Thé et conversation : L’importance des célébrations de la vie

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Au début du mois de janvier de cette année, ma charmante cousine a organisé une réunion de famille élargie pour célébrer la vie de son mari malade. Pour honorer son mari, un médecin qui avait consacré sa vie à soigner les gens, les membres de la famille sont venus de tout le pays. Lors de cet événement, nous avons écouté de belles poésies et de la musique merveilleuse. Nous avons dansé, écouté des témoignages, beaucoup ri et mangé de bons plats. Ce fut également l’occasion de discuter et de se remémorer des souvenirs. En ces temps très agités et éprouvants, il est toujours agréable de passer du temps avec les membres de la famille élargie et de renouer les liens.

Cet événement m’a fait réfléchir à des publicités récentes pour Ancestry.com. L’une de ces publicités mettait en scène un adulte qui avait soudainement appris la vie accomplie de ses grands-parents. Parfois, bien sûr, il n’est pas possible de se souvenir de ses grands-parents ou d’autres membres de sa famille. Pourtant, je me demande parfois combien de fois ces moments privilégiés se présentent et sont ignorés. Combien de fois avons-nous manqué l’occasion de parler avec les aînés de notre famille de leur vie, de leur passé, qui est aussi le nôtre, et avons-nous choisi de ne pas le faire ? Les réunions de famille permettent de transmettre des coutumes et des rituels qui favorisent un sentiment de continuité, d’identité, d’unité et de cohésion. Elles procurent également un sentiment de stabilité en période de transition et de stress.

Au cours de ces rassemblements, les aliments que nous consommons, la musique que nous écoutons et les conversations que nous avons contribuent à créer des souvenirs qui établissent des valeurs et renforcent les identités culturelles. Autrefois, l’échange d’informations entre jeunes et vieux – le partage et l’apprentissage intergénérationnels – avait tendance à se produire au sein de la famille. Les processus sociaux des sociétés industrialisées et post-industrialisées, qui ont entraîné la diffusion des médias sociaux et de la culture « rapide », ont également souvent entraîné un déclin de ces contacts intergénérationnels authentiques. Dans le monde saturé de médias dans lequel nous vivons, les occasions d’échanges, de communication et/ou d’apprentissage authentiques entre les générations se font plus rares. À l’époque contemporaine, l’apprentissage et l’éducation tendent à être relégués aux institutions éducatives ou religieuses.

Dans mes cours de psychologie, je demande souvent à mes étudiants d’interroger une personne âgée sur le stress et les tensions de la vie contemporaine, sur ses projets, ses rêves, ses réalisations et les défis de sa vie. Les étudiants sont souvent surpris par la richesse fascinante des histoires qu’ils entendent. De telles conversations contribuent également à briser les stéréotypes et les préjugés.

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J’ai passé des années à faire des recherches et à écrire sur la façon dont les préjugés tels que l’âgisme se développent. J’ai découvert que la ségrégation par l’âge est un facteur clé lié à l’âgisme généralisé. Les sociétés contemporaines, en particulier les sociétés technologiquement avancées, sont devenues de plus en plus ségrégées en fonction de l’âge. Les recherches indiquent que les visions âgistes des personnes âgées, considérées comme inintéressantes et déconnectées, sont très répandues. La mobilité de la population, l’évolution de la structure familiale multigénérationnelle traditionnelle et les changements culturels ont creusé le fossé entre les générations et renforcé les perceptions négatives. Pour les familles immigrées, ces écarts sont encore accentués par les différences culturelles.

Les célébrations et les réunions de famille peuvent servir à réduire le fossé culturel et générationnel. Une communication intergénérationnelle authentique peut aider à trouver sa place dans le monde, à construire une continuité et un sens de la communauté. Pour les immigrants, en particulier, les contacts intergénérationnels ont le potentiel de réduire l’isolement culturel et la marginalisation. Les médias sociaux jouent un rôle important en permettant aux familles dispersées de rester en contact, mais ils ne remplacent pas et ne devraient pas remplacer les réunions en personne. Compte tenu de l’impersonnalité de la communication par les médias sociaux, les rassemblements tels que celui organisé par ma cousine constituent une plateforme face à face permettant de relier le passé au présent et de façonner notre identité dans une société ethniquement diversifiée.

Lorsque mes étudiants prennent le temps d’écouter leurs grands-parents, leurs tantes, leurs oncles et les anciens de leur communauté, ils sont souvent étonnés de constater à quel point les récits de vie sont vitaux, pertinents et passionnants. L’hypothèse du contact, une théorie de psychologie sociale proposée pour la première fois au milieu du XXe siècle par le psychologue social Gordon Allport, traite des stéréotypes et des conflits entre groupes (Allport, 1954). Cette théorie suggère que les échanges en face à face tendent à réduire les préjugés destructeurs tels que l’âgisme et d’autres formes de préjugés.

Les réunions de famille qui donnent lieu à des conversations intergénérationnelles permettent de célébrer la précieuse contribution d’adultes d’âges et de milieux culturels différents, en particulier si les membres des groupes sont égaux et ont des objectifs communs. Les réunions telles que celle organisée par ma cousine renforcent les liens familiaux, préservent les traditions et créent un sentiment de connexion et d’appartenance. Elles rassemblent les membres de familles dispersées et contribuent à renforcer l’importance existentielle du « foyer » et de la « famille ».

Références

Allport, G. W. The Nature of Prejudice. Oxford, Angleterre : Addison-Wesley, 1954.

Image du ciel de la maison Source : Jasmin Tahmaseb McConatha Image du ciel de la maison Source : Jasmin Tahmaseb McConatha