Femmes, je sais pourquoi vous n’avez rien dit

Mercredi dernier, la veille du témoignage de Christine Blasey Ford devant la commission judiciaire du Sénat concernant la nomination du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême des États-Unis, j’ai enregistré l’épisode du podcast d’aujourd’hui : Femmes, je sais pourquoi vous n’avez rien dit.

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Chaque jour, des femmes de tout âge, de toute race, de toute religion et de toute appartenance politique sont victimes de harcèlement sexuel, d’agressions et d’abus. Et la plupart d’entre elles ne le disent pas. Beaucoup ne le disent pas pendant des décennies.

La question de savoir pourquoi les femmes (ou les hommes) ne parlent pas plus tôt des incidents de harcèlement sexuel, d’abus et d’agression est souvent la première tactique de diversion et de distraction qui fait porter le blâme sur l’accusateur et non sur l’accusé.

Depuis plus de 25 ans, je travaille avec des personnes ayant subi des traumatismes, notamment des victimes de viol, d’agression domestique, de traite des êtres humains, de viol conjugal et d’abus sexuels chroniques pendant l’enfance. J’ai travaillé avec des femmes qui ont été amenées aux États-Unis depuis un autre pays contre leur gré et qui ont été réduites à l’état d’esclaves sexuelles.

Je me suis assise à côté de femmes dans la quarantaine ou la cinquantaine qui étaient encore sous l’emprise de l’éclairage au gaz et du lavage de cerveau que leur avait fait subir un membre du clergé, un superviseur ou un entraîneur de lycée qui les avait préparées, leur avait fait croire que les abus perpétrés contre elles étaient une relation « spéciale », ou leur avait dit qu’elles étaient trop « irrésistibles » et que c’était pour cette raison que l’auteur de l’abus avait abusé d’elle.

On demande aux femmes pourquoi elles sont allées où elles sont allées, pourquoi elles ont bu autant (ou pas du tout), pourquoi elles sont montées dans la voiture, pourquoi elles portaient ce qu’elles portaient, ou pourquoi elles ont dit ce qu’elles ont dit. Toutes ces questions, y compris celle de savoir pourquoi il a fallu tant de temps pour le dire, font porter le chapeau à la victime. Elles déplacent le poids de la responsabilité de là où elle devrait être – c’est-à-dire de l’auteur de l’infraction.

Il y a tellement de raisons pour lesquelles les femmes ne parlent pas.

L’épisode 30 est un message personnel que j’adresse à chaque femme – ou homme – qui a été victime de harcèlement sexuel, d’abus ou d’agression. Votre histoire est une information privée et vous avez le droit de décider quand, où, comment et à qui vous la racontez. Point final.

Pour écouter l’épisode complet, rendez-vous ici.


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Vicki Tidwell Palmer, LCSW (2018)

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