L’histoire de l’évolution

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Il est bien connu qu’Alfred Russel Wallace et Charles Darwin sont tous deux parvenus au principe de la sélection naturelle dans l’évolution et qu’ils ont tous deux été influencés par les travaux de Thomas Robert Malthus sur la population. Bien que Darwin ait conçu le principe 20 ans plus tôt, il a pleinement reconnu la réussite de Wallace dans un rapport commun à la Linnean Society. Wallace continue d’être honoré et commémoré par l’attribution de médailles Darwin-Wallace et la création de la Darwin-Wallace Society.

Dans notre environnement social actuel et à l’occasion de la célébration, il y a plus de 200 ans, de la naissance de Darwin, il convient toutefois de remettre les pendules à l’heure en ce qui concerne les différentes orientations sociales des deux hommes et les chemins qu’ils ont empruntés pour créer le concept. Darwin s’est toujours préoccupé de l’inhumanité de l’homme envers l’homme à travers l’esclavage. Wallace, en revanche, avait une attitude plus patricienne concernant la supériorité des peuples civilisés sur les sauvages, comme le montrent les descriptions détaillées de leur formulation du principe par Darwin et lui-même :

Darwin : « En octobre 1838, c’est-à-dire quinze mois après que j’eus commencé mon enquête systématique, je lus par hasard pour m’amuser Malthus sur la Population, et étant bien préparé à apprécier la lutte pour l’existence qui a lieu partout, grâce à une longue observation des habitudes des animaux et des plantes, je fus immédiatement frappé par le fait que, dans ces circonstances, les variations favorables tendraient à être conservées, et les variations défavorables à être détruites. Il en résulterait la formation d’une nouvelle espèce. J’avais donc enfin une théorie sur laquelle je pouvais travailler ; mais je tenais tellement à éviter les préjugés que j’ai décidé de ne pas écrire, avant un certain temps, même la plus brève esquisse de cette théorie.

Wallace : Un jour, quelque chose m’a rappelé les « Principes de la population » de Malthus, que j’avais lus environ douze ans auparavant. J’ai pensé à son exposé clair des « freins positifs à l’accroissement » – la maladie, les accidents, la guerre et la famine – qui maintiennent la population des races sauvages à une moyenne tellement inférieure à celle des peuples plus civilisés.

Il m’est alors apparu que ces causes ou leurs équivalents agissent continuellement dans le cas des animaux également…. [j’ai posé] la question : « Pourquoi certains meurent-ils et d’autres vivent-ils ? La réponse était claire : dans l’ensemble, ce sont les mieux adaptés qui vivent… Il m’est alors soudain apparu que ce processus auto-actif améliorerait nécessairement la race, car à chaque génération, les inférieurs seraient inévitablement tués et les supérieurs resteraient, c’est-à-dire que les mieux adaptés survivraient. »

Plus récemment, James Anthony Shapiro, microbiologiste à l’université de Chicago, a développé, sur la base de recherches approfondies, une théorie complexe selon laquelle l’évolution ne résulte pas d’altérations fortuites qui survivent ensuite uniquement grâce à la « sélection naturelle », comme l’ont proposé Wallace et Darwin, mais que de nouveaux changements et développements sont produits par des éléments microscopiques opérant dans les génomes des plantes et des animaux et contenant des instructions génétiques complètes.

Références

Darwin F. (éd.) Vie et lettres de Charles Darwin. John Murray, 1887, pp. 82-84.

Wallace A.R. Ma vie. Un registre d’événements et d’opinions. Vol.1 New York : Dodd Mead &Co. 1905 pp.361-362.