Dans les premiers temps du traitement de la dépendance sexuelle, l’accent était mis principalement sur le toxicomane sexuel. La plupart du temps, la partenaire trahie était livrée à elle-même, avec peu de soutien ou de compréhension de son expérience. On supposait souvent qu’elle était codépendante, codépendante ou codépendante sexuelle, comme le partenaire d’un alcoolique.
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Un co-dépendant sexuel a été défini comme suit :
. Il s’agit d’une personne qui entretient une relation significative avec un toxicomane sexuel et qui présente un ensemble commun de caractéristiques comportementales, notamment le déni, la préoccupation, l’habilitation, le sauvetage, la prise de responsabilité excessive, les troubles émotionnels, les efforts de contrôle, la compromission de soi, la colère et les problèmes d’ordre sexuel. (Carnes, S., 2008)
Bien que l’étiquette de codépendant appliquée aux partenaires des personnes dépendantes du sexe ait été utilisée à tort et à travers, la réalité est que la plupart d’entre nous, partenaires et autres, souffrent d’un certain degré de codépendance.
Bien que la codépendance soit notoirement difficile à définir, elle est restée en usage parce qu’il n’existe pas d’autre terme plus approprié pour la décrire.
La codépendance se caractérise par
- la difficulté à identifier et à rester fidèle à sa réalité ;
- difficulté à établir et à maintenir des limites efficaces ;
- faire passer les besoins des autres avant les siens ;
- préoccupation pour obtenir l’approbation ou l’attention d’autrui ;
- tente de contrôler des personnes ou des situations par une manipulation subtile/indirecte.
Le modèle de codépendance a été un outil utile pour permettre aux partenaires d’alcooliques et d’autres toxicomanes de comprendre les problèmes d’habilitation, de préoccupation et d’impuissance. Cependant, le terme a posé des problèmes, a été blessant et parfois abusif pour les partenaires trahis. Pourquoi ?
L’infidélité chronique est vécue par les partenaires comme une profonde trahison personnelle et intime.
C’est une chose que votre conjoint choisisse de boire ou de jouer au point de s’autodétruire ou de se ruiner. C’en est une autre lorsque votre conjoint choisit d’avoir des relations sexuelles avec lui-même ou avec d’autres personnes plutôt qu’avec vous.
Le dépendant sexuel se dit souvent que ses activités sexuelles en dehors de la relation n’ont rien à voir avec son partenaire. Indépendamment de la perception et de l’expérience du toxicomane, les partenaires trahis se sentent invariablement rejetés et dévalorisés par les comportements du toxicomane.
Vous vous êtes peut-être demandé « qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? » ou « pourquoi l’a-t-il choisie elle (ou le porno) plutôt que moi ? ».
Au rejet douloureux que ressentent les partenaires s’ajoutent la tromperie et la manipulation qui ont imprégné votre relation. Vous vous demandez comment vous avez pu manquer les indices. Vous pouvez vous sentir stupide ou dupé, comme si vous auriez dû être capable de voir clair dans le brouillard épais de la dépendance active. Si vous êtes étiqueté comme codépendant, cette étiquette renforce votre crainte d’être responsable de la dépendance ou d’y avoir joué un rôle d’une manière ou d’une autre.
La trahison sexuelle et émotionnelle ainsi que la tromperie permanente constituent un traumatisme relationnel important pour les partenaires trahis.
Les partenaires présentent souvent des symptômes de stress post-traumatique (SSPT), tels que
- des épisodes d’anxiété sévère ou des crises de panique
- flashbacks
- pensées/images intrusives
- cauchemars
- perte du sentiment de sécurité (physique, émotionnelle et sexuelle)
- désillusion ou perte d’espoir
- l’engourdissement ou la « mise à l’écart » pour éviter les sentiments douloureux
- des troubles du sommeil et de l’alimentation
- incapacité à se concentrer
- préoccupation/rumeur
Les partenaires peuvent avoir besoin d’un traitement spécifique aux traumatismes, comme la Somatic Experiencing® ou l’EMDR (thérapie de désensibilisation et de retraitement par les mouvements oculaires). Vous devrez également entamer le processus de création d’une sécurité physique, émotionnelle et sexuelle, ce qui impliquera de prendre soin de soi, de et de faire des tests de dépistage des maladies sexuellement transmissibles, le cas échéant.
Une fois passé le stade de la crise, il convient de s’attaquer à tous les problèmes préexistants à la découverte du couple. La codépendance, les problèmes de santé mentale ou les à l’âge adulte ou dans l’enfance qui n’ont pas été pris en compte doivent être traités.
Parfois, lorsque les partenaires ont des traumatismes préexistants importants, ils sont incapables d’aborder la trahison relationnelle actuelle tant qu’ils n’ont pas entamé un processus de résolution des traumatismes antérieurs.
Bien que le modèle de codépendance ait été abandonné au profit d’une approche axée sur les traumatismes, il est préférable de considérer ces forces apparemment opposées comme une combinaison des deux plutôt que comme une combinaison des deux. Le traumatisme de la trahison sexuelle est bien réel ET de nombreux partenaires ont des problèmes non résolus qui peuvent entraver leur guérison.
Les partenaires ont le droit de s’identifier par l’étiquette qui leur convient le mieux, qu’il s’agisse de partenaire trahi, de partenaire d’un toxicomane sexuel, de survivant d’une infidélité, de codépendant, de codépendant d’un toxicomane sexuel ou de codépendant sexuel.
Reconnaître et traiter les symptômes de traumatisme dès le début du processus constitue une base sur laquelle les partenaires peuvent construire leur guérison et leur autonomisation. L’approfondissement de son travail personnel après la crise l’aidera à grandir et à s’épanouir même après la trahison.
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Vicki Tidwell Palmer, LCSW (2014)
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