La métacompétence dont nous avons besoin pour le 21e siècle

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Points clés

  • Il existe un espace de liberté et de choix entre le stimulus et la réponse.
  • C’est dans la découverte de cet espace intérieur que réside le pouvoir de la croissance humaine.
  • Des recherches importantes clarifient les implications pour la santé de l’entrée dans ce pouvoir psychologique.

Vue d’ensemble

Dans cette série consacrée à la « vulnérabilité émotionnelle », nous explorons la « conscience élargie de soi » comme l’un des ingrédients clés de notre puissance mentale.

Andrew Seaman/ Unsplash
Source : Andrew Seaman/ Unsplash

L’espace entre les deux

Le psychiatre Victor Frankl a survécu à l’Holocauste. Il a passé au total trois ans dans quatre camps de concentration différents, où son père est mort de faim, sa femme d’une pneumonie et sa mère et son frère ont été gazés. Peu après son retour à Vienne en 1946, il a écrit L’expérience d’un psychologue dans un camp de concentration, traduit plus tard sous le titre La recherche du sens par l’homme (1959).

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Je me demande souvent ce qui pourrait être un défi émotionnel plus grave pour un être humain – ne pas être autorisé à vivre ensemble ? Quelle a été la force de cet homme pour survivre à une expérience aussi profondément troublante ? Que pouvons-nous apprendre d’un tel maître ? Stephen Covey, l’auteur du livre The 7 Habits of Highly Effective People (Les 7 habitudes des personnes très efficaces), s’accorde à résumer les enseignements essentiels de Frankl par les mots suivants :

« Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. C’est dans cet espace que se trouvent notre liberté et notre pouvoir de choisir notre réponse. C’est dans notre réponse que se trouvent notre croissance et notre bonheur« .

Ces mots expriment l’une des perspectives les plus stimulantes et les plus porteuses d’espoir pour l’humanité. Ils signifient que même si les conditions sont difficiles, il existe toujours une possibilité encourageante. Explorons la sagesse de ces mots.

Le pouvoir mental d’une conscience élargie de soi

Le monde est toujours plein de changements imprévisibles. La liste des perturbations possibles ne cesse de s’allonger. Lorsque quelque chose d’inattendu nous arrive, nous réagissons le plus souvent en fonction de nos tendances habituelles, sans qu’il y ait d’espace entre ce qui se passe et la façon dont nous réagissons. La plupart du temps, le stimulus et la réponse sont étroitement liés. Telle aurait pu être la réponse de Victor Frankl. Mais ce n’était pas le cas. Il n’y avait aucun moyen d’échapper physiquement aux camps de concentration, mais il a trouvé le moyen de rester enraciné dans un état sain, significatif et autonome.

Il a découvert qu’il existait une autre option. Ne pas réagir immédiatement, mais faire preuve de patience et attendre. Il a exploré la « pause ». Dans cette pause, il a trouvé une liberté humaine unique. La liberté de choisir une autre possibilité que le schéma de réaction habituel. En se libérant de sa perspective conditionnée, il a pu découvrir quelque chose d’entièrement nouveau : un espace intérieur où il a pu grandir. Et il a grandi, au lieu de rester coincé dans la profonde misère qu’il aurait pu ressentir.

Lorsque nous pénétrons dans notre espace intérieur, nous pouvons observer la demeure de la « conscience accrue » de nos processus de pensée, de sentiment et de perception. Il s’agit d’un autre type de conscience, une méta-conscience des mouvements dynamiques qui se déroulent en permanence dans notre esprit. Dans cet espace mental, la capacité de connaître les courants sous-jacents de nos sentiments, de nos pensées et de nos actions peut devenir une nouvelle base pour créer la vie émotionnelle que nous recherchons. J’appelle cette possibilité de liberté et de croissance notre pouvoir psychologique.

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Au cœur de ce pouvoir se trouve une conscience de soi élargie, une métacompétence que nous pouvons apprendre. Il me semble que ce pouvoir mental offre la plus grande possibilité d’être vraiment soi-même, d’être pleinement humain et de devenir une humanité inclusive.

La recherche sur notre plus grande possibilité

Les neuroscientifiques disposent d’un nombre croissant d’outils pour mesurer les activités qui se déroulent dans notre tête. Certains d’entre eux sont des méthodes de neuro-imagerie fonctionnelle, telles que l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) et la tomographie par émission de positons (TEP). Ils disposent également de toute une série de méthodes électrophysiologiques de mesure de l’activité cérébrale, telles que l’électroencéphalographie (EEG).

Ces outils mesurent le flux sanguin, le flux de nutriments et le flux ionique dans le cerveau et le système nerveux. Ces recherches nous donnent des indications précieuses sur les dynamiques physiques corrélées qui se déroulent à l’intérieur de nos têtes. Ces connaissances récentes sont en grande partie des phénomènes du 21e siècle, avec une accélération sans précédent de la recherche au cours des dernières années.

Les images sont étonnantes, mais elles ne montrent pas directement ce qui se passe. L’observation directe ne peut se produire que lorsque nous nous entraînons mentalement. Lorsque nous pratiquons la mystérieuse capacité de l’esprit humain à se tourner vers lui-même et à se contempler. L’entraînement mental a été développé, discuté, pratiqué et persécuté pendant des milliers d’années. L’entraînement mental met en pratique notre conscience accrue dans le but de contrôler et de réguler la qualité de notre attention, de notre perception et de nos émotions.

Attention Essential Reads

La relation entre cette métacompétence, la santé mentale et le bien-être est profonde. Apprendre à observer l’espace au-delà des barrières et des limites que nous nous imposons habituellement offre une voie remarquable et pleine d’espoir pour envisager la possibilité de créer le changement que nous recherchons : vivre ensemble en paix sur une planète d’une beauté à couper le souffle mais extrêmement fragile, peuplée de près de 10 milliards d’êtres humains vulnérables (d’ici à 2050). Je continuerai à explorer et à partager ces idées dans mes prochains articles.

Références

Frankl, V. (1959). Man’s Search For Meaning. Boston, Beacon Press Books.