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Points clés
- La vie est un processus de maintien.
- Nous soutenons ce qui est important pour nous.
- Nous devons nous concentrer davantage sur ce que nous choisissons de soutenir.
Le développement durable fait l’objet d’une grande attention de nos jours. Même les Nations unies ont dressé une liste d’objectifs de développement durable, qui décrivent une série de domaines dans lesquels les nations et autres collectivités doivent s’efforcer d’atteindre un certain nombre d’objectifs différents. Apparemment, la durabilité est essentielle pour que les petits-enfants de nos petits-enfants aient une planète qu’ils puissent appeler leur maison.
La réflexion sur l’état actuel de la situation mondiale permet toutefois de penser que nous sommes plutôt doués pour soutenir ce qui est important pour nous. En fait, le point crucial n’est peut-être pas de savoir comment améliorer la durabilité, mais plutôt de savoir ce que nous choisissons actuellement de soutenir.

Prenons l’exemple de la faim. Il se trouve que, dans le monde entier, nous produisons chaque année suffisamment de nourriture pour que personne n’ait jamais à souffrir de la faim. Pourtant, à l’heure où vous lisez ces lignes, des centaines de millions de personnes ne savent ni où ni quand elles auront leur prochain repas. Comment cela est-il possible ? Comment peut-on maintenir un état de fait dans lequel des quantités massives de nourriture sont gaspillées dans certains endroits alors que, dans le même temps, des personnes juste au coin de la rue sont affamées ?
La faim est un phénomène mondial qui n’a pas le droit de persister. Pourtant, elle persiste. Le fait qu’elle persiste n’est pas un hasard.
L’iniquité non plus. Il y a eu des périodes, au cours des millénaires de notre existence, où l’inégalité était un concept inconnu. Comment se fait-il que, dans l’ensemble, nous organisions aujourd’hui nos arrangements sociaux selon des relations de domination et de soumission ? Et comment se fait-il que nous ayons créé une situation dans laquelle une infime proportion de personnes est en mesure d’accumuler plus de richesses qu’elles n’en auront jamais besoin au cours de plusieurs vies ? Il est tout à fait absurde que 1 % de la population mondiale possède la moitié de toutes les richesses.
Des exemples comme celui-ci prouvent de manière irréfutable que les gens peuvent faire face à toutes sortes de situations et de circonstances. Bien qu’il soit tentant de blâmer les « organisations », les « institutions », les « économies » et même les « politiques » pour une grande partie des arrangements sociaux biaisés actuels, les « organisations » ne prennent pas de décisions. Ce sont les gens qui prennent les décisions. Et les politiques n’arrivent pas toutes seules.
Les individus sont toujours les architectes de tous les arrangements qui créent des avantages extraordinaires pour certains au détriment des opportunités et de la qualité de vie pour d’autres. Parfois, les individus travaillent ensemble, mais même lorsqu’un groupe ou un autre prend une décision, il n’en reste pas moins que c’est l’accord entre des individus séparés et distincts qui est à l’origine de la décision.
Nous sommes conçus pour organiser nos affaires et nos activités en fonction d’un ensemble unique de normes internes, d’ambitions, de désirs, de rêves et de souhaits. Nous le faisons tous, tout le temps, même si, pour certains d’entre nous, il est extrêmement difficile de le faire compte tenu de nos circonstances et de nos ressources. Pour d’autres, c’est trivialement facile.
Tout le monde, sans exception, s’efforce de soutenir ce qui est important pour lui. Ce n’est peut-être pas plus complexe que le fait que ceux qui ont plus peuvent soutenir plus. Les personnes qui ont le plus de pouvoir, d’autorité et de ressources ont plus de degrés de liberté pour décider ce qu’elles vont soutenir, même si ce qu’elles décident de soutenir empêche d’autres personnes de soutenir ce qui est important pour elles.
Pour éliminer la faim dans le monde, les personnes qui, par leurs pratiques et leurs politiques, entretiennent la faim dans le monde, doivent changer leurs priorités. Actuellement, ils ont des choses qu’ils considèrent comme plus importantes que les besoins nutritionnels des autres et, tant qu’il en sera ainsi, la faim généralisée persistera.
C’est sur le quoi, et non le comment, de la durabilité que nous devons nous concentrer. Même si nous parvenons à préserver nos propres intérêts, nous ne sommes pas invincibles. Notre environnement et notre atmosphère ne le sont pas non plus.
La durabilité ne peut être assurée indéfiniment que si l’on prête attention aux limites à l’intérieur desquelles la vie persiste. Ignorer ces limites se fera au détriment de la vie elle-même.
Pour assurer la durabilité, il faut comprendre l’interconnexion et la circularité au sein desquelles les causes et les effets s’estompent à mesure que les systèmes déploient toute l’énergie qu’ils peuvent pour maintenir l’équilibre. Aider, plutôt que contrecarrer, les efforts d’équilibre des autres nous permettra à tous de maintenir l’ordre et l’harmonie nécessaires à la pérennité de la vie.

