Alain de Botton : Le facteur le plus important pour trouver un sens à la vie


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Quel est le secret pour trouver un sens à sa vie et s’épanouir?

Il n’est pas facile de répondre à cette question.

Mais vous connaissez probablement d’autres personnes qui parviennent à vivre chaque seconde de leur vie avec passion et détermination.

Comment font-ils ? Connaissent-ils un secret caché que vous ignorez ?

En fait, oui, ils le font !

Cela se passe peut-être dans les coulisses, mais certaines personnes savent trouver un véritable épanouissement dans ce qu’elles font.

Le philosophe Alain de Botton est l’une de ces personnes.

Dans sa brillante conférence TED d’aujourd’hui, il révèle la clé numéro un pour profiter de la vie.

Consultez-le ici :

Pour ceux d’entre vous qui n’ont pas eu le temps de regarder l’exposé TED, voici le texte :

Alain de Botton commence par dire que même s’il est plus facile que jamais de bien gagner sa vie, il est peut-être plus difficile que jamais de rester calme et de se libérer de l’anxiété.

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Selon lui, l’une des principales raisons est que nous sommes entourés de snobs.

Le snobisme n’existe pas qu’à Oxford. C’est un phénomène mondial.

Qu’est-ce qu’un snob ? Selon Alain de Botton, un snob est quelqu’un qui prend une petite partie de vous et l’utilise pour compléter une vision de qui vous êtes.

Le snobisme dominant qui existe aujourd’hui est le snobisme professionnel.

Nous l’avons tous déjà rencontrée. Lorsque vous allez à une fête, on vous pose en quelques minutes cette fameuse question emblématique du début du 21e siècle : « Que faites-vous ? »

Selon la façon dont vous répondez à cette question, les gens sont soit ravis d’être en votre compagnie, soit ils regardent leur montre et trouvent des excuses.

Alain de Botton dit que le contraire d’un snob est votre mère. Votre mère ne se soucie pas de votre réussite.

Malheureusement, la plupart des gens ne sont pas nos mères.

La plupart des gens établissent une corrélation stricte entre le temps et le respect qu’ils sont prêts à vous accorder et votre position dans la hiérarchie sociale.

C’est pourquoi nous tenons tant à notre travail.

Alan de Botton affirme que l’on nous dit souvent que nous vivons à une époque matérialiste et que nous sommes tous cupides.

Mais il n’est pas de cet avis.

Ce ne sont pas les biens matériels que nous voulons, mais les récompenses.

Nous avons associé certaines récompenses émotionnelles à l’acquisition de biens matériels.

Il dit que la prochaine fois que vous verrez quelqu’un conduire une Ferrari, ne pensez pas : « C’est quelqu’un d’avide ». Pensez plutôt : « C’est quelqu’un d’incroyablement vulnérable et qui a besoin d’amour. »

Bien sûr, il y a d’autres raisons pour lesquelles il est plus difficile aujourd’hui que jamais de se sentir calme.

Jamais auparavant les attentes n’ont été aussi élevées quant à ce que les êtres humains peuvent accomplir au cours de leur vie.

On nous dit que tout le monde peut réussir. N’importe qui peut accéder à n’importe quelle position. C’est une belle idée.

Alain de Botton appelle cela l’esprit d’égalité. Il n’y a pas de hiérarchie strictement définie.

Le problème ? L’envie.

Alan de Botton affirme que l’envie est devenue une émotion dominante dans la société moderne.

Il dit qu’aucun d’entre nous ne serait jaloux de la reine d’Angleterre. Pourtant, elle est bien plus riche.

Pourquoi ? Parce que nous ne pouvons pas nous identifier à elle. Elle parle d’une drôle de façon et vient d’un endroit étrange. Et on ne peut pas envier quelqu’un à qui on ne peut pas s’identifier.

Cependant, les personnes que nous envions sont celles auxquelles nous pouvons nous identifier. C’est pourquoi Alain de Botton dit qu’il ne faut jamais aller à une réunion d’anciens élèves, car il n’y a pas de point de référence plus fort que les personnes avec lesquelles on est allé à l’école.

Le problème de la société moderne est qu’elle transforme le monde entier en école.

Beaucoup de gens sont pareils. Et pourtant, nous ne le sommes pas. Ainsi, même s’il y a un esprit d’égalité, il y a aussi de profondes inégalités, ce qui crée une situation stressante.

Il est aussi improbable aujourd’hui de devenir aussi riche que Bill Gates qu’il était improbable au XVIIe siècle d’accéder aux rangs de l’aristocratie française. Mais ce n’est pas l’impression que l’on a.

Les médias grand public donnent l’impression que si vous avez de l’énergie, des idées brillantes et un garage, vous pouvez vous aussi créer quelque chose d’aussi grand que Microsoft.

On peut en voir les conséquences dans le rayon des livres de développement personnel des librairies. Il est rempli de deux types de livres. Les livres qui disent que l’on peut faire tout ce que l’on veut et les livres qui donnent des conseils sur la manière de gérer une faible estime de soi ou de se sentir mal dans sa peau.

