yeux. Vous vous dites : « Cela n’en vaut pas la peine. Ils ne valent pas la peine qu’on leur réponde ». Vous pouvez critiquer leur infantilisme, leur sous-utilisation des forces de caractère ou un aspect de leur apparence. Vous estimez que leur approche est anti-humanitaire.
Vous présentez des excuses ou un geste d’excuse. Que vous soyez conscient ou non de ce qui était offensant, vous savez que, d’une manière ou d’une autre, l’autre personne perçoit que vous avez causé sa souffrance à ce moment-là. Vous avez peut-être été un déclencheur innocent pour elle. Vous avez peut-être fait quelque chose qui allait à l’encontre des conventions ou des attentes sociales ou culturelles. Vous souhaitez réparer cette offense. Cette approche repose sur la compassion. Elle implique l’humilité de reconnaître la souffrance de l’autre. La volonté de présenter des excuses comporte de nombreux défis, mais aussi de nombreux avantages (Schumann, 2018).
Qu’ai-je fait dans cet incident de moto ?
Ceux qui me connaissent et qui savent que j’ai tendance à me tourner vers les points forts pourraient penser que j’ai choisi le numéro 5. Ce n’est pas le cas. Bien que toutes les réponses ci-dessus fassent partie de mon répertoire, j’ai choisi la première – j’ai souri et j’ai fait un signe de la main. Et je dois dire que cette approche m’a procuré beaucoup de joie ! Je me suis sentie habilitée et heureuse de faire le contraire d’une impulsion de colère. C’était un choix réfléchi à ce moment-là. Y avait-il de la moquerie ou de l’agressivité passive dans ma réponse ? C’est possible. Mais c’était loin d’être la caractéristique dominante.
La question à laquelle je me suis sentie confrontée était la suivante : Que puis-je faire pour aider cette situation dans laquelle je n’ai littéralement qu’une seconde pour agir ? Mon signe de la main et mon sourire ne les ont peut-être pas transformés, mais ils n’ont pas aggravé la situation. Et cela m’a transformé à ce moment-là.
Références
Jain, A., Bansal, R., Kumar, A. et Singh, K. D. (2015). Une étude comparative des temps de réaction visuels et auditifs sur la base du sexe et des niveaux d’activité physique des étudiants en première année de médecine. International Journal of Applied & Basic Medical Research, 5(2), 124-127. DOI : 10.4103/2229-516X.157168
Nhat Hanh, T. (2009). Happiness. Berkeley, CA : Parallax Press.
Schumann, K. (2018). La psychologie de la présentation d’excuses : Comprendre les obstacles à la présentation d’excuses et comment les surmonter. Current Directions in Psychological Science, 27(2), 74-78. https://doi.org/10.1177/0963721417741709