Conseils essentiels de mon fils pour survivre à l’université avec le TDAH

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THE BASICS

Points clés

  • Les symptômes du TDAH peuvent rendre l’adaptation à la vie universitaire plus difficile que pour les personnes neurotypiques.
  • La réussite à l’université commence par l’apprentissage de l’autonomie et de l’organisation au lycée.
  • Tendre la main à d’autres étudiants avant d’arriver sur le campus atténuera l’anxiété liée aux relations sociales.
  • Éviter l’autocritique et se donner le temps de s’adapter facilitera la transition vers l’université.

Mon fils atteint de TDAH est sur le point d’entamer sa deuxième année d’université. À l’approche d’une nouvelle année scolaire, j’ai demandé à mon fils s’il avait des conseils à donner aux étudiants souffrant de TDAH qui passent du lycée à l’université. Les problèmes qu’il a rencontrés l’année dernière en commençant sa première année d’université, en vivant loin de chez lui, avec un colocataire, en se faisant des amis et en réussissant bien dans ses cours n’étaient pas si différents de ceux de ses camarades neurotypiques. Cependant, la désorganisation, la perte de repères temporels, l’émotivité et les difficultés sociales associées au TDAH peuvent rendre plus difficile l’adaptation de ces enfants à la vie universitaire.

Apprenez à vous aider vous-même pendant que vous êtes encore au lycée.

Mon fils a insisté sur le fait que les comportements et les stratégies qu’il avait mis en place au cours du lycée l’avaient préparé à réussir à l’université.

  • Soyez proactif lorsqu’il s’agit de vos aménagements scolaires au lycée : Mon fils m’a dit que le fait de s’adresser à ses professeurs l’avait aidé à réussir dans ses études. Par exemple, prévoyez un entretien avec votre professeur et participez aux réunions annuelles pour discuter des modifications apportées à votre plan 504 ou à votre plan d’enseignement individualisé. Cela vous aidera à apprendre à vous défendre. La participation active de mon fils au lycée lui a permis d’aborder plus facilement un problème avec l’un de ses professeurs d’université au cours de la première semaine de son semestre d’automne.
  • Travaillez sur des stratégies d’organisation pendant que vous êtes au lycée : Le conseil de mon fils est de vaincre votre désorganisation avant d’ arriver à l’université et de ne pas vous décourager s’il vous faut plusieurs tentatives pour trouver un système qui vous convienne. Il n’a trouvé le bon agenda qu’en dernière année ! Une fois que tu es à l’université, utilise les outils fournis par l’université (la plupart des universités utilisent un agenda en ligne comme Canvas ou Blackboard) pour t’aider à rester organisé et à faire tes devoirs à temps.
  • Participez aux communautés en ligne proposées par l’établissement que vous avez choisi : Une fois que vous avez choisi un établissement, mon fils vous conseille de participer aux groupes de discussion et aux médias sociaux organisés par l’université. Il a rencontré de nouveaux étudiants ainsi que des étudiants actuels par le biais de plusieurs groupes de discussion universitaires. Les compétences sociales peuvent être un défi pour les enfants atteints de TDAH, et cela a soulagé les sentiments d’anxiété de mon fils, sachant qu’il aurait déjà un groupe d’amis lorsqu’il arriverait à l’université. En fait, mon mari et moi avons à peine vu notre fils pendant le week-end d’emménagement.

Une fois à l’université

  • N’ayez pas peur de demander des aménagements scolaires à l’université : Chaque université dispose d’un bureau des handicaps qui propose des aménagements aux étudiants. Le conseil de mon fils est d’être proactif et de rencontrer un conseiller du bureau pour s’assurer que les aménagements sont en place avant le début du semestre. Vous n’aurez peut-être pas besoin d’utiliser ces aménagements, mais le fait de savoir qu’ils sont disponibles peut atténuer votre anxiété. L’un des aménagements préférés de mon fils depuis le lycée est le temps supplémentaire dont il dispose lorsqu’il passe un examen.
  • Essayez, du mieux que vous pouvez, d’organiser votre journée d’une manière qui vous convienne: Connais-toi toi-même, conseille mon fils. Il sait qu’il lui est difficile de maintenir son attention lorsque des cours plus longs se succèdent. Il essaie donc de prévoir du temps entre les cours pour décompresser et profiter d’un peu de « temps pour moi ».
  • S’inscrire à des clubs (mais pas trop) : Tous les étudiants de première année d’université (et les étudiants transférés) sont dans le même bateau : personne ne se connaît et chacun essaie de trouver sa place. Mon fils dit que le fait de s’inscrire à des clubs l’a aidé à se sentir à sa place. Il conseille toutefois de ne pas s’inscrire à trop de clubs (son cerveau TDAH oubliait parfois de se rendre aux réunions) et de choisir ceux qui ne demandent pas beaucoup de temps, du moins au début.
  • Apprendre à suivre le courant : C’est souvent un défi pour les enfants atteints de TDAH en raison de leurs déficits en matière de fonctions exécutives. Mon fils me fait remarquer que c’est particulièrement important lorsque tu vis avec un colocataire qui peut être désordonné, bavard ou qui joue de la musique forte. Essaie d’établir un horaire pour étudier ou jouer à des jeux vidéo dans la chambre que tu partages, et réalise qu’il y a beaucoup d’autres endroits sur le campus où tu peux étudier.
  • Laissez-vous le temps de vous adapter à la vie universitaire : Aller à l’université est un défi, même pour les neurotypiques. D’après mon fils, tu ne dois pas te sentir en échec s’il te faut un peu de temps pour comprendre les choses. Les enfants atteints de TDAH sont leurs propres pires critiques. Ce n’est pas grave s’il faut quelques essais et erreurs pour s’adapter à la vie universitaire.

J’ai récemment vu une interview du Dr Edward Hallowell, spécialiste du TDAH, dans laquelle il soulignait l’importance de se concentrer sur l’énergie positive, de tirer le meilleur parti de ce que l’on a et de s’attribuer le mérite de ses réalisations. Il encourage également ses patients à dire : « Vous êtes meilleur que vous ne le pensez ». C’est un conseil que je partagerai avec mon fils alors qu’il entame sa deuxième année d’université.