Selon Alain de Botton, il existe une réelle corrélation entre une société qui dit aux gens qu’ils peuvent tout faire et l’existence d’une faible estime de soi.

Il existe également une autre raison pour laquelle nous nous sentons plus anxieux

Et c’est à nouveau lié à quelque chose d’agréable. Il s’agit de la méritocratie.

Tout le monde s’accorde à dire que la méritocratie est une excellente chose et que nous devrions tous essayer de rendre nos sociétés vraiment, vraiment méritocratiques.

Qu’est-ce qu’une société méritocratique ? C’est une société dans laquelle, si vous avez du talent et de l’énergie, vous parviendrez au sommet.

Le problème, c’est que si vous y croyez vraiment, vous pensez aussi que ceux qui arrivent au bas de l’échelle méritent d’y rester.

En d’autres termes, votre position dans la vie n’est pas accidentelle, mais méritée. L’échec semble alors absolument écrasant.

Au Moyen-Âge, en Angleterre, lorsqu’on rencontrait une personne très pauvre, on la qualifiait de « malheureuse ».

Mais de nos jours, lorsque vous rencontrez quelqu’un qui se trouve au bas de l’échelle sociale, en particulier aux États-Unis, on le qualifie parfois de « perdant« , ce qui n’est pas très gentil.

Et il y a une vraie différence entre être malheureux et être un perdant.

Dans la société actuelle, tout cela est exaltant si l’on s’en sort bien, et très déstabilisant si l’on s’en sort mal.

Selon le sociologue Emil Durkheim, c’est peut-être la raison pour laquelle les suicides dans les pays développés et individualistes sont plus élevés que partout ailleurs dans le monde.

Existe-t-il un moyen de soulager ces pressions ?

Alain de Botton pense que c’est le cas.

Il parle d’abord de la méritocratie. Il pense que c’est une idée absolument folle.

Oui, il soutiendra tout politicien de gauche ou de droite, avec toute idée méritocratique à peu près décente. Mais il pense qu’il est insensé de croire que nous pourrons un jour créer une société véritablement méritocratique. C’est un rêve impossible.

L’idée que nous allons créer une société où tout le monde est littéralement classé avec les bons au sommet et les mauvais au bas de l’échelle, exactement comme il se doit, est impossible. Il y a trop de facteurs aléatoires.

Alain de Botton dit qu’il faut se retenir de juger les gens. On ne sait jamais quelle est la vraie valeur d’une personne. C’est une part inconnue de la personne et nous ne devrions pas nous comporter comme si nous la connaissions.

L’autre chose qui nous angoisse

Dans la société moderne, il n’y a rien de non-humain en son centre.

Nous sommes la première société à vivre dans un monde où nous ne vénérons rien d’autre que nous-mêmes.

Nous avons une haute opinion de nous-mêmes, et c’est normal. Nous avons envoyé des hommes sur la Lune et accompli toutes ces choses extraordinaires. Nos héros sont des héros humains, ce qui est très nouveau.

Selon Alan de Botton, c’est la raison pour laquelle nous devons être davantage attirés par la nature. Elle nous permet d’échapper à la fourmilière humaine. C’est une échappatoire à notre propre compétition et à nos propres drames.

C’est pourquoi nous aimons regarder les glaciers et les océans et contempler la Terre depuis l’extérieur de son périmètre. Nous aimons nous sentir en contact avec quelque chose qui n’est pas humain.

Alain de Botton parle également de sa vision de la réussite

Alain De Botton estime qu’il est important d’accepter que l’on ne peut pas tout réussir. On parle beaucoup de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Alain dit que c’est un non-sens. On ne peut pas tout avoir. Toute vision du succès doit admettre ce qu’elle perd, où se situe l’élément de perte.

Selon Alain, toute vie sage accepte qu’il y ait un élément où l’on ne réussit pas.

Le problème, c’est que beaucoup de nos idées sur ce qu’est une vie réussie ne sont pas les nôtres. Elles sont inspirées par d’autres personnes. Nous avons reçu des messages des médias qui nous disent comment nous définir.

Alain de Botton affirme qu’il est essentiel de s’assurer que nos idées de réussite sont les nôtres. Nous sommes les auteurs de nos ambitions.

Alan de Botton conclut cette brillante intervention par une phrase pleine de sagesse qui explique pourquoi il est si important de s’assurer que nos idées sur le succès sont les nôtres.

« Nous devrions nous concentrer sur nos idées et nous assurer qu’elles nous appartiennent, que nous sommes vraiment les auteurs de nos propres ambitions. Parce qu’il est déjà difficile de ne pas obtenir ce que l’on veut, mais il est encore pire d’avoir une idée de ce que l’on veut et de découvrir, à la fin du voyage, que ce n’est pas, en fait, ce que l’on voulait depuis le début.

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