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Le documentaire Max de HBO « Expecting Amy », qui vient d’être publié, retrace la récente grossesse de l’humoriste Amy Schumer et offre non seulement des doses prévisibles d’humour et de charme, mais aussi des portraits saisissants de résilience psychologique.
La résilience est l’un des éléments d’une équation en deux parties. Il ne s’agit pas simplement de la présence d’une force psychologique ou d’une habileté ; c’est une capacité à rebondir, à s’adapter rapidement et efficacement à des circonstances difficiles. Ainsi, pour que la résilience apparaisse, il faut malheureusement qu’il y ait une condition externe de stress de la vie, d’adversité ou, plus gravement, de traumatisme. Tout comme la croissance psychologique générale est inexplicablement liée à l’anxiété, la résilience l’est également au stress externe.
Avec « Expecting Amy », il y a une quantité convaincante de stress et de réponses résilientes à ce stress. Au cœur de ce récit se trouvent l’endurance et la persévérance impressionnantes d’Amy Schumer, qui réussit à concilier une tournée de stand-up épuisante (qui a culminé en 2019 avec l’émission spéciale de Netflix « Growing ») et une expérience de grossesse particulièrement douloureuse (pour en savoir plus, tapez « hyperemesis gravidarum » sur Google). La profondeur de sa vulnérabilité peut être considérée comme un autre marqueur de résilience, car elle offre une vision courageusement non filtrée et sans jugement d’elle-même par le biais de publications sur les médias sociaux décrivant des moments émotionnels et physiques « au plus bas ». Nous voyons Amy Schumer très stressée et tendue, mais capable de tolérer, d’endurer et de rebondir avec souplesse.
La recette de la résilience comporte également des ingrédients situationnels, comme le soutien social, que des recherches psychologiques menées depuis des décennies ont validé comme un facteur sous-jacent commun de la résilience. Par exemple, une simple amitié significative a été associée à une myriade de résultats positifs en matière de santé. Dans « Expecting Amy », nous voyons un réseau de soutien intime et étendu composé de membres de la famille et d’amis, ainsi que des cycles vertueux d’amour, d’efforts et de soutien de la part de ce réseau, en conjonction avec l’appréciation palpable d’Amy, le tout lui apportant l’énergie mentale nécessaire pour supporter le travail intensif et les contraintes médicales filmés dans ce documentaire. Dans le même ordre d’idées, « Expecting Amy » met légèrement en lumière la relation avec son mari. Leur qualité conjugale semble refléter un autre marqueur ou une autre source de résilience et de santé psychologique. Ils font preuve d’une bonne entente et de tendances complémentaires et mutuellement saines en matière de résolution des conflits (par exemple, ses observations fines des légères tendances autistiques de son mari et la fiabilité de ce dernier).
Dans l’ensemble, ce documentaire ne se contente pas d’être un divertissement de qualité, il offre également des récits utiles sur la résilience à un moment où le public en a grandement besoin. Alors que la pandémie se déroule dans un climat d’inquiétude et d’incertitude, la résilience est une vertu sociétale et un trait de caractère dont on a cruellement besoin, mais elle peut aussi présenter un côté positif involontaire. Si certains d’entre nous sont certainement confrontés à l’anxiété, à l’épuisement et à la vigilance qu’implique une pandémie, beaucoup d’entre nous (peut-être même tous à long terme) résisteront et finiront par s’endurcir sainement. Là où il y a une douleur et une perte importantes, il y a aussi une croissance sous-jacente de la sagesse et de la perspective ; une capacité de rebondissement renforcée qui servira aussi bien face à l’adversité de la vie qui nous attend au coin de la rue.