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Points clés
- Une étude qui a manipulé le bonheur des gens à l’aide d’une intervention a révélé que le bonheur et la santé sont positivement liés.
- Dans l’étude, l’augmentation du bonheur des personnes a permis d’accroître le sentiment de santé et de diminuer le sentiment de maladie.
- L’augmentation du bonheur n’a toutefois pas eu d’incidence sur les mesures objectives de la santé, selon l’étude réalisée sur une période de trois mois.

Il existe de nombreuses preuves que le bonheur et la santé sont liés. En général, les personnes heureuses sont en meilleure santé que celles qui ne le sont pas. Le problème est qu’il est difficile de savoir si le fait d’être heureux conduit à une meilleure santé. Peut-être que les personnes en mauvaise santé ont plus de mal à être heureuses que celles qui sont en bonne santé. Peut-être que les personnes en bonne santé adoptent davantage de comportements qui conduisent à une bonne santé à long terme. Peut-être qu’être heureux permet de se sentir en meilleure santé.
Recherche sur la santé et le bonheur
Pour explorer une quelconque relation de cause à effet entre la santé et le bonheur, il est important de trouver un moyen de manipuler le bonheur des gens afin de pouvoir l’étudier de manière expérimentale. C’est l’approche adoptée dans un article publié dans le numéro 2020 de Psychological Science par Kostadin Kushlev, Samantha Heintzelman, Lesley Lutes, Derrick Wirtz, Jacqueline Kanippayoor, Damian Leitner et Ed Diener.
Ces chercheurs ont testé un groupe de 155 adultes. La moitié d’entre eux ont bénéficié d’une intervention de 12 semaines en psychologie positive qui leur a enseigné diverses techniques permettant d’améliorer le bonheur, notamment la méditation de pleine conscience, la gratitude et le développement de meilleures relations sociales. L’autre moitié a été placée dans un groupe témoin sur liste d’attente, où on lui a dit qu’elle bénéficierait plus tard de l’intervention sur le bonheur, mais où elle a effectué toutes les mesures en même temps que les personnes qui avaient suivi la formation.
Au cours de la formation, les chercheurs ont mesuré le degré de bonheur des participants ainsi que leur état de santé. Ils ont également pris certaines mesures de la santé physique, notamment la tension artérielle et l’indice de masse corporelle (IMC). Ces mesures subjectives et objectives de la santé ont également été prises trois mois après la fin de l’intervention de psychologie positive.
Résultats
L’intervention a fonctionné comme prévu. À la fin du programme, le bonheur des personnes ayant bénéficié de l’intervention a augmenté de manière significative, alors que le bonheur des personnes inscrites sur la liste d’attente n’a pas changé de manière substantielle.
À la fin du programme et trois mois plus tard, les personnes ayant suivi l’intervention se sentaient en meilleure santé et étaient moins malades que les personnes du groupe témoin. En outre, au fil du programme, l’augmentation du bonheur semaine après semaine a entraîné une augmentation du sentiment de santé et une diminution du sentiment de maladie.
Il est intéressant de noter que l’intervention de psychologie positive n’a influencé aucune des mesures de la santé physique. En d’autres termes, la tension artérielle et l’IMC ne différaient pas entre les groupes.
Ce modèle de résultats suggère que (au moins sur une période de six mois) le fait d’inculquer un niveau de bonheur plus élevé amène les gens à se sentir en meilleure santé et à se sentir moins malades que les personnes qui n’ont pas bénéficié d’une intervention visant à accroître le bonheur.
Ce qui ressort moins clairement de ces résultats, c’est la manière dont l’augmentation du bonheur modifie l’expérience de la santé. Au moins sur cette période, le bonheur ne modifie pas les marqueurs objectifs de base de la santé. Il pourrait simplement permettre aux gens de se sentir mieux, de sorte qu’ils n’éprouvent pas de sentiment de maladie. Il est possible que le bonheur influence la capacité de l’organisme à lutter contre la maladie.
Il est également possible que les effets à long terme du bonheur sur la santé aient une autre cause. Par exemple, les personnes plus heureuses pourraient être plus disposées que les personnes plus malheureuses à adopter des comportements sains, comme manger sainement ou faire de l’exercice, ou à adopter moins de comportements autodestructeurs, comme boire ou fumer de manière excessive.
Enfin, il serait intéressant de voir si les différences à long terme dans le bonheur manipulé influencent les marqueurs physiologiques de la santé en plus des jugements subjectifs de la santé. Il se peut que la période d’étude ait été trop courte pour que l’on puisse observer des changements physiologiques ou que d’autres mécanismes entrent en jeu lorsque les gens sont heureux sur une plus longue période. Il serait également utile de voir si les manipulations qui augmentent le bonheur conduisent également à davantage de comportements sains à long terme.
LinkedI/Facebook image : Rido/Shutterstock
Références
Kushlev K, Heintzelman SJ, Lutes LD, et al. Le bonheur améliore-t-il la santé ? Evidence From a Randomized Controlled Trial. Psychological Science. 2020;31(7):807-821.

