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Les représentations médiatiques des familles montrent souvent des membres qui, malgré des conflits occasionnels, parviennent à résoudre leurs problèmes de manière pacifique. Ces représentations soulignent l’importance du pardon et de l’épanouissement de la famille, suggérant et renforçant l’idée que les relations familiales sont indissolubles et satisfaisantes. Pourtant, toutes les familles ne sont pas intactes et les statistiques sur la violence entre partenaires intimes ainsi que les estimations de l’éloignement familial suggèrent que le maintien des liens familiaux n’est pas toujours un choix sain ou viable.
Alors, que font les gens lorsque leur famille est absente ou insuffisante ?
Bien que les gens pensent souvent que la naissance, l’adoption et/ou le mariage sont les voies qui mènent à la formation d’une famille, des relations de type familial ont existé à travers les âges. Ces proches volontaires sont des personnes que nous percevons comme de la famille même si elles ne partagent pas de liens sanguins ou légaux. Même si les gens utilisent différentes appellations (par exemple, parent fictif, parent choisi, etc.) et ont des définitions différentes, il y a deux éléments essentiels qui contribuent aux relations de parenté volontaire : l’importance positive et le choix.

Dawn O. Braithwaite et ses collègues (2010) affirment que, bien que remplissant des fonctions différentes, la parenté volontaire peut faire partie intégrante de la vie familiale. Sur la base de 110 entretiens avec des membres de la parenté volontaire, quatre types de parenté volontaire ont émergé de leur recherche fondamentale.
Kin volontaire en tant que famille de substitution
Les gens cherchaient une famille de substitution après le décès d’un membre de la famille ou lorsqu’ils étaient en train de s’éloigner. Ces membres volontaires de la famille remplaçaient complètement les membres qui ne faisaient plus partie de la vie des gens. En fin de compte, ces relations de parenté volontaires ont comblé une lacune perçue dans la famille traditionnelle.
Kin volontaire comme complément familial
Une forme secondaire est apparue lorsque les personnes ont cherché à compléter (et non à remplacer) leur famille biologique et/ou légale. En d’autres termes, ces personnes entretenaient des relations à la fois avec leur famille biologique/légale et avec leur parenté volontaire. Les relations avec la parenté volontaire, qui sont les plus courantes, répondent souvent à des besoins non satisfaits, remplissent un rôle qui n’existe pas (ou pas suffisamment) dans la famille biologique/légale ou remplacent un membre de la famille biologique/légale qui est géographiquement éloigné.
La parenté volontaire en tant que famille d’accueil
La parenté volontaire, basée sur la période et/ou le contexte, était souvent perçue comme une famille de commodité. En d’autres termes, ces membres de la famille se sont formés parce que les personnes ont partagé une expérience importante dans le temps (par exemple, l’université, la rééducation, etc.) et/ou ont partagé un contexte commun (par exemple, le lieu de travail). Ces relations ont été significatives pendant une période limitée ou dans un contexte où les membres de la famille biologique/légale sont souvent absents. Il convient de noter que ces proches volontaires ont parfois dépassé le stade de la commodité et se sont transformés en l’un des autres types de proches volontaires.

La parenté volontaire comme famille élargie
Enfin, certains parents volontaires ont servi de famille élargie. Contrairement aux membres de la famille supplémentaire qui ne faisaient que s’ajouter à un membre, ces membres de la famille élargie étaient pleinement intégrés à la famille et tous les membres se percevaient mutuellement comme des membres de la famille. Ainsi, la parenté volontaire en tant que famille élargie est le seul type de famille qui n’est pas le résultat d’un déficit de la famille biologique/légale.
Quelle que soit la fonction de la parenté volontaire, la recherche suggère qu’elle peut accroître le sentiment d’appartenance, favoriser la proximité émotionnelle, assurer la protection/sécurité et communiquer le soutien social. En fin de compte, les parents volontaires nous rappellent que les liens de sang et les liens juridiques ne sont pas les seuls éléments qui font qu’une famille est une famille.
Références
Braithwaite, D. O., Bach, B. W., Baxter, L. A., DiVerniero, R., Hammonds, J. R., Hosek, A. M., …& Wolf, B. M. (2010). Constructing family : A typology of voluntary kin. Journal of Social & Personal Relationships, 27, 388-407. doi:10.1177/0265407510361615