Le narcissisme et le complexe du héros et de la victime

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THE BASICS

Les narcissiques oscillent souvent entre le mode héros et le mode victime. En tant que héros, le narcissique tente de dominer la situation. Sauver la situation alimente son ego et lui permet de contrôler la situation. En tant que victime, le narcissique évite de rendre des comptes en s’appuyant sur une épreuve passée pour excuser ses actes répréhensibles actuels. Ces deux positions sont dysfonctionnelles et blessent les autres. Pour être le héros, le narcissique doit créer un « méchant », et en tant que victime, il s’autorise à maltraiter les autres sans subir de répercussions.

Le fait de se présenter comme le « gentil » tout en punissant le « méchant » permet au narcissique de se sentir droit et honorable. Cependant, la perception que le narcissique a du « bon » et du « mauvais » est souvent inconsciemment déformée en raison de sa tendance à se projeter. Plusieurs mécanismes de défense inconscients et rigides déforment la réalité, ce qui permet au narcissique de voir des défauts chez les autres, mais pas chez lui.

Le besoin du narcissique d’être un héros a deux conséquences malheureuses. Tout d’abord, il a tendance à rejeter injustement la faute sur une personne innocente et à s’en prendre à elle. Souvent, le narcissique utilise des techniques sournoises pour persuader les autres qu’une personne a besoin d’être « redressée ». Une approche courante consiste à utiliser une partie de la vérité en l’assortissant de distorsions. Souvent, un élément factuel dans un récit amène une personne à supposer que les détails qui suivent sont également vrais.

Par exemple, Shelly tond sa pelouse par une chaude journée. Elle enlève son pull et continue à travailler en débardeur. Son petit ami passe lui déposer un bidon d’essence pour sa tondeuse. À ce moment-là, son ex-mari, Sal, passe devant chez elle. Le lendemain, lors d’une réunion de quartier, Sal raconte à ses voisins que Shelly et son petit ami se déshabillaient l’un l’autre dans son allée. Sal promet au groupe de plaider en faveur d’un règlement de l’association des propriétaires interdisant l’outrage public à la pudeur dans le quartier, afin de protéger les enfants. Il continue d’utiliser son exemple inventé comme base de sa position, se positionnant comme le héros et Shelly comme la « méchante ». Une fois la nouvelle répandue, toute la communauté est dégoûtée par Shelly. Malgré son innocence, elle est repoussée et évitée par ses amis et ses connaissances.

Deuxièmement, le fait de se poser en héros et de sauver une personne de sa détresse peut ne pas être utile à cette personne. La sympathie, ou le fait de se sentir désolé pour quelqu’un, peut le déresponsabiliser. Par exemple, Ron rentre chez lui déçu parce qu’il n’a pas été retenu pour une promotion. Son partenaire, Rick, est furieux de cette nouvelle. Rick, président d’une entreprise puissante, utilise son statut pour influencer le patron de Ron dans le dos de ce dernier. Le lendemain, Ron apprend qu’il y a eu une erreur et qu’il est promu. Ron finit par découvrir l’implication de Rick et est anéanti. Dévasté, son estime de soi s’effondre. Il pense qu’il n’a pas de mérite et qu’il ne mérite pas son poste. Il devient dépressif et quitte son emploi.

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Par ailleurs, Rick fait preuve d’empathie au lieu de sympathiser. Il écoute Ron et lui dit : « Tu es tellement déçu. Je le serais aussi. Je comprends. Ça fait mal. » Ron se sent moins seul parce qu’il se sent compris. Il se sent également proche de Rick qui le comprend vraiment. La dose d’empathie aide Ron et il est capable d’absorber les encouragements de Rick. « Continue d’essayer, Ron. Tu es tellement doué pour ce que tu fais. Continue à travailler. De bonnes choses se produiront. » Ron s’épanouit grâce à l’empathie et aux encouragements de Rick. Ron va de l’avant, prêt à se battre pour la prochaine opportunité. Il est promu l’année suivante et se hisse au sommet de son domaine.

Malheureusement, les narcissiques manquent souvent d’empathie. La sympathie leur donne un sentiment de puissance, de contrôle et de droiture, ce qui la rend plus attrayante. L’empathie est désintéressée et exigeante, de sorte que, malheureusement, un narcissique choisit généralement la réponse sympathique qui nourrit son ego.

Le besoin du narcissique de jouer la victime est tout aussi destructeur. Cela se produit généralement lorsque le narcissique est confronté à une erreur ou tente d’échapper à ses responsabilités. Le narcissique se sert commodément d’une épreuve passée pour excuser ses actes répréhensibles actuels. Par exemple, Tim est vexé que Jen ait oublié son anniversaire. Ce soir-là, il lui avoue qu’il est contrarié. Jen, indignée par la suggestion qu’elle est fautive, dit : « Quand j’étais petite, mes parents oubliaient mon anniversaire chaque année. Je n’ai jamais eu de gâteau d’anniversaire ni de fête et je ne me suis jamais plainte. Essayez de faire face à cela ». Tim se sent coupable d’avoir abordé le sujet après que Jen lui a expliqué qu’elle avait souffert d’un chagrin d’amour pendant son enfance. Il se reproche d’être trop sensible et laisse tomber le sujet.

Trois semaines plus tard, Tim a rendez-vous avec ses parents et Jen pour un brunch lorsqu’il reçoit un texto de Jen qui annule. Tim lui demande pourquoi et Jen lui répond : « La dernière fois que j’ai rencontré les parents d’un petit ami, ils ont été grossiers. C’était une expérience terrible. Je n’ai pas envie de m’occuper de ça aujourd’hui ». Tim explique que ses parents sont des gens chaleureux et gentils, mais Jen fait référence au passé et affirme que cette expérience l’a marquée. Déçu, Tim rencontre ses parents sans Jen. Après le brunch, il reçoit un message de Jen lui demandant d’apporter de la crème solaire à la plage où elle joue au volley-ball avec des amis.

Le fait d’utiliser les épreuves du passé pour justifier le fait de blesser un partenaire dans le présent donne au narcissique le droit de faire tout ce qu’il veut dans une relation. Il est préférable de discuter des expériences difficiles et d’y faire face plutôt que de les utiliser pour éviter toute responsabilité. Le fait d’être pris dans l’engrenage du complexe du héros et de la victime d’un narcissique peut provoquer un tourbillon d’émotions confuses. Une mise en perspective de la dynamique peut aider à y voir plus clair.