« Ici pour les bonnes raisons«
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« Dernière chance d’amour
« Renvoyé chez lui le cœur brisé
Si vous reconnaissez ces phrases, vous êtes, comme moi, coupable de regarder The Bachelor ou The Bachelorette. Récemment, l’une de nos lectrices s’est interrogée sur l’influence de la culture pop sur les relations amoureuses. La saison actuelle de The Bachelorette constitue une excellente étude de cas pour répondre à cette question. Regarder des émissions de télé-réalité comme The Bachelorette est-il mauvais pour vos relations dans la vie réelle ?
La téléréalité peut être considérée comme un plaisir inoffensif et coupable, mais un nouveau livre de Jennifer Pozner, Reality Bites Back, suggère que ces émissions perpétuent des stéréotypes nuisibles. La recherche sur les relations soutient de nombreux arguments de Mme Pozner.1 Voici trois façons dont le Bachelor/ette influence les relations :
Faux idéaux relationnels
Votre partenaire ne vous a pas emmené dans un jet privé et ne vous a pas fait la surprise de vous offrir un collier de 100 000 dollars à porter au dîner.Les idéaux de la télé-réalité en matière de relations, selon lesquels l’amour, une fois trouvé, est facile et parfait, peuvent créer des attentes selon lesquelles un partenaire amoureux doit être devin, toujours de bonne humeur et ne jamais avoir de désaccord. Ces attentes conduisent les gens à être insatisfaits de leur relation lorsque leur partenaire ne lit pas dans leurs pensées, a une mauvaise journée ou n’est pas d’accord avec eux sur quelque chose.
« Télévision « Doit se marier
Les chercheurs ont utilisé l’expression « Must Marry TV » pour décrire des émissions comme The Bachelor/ette.3 Ce type d’émission promeut l’idée qu’une personne ne peut être complète que dans le cadre d’une relation hétérosexuelle engagée. Le message est qu’il n’est pas acceptable que quelqu’un (en particulier les femmes) soit célibataire. À la fin de la dernière saison de The Bachelor, une jeune femme de 25 ans qui n’a pas eu de rose a déclaré, déprimée, qu’il s’agissait de son « dernier effort » pour trouver l’amour et que l’émission avait confirmé qu’elle était destinée à « finir seule ». Croyez-le ou non, mesdames, de tels commentaires nous font comprendre que si nous ne sommes pas en couple à un certain âge (en l’occurrence 25 ans !), c’est que quelque chose ne va pas chez nous et que notre seule option est de nous préparer à une vie de solitude misérable. Je vous en prie. La vraie parodie, c’est de voir une femme intelligente, prospère, amusante et séduisante pleurer pour un homme qu’elle a rencontré il y a deux jours.
L’amour à la vitesse de la lumière
Le Bachelor/ette voudrait vous faire croire que si c’est le grand amour, vous serez prêts à vous fiancer au bout de six semaines. En réalité, l’amour et les relations se développent et évoluent avec le temps. Le premier stade d’une relation est celui de l’amour passionné et se caractérise par l’intensité, un désir élevé pour un partenaire et des pensées obsessionnelles au sujet de la relation. Avec le temps, cette préoccupation évolue vers l’amour compagnon, un stade plus confortable et plus intime de la relation.4 The Bachelorette encourage la prise d’un engagement sérieux (fiançailles) très tôt dans la relation. Comme nous l’avons vu dans un article précédent, il est préférable d’attendre d’avoir atteint un stade plus réaliste et plus stable de la relation avant de prendre un engagement sérieux.
Cela signifie-t-il que nous devons abandonner la télé-réalité pour le bien de nos relations ? Galician suggère que tout dépend de la façon dont nous regardons ces émissions ; le fait d’être critique à leur égard fait la différence.5 Pour moi, la seule façon acceptable de regarder The Bachelor/ette est de le faire sous forme de comédie. Il est important de reconnaître que ces émissions de « réalité » sont tout sauf réelles. Par exemple, Pozner écrit que les producteurs filment 100 % du temps, mais utilisent moins de 1 % de ce qu’ils filment. L’une de ses suggestions pour critiquer ces émissions est un jeu d’éducation aux médias qui consiste à boire chaque fois qu’un des « personnages » prononce une phrase clichée dans l’émission (si vous avez plus de 21 ans – ou 19 ans au Canada, et que vous n’avez pas l’intention de conduire, vous pourriez envisager d’utiliser l’un de nos verres à shot !) Mais attention, vous vous rendrez vite compte que ces phrases clichées ne sont pas rares. C’est en abordant le spectacle de cette manière que l’absurdité de l’émission apparaîtra. Les phrases énumérées au début de ce billet devraient vous mettre sur la voie ; vous pourriez aussi ajouter « les griffes vont sortir ! » ou « j’ai renoncé à beaucoup de choses pour être ici ». Bien sûr que vous l’avez fait.
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1Wood, E., Senn, C. Y., Desmarais, S., Park, L. et Verberg, N. (2002). Sources of information about dating and their perceived influence on adolescents. Journal of Adolescent Research, 17, 401-417.
2Segrin, C. et Nabi, R. L. (2002). Does television viewing cultivate unrealistic expectations about marriage ? Journal of Communication, 52, 247-263.
3McClanahan, A. M. (2007). -Must marry TV‖ : Le rôle de l’imaginaire hétérosexuel dans The Bachelor. In Galician, M.L., & Merskin, D. L. (Eds.), Critical thinking about sex, love, and romance in the mass media (pp. 261-274). Mahwah, NJ : Lawrence Erlbaum.
4Hatfield, E. et Walster, G. W. (1978). A new look at love. Chicago : Addison-Wesley.
5Galician, M.-L. (2004). Sex, love, and romance in the mass media : Analyse et critique des représentations irréalistes et de leur influence. Mahway, NJ : Lawrence Erlbaum Associates.

Amy Muise – Articles surla science des relations | Site web/CV
Les recherches d’Amy portent sur la sexualité, notamment sur le rôle des motivations sexuelles dans le maintien du désir sexuel dans les relations à long terme, et sur le bien-être sexuel. Elle étudie également les effets relationnels des nouveaux médias, notamment la façon dont la technologie influence les scénarios de rencontres et l’expérience de la jalousie.