Gestion des tâches : Tendances et pièges

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THE BASICS

Points clés

  • Nos schémas comportementaux sont familiers et souvent automatiques, mais pas nécessairement utiles.
  • Pour bien vivre, il faut adopter un comportement intentionnel et faire des choix quant à la manière dont on s’engage dans des activités et dont on gère les tâches.
  • La prise de conscience des tendances et des pièges comportementaux permet d’apporter des changements utiles.
Skitterphoto/2407images/pixabay
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Nous avons tendance à aborder les tâches quotidiennes de la vie de la même manière. Par exemple, vous aimez peut-être accomplir les tâches le plus rapidement possible ou vous procrastinez et repoussez les tâches.

Nos schémas comportementaux sont familiers et confortables, mais pas nécessairement utiles. Ils ont tendance à être enracinés et automatiques et nous ne sommes pas toujours conscients de nos schémas. Nous agissons simplement en pilotage automatique.

Bien vivre avec une maladie chronique, et en général, exige souvent un comportement intentionnel et des choix liés à la manière dont vous vous engagez dans des activités et gérez des tâches. Agir automatiquement en fonction de ses émotions et/ou de ses comportements peut sembler confortable, mais peut en fait constituer un piège. Il vous met au pied du mur, limite vos options et votre sentiment d’autonomie, et accroît les symptômes et les sensations physiques désagréables.

Par exemple, je suis naturellement un « faiseur » et je n’aime pas l’anxiété que je ressens lorsque j’ai l’impression qu’une tâche me pend au nez. L’anxiété me pousse à accomplir les tâches le plus rapidement possible et cette approche a un coût. La liste des choses à faire dans la vie est sans fin, et si je m’efforce constamment de faire les choses et de les faire tout de suite, ma douleur et ma fatigue s’aggravent.

Je dois m’entraîner à tolérer l’inconfort de m’asseoir avec l’anxiété qui surgit lorsque je ne me précipite pas pour accomplir une tâche le plus rapidement possible, et il me faut du temps pour apprendre, par mon expérience directe, qu’il est vraiment normal de ne pas réagir immédiatement et de faire quelque chose de différent. C’est un processus de réapprentissage.

Nous avons tous appris à penser et à faire les choses d’une certaine manière. Cet apprentissage est ancré et renforcé. Par exemple, le fait d’accomplir une tâche rapidement peut être renforcé positivement par des félicitations ou négativement par la diminution de mon anxiété. Le renforcement renforce et maintient le comportement, mais il est possible de désapprendre des schémas inutiles et de réapprendre des schémas plus utiles.

Il est important de prendre conscience de ses tendances comportementales et de ses pièges, car il faut savoir ce que l’on fait actuellement avant d’envisager un changement.

Conscience de vos tendances comportementales (et émotionnelles)

Il peut être utile de réfléchir à la façon dont vous vous déplacez habituellement dans la journée et abordez les tâches, et de l’écrire. Vous trouverez ci-dessous quelques questions qu’il peut être utile de se poser :

  • Êtes-vous quelqu’un qui s’efforce d’accomplir les tâches le plus rapidement possible ou quelqu’un qui a tendance à les repousser ?
  • Avez-vous l’habitude d’accomplir les tâches rapidement ou avez-vous tendance à prendre beaucoup de temps ?
  • Quelles sont les émotions qui vous traversent lorsque vous êtes confronté à une liste de choses à faire : stress, anxiété, calme, ennui, etc. Les émotions peuvent influencer les comportements. Par exemple, si vous vous sentez anxieux face à une tâche, vous pouvez vous empresser de l’accomplir ou la repousser pour éviter l’anxiété.
  • Dans le même ordre d’idées, quelles sont les émotions que vous ressentez lorsque des tâches sont inachevées, en particulier lorsqu’elles restent inachevées pendant un certain temps ?
  • Vous est-il difficile de vous reposer et/ou de faire une pause lorsque des tâches ne sont pas achevées ?
  • D’une manière générale, quelles sont vos attentes en ce qui concerne l’accomplissement des tâches ? Souhaitez-vous que les tâches soient accomplies d’une manière particulière ? Vous arrive-t-il d’utiliser des mots/expressions tels que « parfait » ou « pas assez bien » ? Vous est-il difficile de vous sentir satisfait de la manière dont vous accomplissez une tâche ? Vos attentes varient-elles en fonction du type de tâche ou sont-elles constantes ?
  • De même, quelles émotions et/ou pensées surgissent lorsque vous ne répondez pas à vos attentes ?
  • Quels sont les avantages et les coûts de vos comportements/tendances automatiques ? Comprendre les avantages et les coûts de vos comportements actuels peut vous aider à mettre en évidence ce que vous pourriez vouloir faire différemment.

Je vous encourage à réfléchir à vos tendances avec compassion plutôt qu’avec jugement ou critique. L’objectif est d’être attentif et curieux. Il ne s’agit pas d’étiqueter les comportements comme bons ou mauvais. Vous pouvez reconnaître qu’un comportement n’est pas utile et choisir d’agir différemment sans pour autant qualifier le comportement ou vous-même de mauvais.