La recherche a toujours montré que la fréquence des rapports sexuels diminue progressivement dans les relations à long terme. En outre, le fonctionnement sexuel et la libido diminuent progressivement avec l’âge.
Les problèmes conjugaux et la mauvaise santé augmentent ce taux de déclin, car les couples sont moins enclins à faire l’amour lorsqu’ils sont fâchés l’un contre l’autre ou qu’ils souffrent de problèmes de santé chroniques. Voilà pour les mauvaises nouvelles. La bonne nouvelle, c’est que si le couple moyen a des rapports sexuels trois fois par semaine chez les jeunes adultes, il n’en a plus qu’une fois par semaine à la fin de l’âge moyen.
Les mariages sans sexe ne sont pas la norme, car si le couple moyen a des rapports sexuels une fois par semaine, cela signifie que de nombreux couples ont encore des rapports sexuels plus d’une fois par semaine. Comment se fait-il que certains couples puissent conserver une vie sexuelle régulière et agréable jusqu’à un âge avancé, malgré le déclin de leur fonctionnement sexuel et de leur libido ?
Il y a trois réponses simples à cette question : 1) Rester en bonne santé 2) Adapter ses pratiques sexuelles à l’évolution de son fonctionnement sexuel, et 3) Ne pas laisser s’envenimer les rancœurs mutuelles.
Voici donc ce que vous pouvez faire pour être un senior sexy :
Rester en bonne santé
L’alimentation et l’exercice physique sont essentiels pour rester en bonne santé en vieillissant. Le maintien d’un indice de masse corporelle normal permet d’éviter ou de minimiser de nombreuses maladies, comme le diabète et les maladies cardiaques, qui peuvent avoir des effets néfastes sur le fonctionnement de la sexualité. Une alimentation relativement pauvre en graisses et en glucides, composée de fruits, de légumes et de viandes maigres, aide à perdre du poids, surtout si elle est complétée par un exercice aérobique régulier qui permet de brûler un nombre important de calories.
Rester en bonne santé signifie également avoir l’air en bonne santé pour son âge. Rester en forme pour son âge est bon pour l’image corporelle et pour rester sexuellement attirant pour son partenaire. En dormant bien et en gérant votre niveau de stress, vous aurez plus de chances d’avoir l’énergie et la motivation nécessaires pour avoir des relations sexuelles. Le sexe vous apparaîtra davantage comme un agréable dérivatif aux lourdes responsabilités de la vie que comme une tâche de plus à accomplir.
Adaptez vos pratiques sexuelles à l’évolution de votre fonctionnement sexuel
Le fonctionnement sexuel et la libido diminuent avec l’âge. Les érections des hommes deviennent moins dures et plus difficiles à maintenir. La lubrification vaginale des femmes diminue, ce qui rend les rapports sexuels vaginaux moins agréables.
Lorsque la libido diminue, l’ambiance doit être parfaite, sinon le moment est gâché. Les couples doivent redoubler d’efforts pour se mettre mutuellement d’humeur et adapter leurs pratiques sexuelles à l’évolution de leur fonctionnement sexuel.
Cela pourrait signifier que la sexualité avec pénétration (c’est-à-dire les rapports sexuels vaginaux) pourrait être progressivement abandonnée au profit d’autres types de plaisirs mutuels, plus oraux ou manuels. Cela pourrait signifier que l’orgasme ne doit pas toujours être le résultat ultime du plaisir mutuel. Les attouchements érotiques sont toujours agréables même s’ils n’aboutissent pas à l’orgasme. Le fait que les rapports sexuels doivent être pénétrants et que le résultat final doit être l’orgasme pour les deux parties peut créer une pression malsaine liée à la performance. Cela crée des sentiments négatifs liés au fait de ne pas être à la hauteur des attentes en matière de performance.
Le fait de ne pas se sentir assez bien au lit peut conduire à éviter les rapports sexuels pour ne pas se sentir honteux. L’acceptation des changements dans le fonctionnement sexuel et les préférences qui surviennent avec l’âge et la maladie maintient l’intérêt pour le sexe. S’attendre à être humilié en cas de mauvaises performances sexuelles conduit à un désintérêt.
Ne laissez pas s’envenimer les rancœurs mutuelles
Les couples sont plus intéressés par le sexe lorsqu’ils sont raisonnablement satisfaits de leur relation. La plupart des gens n’ont pas envie d’avoir des relations sexuelles lorsqu’ils sont en colère contre leur partenaire. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas un sous-ensemble de couples qui aiment avoir des relations sexuelles en colère. Les couples tombent souvent dans des querelles chroniques à propos de choses insignifiantes ou évitent de communiquer entre eux pour ne pas tomber dans ces querelles insignifiantes.
Ces couples se promènent avec des sentiments de ressentiment chronique l’un envers l’autre, ce qui atténue leur désir sexuel l’un pour l’autre et accroît les envies de relations sexuelles extraconjugales avec quelqu’un avec qui, dans le fantasme, il y a une société d’admiration mutuelle heureuse et sans effort. Les couples doivent apprendre à communiquer de manière constructive, en faisant preuve de plus d’empathie et d’humour, afin d’éviter que les rancœurs qui couvent ne s’enveniment.
Réflexions finales
En résumé, les partenaires qui prennent bien soin d’eux-mêmes, qui sont heureux de se faire plaisir de la manière dont l’autre préfère être fait plaisir sans avoir d’attentes déraisonnables en matière de performances et qui veillent à ce que les ressentiments mutuels ne s’enveniment pas sont susceptibles de maintenir une vie sexuelle heureuse jusqu’à ce que la mort nous sépare (ou au moins jusqu’à peu de temps avant cela).
Oui, suivre un régime et faire de l’exercice est un travail, apprendre à accepter l’inévitable déclin des fonctions sexuelles avec l’âge est un travail, et apprendre des façons constructives de gérer le ressentiment est un travail. Mais c’est le travail qu’il faut faire pour que le sexe ne devienne pas un travail, une corvée de plus que l’on préfère ignorer. C’est le travail qu’il faut faire pour que le sexe reste quelque chose que l’on attend avec impatience plutôt que de le redouter, quelque chose d’amusant plutôt que d’ennuyeux, et quelque chose qui continue à procurer le plaisir le plus intense que l’on soit encore capable d’éprouver.
Références
Josephs, L. (2018) La dynamique de l’infidélité : Appliquer la science des relations à la pratique de la psychothérapie. Association américaine de psychologie : Washington, D.C.

