
Les tâches ménagères sont un mal nécessaire. Vraiment, qui aime faire la vaisselle, la cuisine, la lessive et nettoyer après les enfants ? Personne ne l’aime, mais apparemment les hommes trouvent cela plus pénible que les femmes. Selon une étude de 2005 financée par la National Science Foundation (NSF) et réalisée par l’Institute for Social Research de l’université du Michigan, le fait de se marier augmente le temps que les femmes consacrent aux tâches ménagères.1 Plus précisément, dans le cadre de cette étude, basée sur un échantillon représentatif au niveau national, des participants mariés et non mariés ont noté la quantité de tâches ménagères qu’ils effectuaient chaque jour pendant une semaine. Dans l’ensemble, ce sont les femmes célibataires dans la vingtaine et la trentaine qui ont fait le moins de travaux ménagers. Mais la simple présence d’un mari ajoute 7 heures de travail ménager supplémentaires par semaine pour les femmes. C’est logique : après tout, le mariage signifie qu’une personne supplémentaire vit dans la maison, ce qui entraîne plus de vaisselle à faire, plus de chaussettes sales à laver, etc. Cependant, alors que les maris créent du travail supplémentaire pour les femmes, la présence d’une femme crée une heure de travail ménager en moins pour les maris par rapport au célibat.
Les nouvelles ne sont pas toutes mauvaises pour les femmes (je suppose) ; au cours des dernières décennies, la situation s’est légèrement améliorée pour les femmes. Par exemple, par rapport à 1976, en 2005, les femmes ont effectué 9 heures de moins de travaux ménagers, tandis que les hommes en ont effectué 7 de plus. Les choses commencent donc à s’équilibrer, mais dans tous les groupes d’âge, les hommes mariés font toujours moins de travaux ménagers que les hommes célibataires.
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Il n’est pas surprenant qu’une fois que les couples ont des enfants, la charge de travail des épouses augmente encore. Dans un échantillon canadien de plus de 19 000 participants, les femmes ont déclaré faire plus de travaux ménagers que leurs maris lorsqu’il y avait un enfant de moins de 5 ans à la maison.2 L’écart entre les travaux ménagers diminue lorsque les enfants ont entre 5 et 18 ans, apparemment parce que les hommes finissent par assumer une plus grande part du fardeau. Une étude interculturelle portant sur plus de 17 500 participants de 28 pays indique que ce problème n’est pas propre aux États-Unis.3 Leurs données révèlent que les femmes font plus de travaux ménagers que les hommes dans chacun des 28 pays étudiés. Quels sont les pays les plus équitables ? La Suède, la Norvège et la Finlande. Les moins équitables ? Le Mexique, le Chili et le Brésil. Les États-Unis se situent au milieu du peloton. Dans tous les pays, les hommes mariés font moins de travaux ménagers que les hommes qui vivent en concubinage. Il est intéressant de noter que le mariage entraîne un surcroît de travail pour les femmes, même si le couple adhère à l’idée égalitaire selon laquelle les hommes et les femmes sont égaux. Ces résultats suggèrent que l’institution du mariage peut être partiellement responsable de la charge supplémentaire de la femme.
Avoir un mari représente manifestement beaucoup de travail pour les femmes. Par conséquent, lorsqu’elles nouent des relations, il serait judicieux pour les femmes de privilégier les hommes qui ont des opinions plus égalitaires. C’est d’ailleurs ce que suggère une étude portant sur 12 pays développés d’Europe et des États-Unis.4 Les femmes sont plus susceptibles de se marier ou de cohabiter avec un homme lorsque la proportion d’hommes égalitaires est plus élevée dans le pays. Au niveau individuel, les hommes égalitaires étaient plus susceptibles de cohabiter ou de se marier, tandis que les femmes égalitaires étaient moins susceptibles de le faire. Il se peut que le fait de vivre avec une personne du sexe opposé soit plus attrayant lorsque l’on pense que le partenaire partagera la charge des tâches ménagères.
Je pourrais en écrire davantage, mais je ferais mieux d’aller préparer le dîner et de faire une lessive…
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1Fondation nationalede la science (2008). La guerre des corvées : Men, women and housework. http://www.nsf.gov/discoveries/disc_summ.jsp?cntn_id=111458
2Ravanera, Z., Beaujot, R. et Liu, J. (2009). Modèles de gains et de soins : Déterminants de la division du travail. Revue canadienne de sociologie, 46(4), 319-337. doi:10.1111/j.1755-618X.2009.01217.x
3Davis, S. N., Greenstein, T. N. et Marks, J. P. (2007). Effects of union type on division of household labor : Do cohabiting men really perform more housework ? Journal of Family Issues, 28, 1246-1272. doi : 10.1177/0192513X07300968
4Sevilla-Sanz, A. (2010). Household division of labor and cross-country differences in household formation rates. Journal of Population Economics, 23, 225-249. doi : 10.1007/s00148-009-0254-7

Gary Lewandowski – Articles surla science des relations – Site web
Les recherches du Dr Lewandowski portent sur le rôle du moi dans les relations amoureuses et plus particulièrement sur l’attirance, le début de la relation, l’amour, l’infidélité, le maintien de la relation et la rupture. Reconnu comme l’un des 300 meilleurs professeurs par la Princeton Review, il est également l’auteur de dizaines de publications destinées à des publics universitaires et non universitaires.