Le lien entre le TDAH chez l’adulte et la fatigue

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THE BASICS

Points clés

  • De nouvelles recherches sont en cours sur le lien entre le TDAH et la fatigue.
  • Le simple fait de gérer quotidiennement les problèmes liés au TDAH est fatigant.
  • Il existe des moyens de gérer le TDAH chez l’adulte qui sont moins exigeants pour le cerveau et qui peuvent libérer de l’énergie mentale.
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Avez-vous déjà utilisé l’expression « Ça me fatigue rien que d’y penser » ? Henry Ford aurait dit quelque chose du genre : « La réflexion est un travail difficile. C’est peut-être la raison pour laquelle si peu de gens s’y adonnent ». L’idée que la réflexion est une activité physique éprouvante n’est pas sans fondement, comme en témoigne le fait que le cerveau humain pèse environ 2 % du poids total du corps, mais consomme environ 20 % de l’énergie corporelle.

Quel est le lien entre ces faits intéressants dans un article sur le TDAH chez l’adulte ? Des preuves de plus en plus nombreuses, bien que non encore définitives, indiquent un lien entre les rapports de fatigue et le TDAH chez les adultes.1,2,3 Ces liens apparaissent lors de l’examen des thèmes des messages sur les médias sociaux, des rapports de fatigue chez les adultes atteints de TDAH et de l’approbation accrue des symptômes du TDAH chez les personnes souffrant de fatigue chronique. Il existe probablement d’autres sources distinctes de fatigue, telles que les difficultés de sommeil, qui sont communes aux adultes atteints de TDAH, ou tout problème de santé pour lequel les adultes atteints de TDAH pourraient être exposés à un risque élevé en raison d’un mauvais suivi de leur santé. La fatigue est également un effet de nombreux stimulants prescrits qui s’estompent en fin de journée.

Pourquoi la fatigue est-elle si fréquente chez les adultes atteints de TDAH ?

L’objectif de cette discussion est cependant de se concentrer sur la gestion du TDAH de l’adulte en tant que source de fatigue. J’ai emprunté le sous-titre – deux fois plus d’efforts pour moitié moins – à feu Steve Copps, un médecin qui s’est spécialisé dans le TDAH chez l’adulte avant qu’il ne soit largement reconnu. Cette phrase était le titre d’une de ses présentations qu’il a généreusement partagée avec moi lors de notre première rencontre. Bien qu’il existe de nombreuses descriptions tout aussi pertinentes du TDAH chez l’adulte, je n’en ai pas encore trouvé de meilleure.

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La pertinence de cette citation dans le cadre d’une discussion sur la fatigue réside dans le fait que le temps, les efforts et l’énergie – en particulier la matière grise – nécessaires à la gestion d’une journée sont probablement plus importants pour les adultes atteints de TDAH que pour les autres individus. Les opérations cérébrales sont physiques et consomment de l’énergie. Ainsi, les questions courantes, telles que le débat interne pour savoir s’il faut (encore) appuyer sur le bouton « snooze », aller en cours ou sécher, ou comment se motiver pour faire ce que l’on doit faire plutôt que ce que l’on veut faire, consomment toutes du carburant mental.

Le concept de charge cognitive – la pression exercée sur la mémoire de travail – est utile, car la mémoire de travail est l’un des principaux domaines de difficulté dans le TDAH chez l’adulte. La mémoire de travail est en quelque sorte la station de stockage et de tri du cerveau, qui recueille les informations et décide de ce qu’il convient d’en faire. La mémoire à court terme en est une composante, tout comme la prise de décision et la gestion des émotions – larégulation des sentiments à la hausse et à la baisse et la motivation sont intimement liées aux émotions – et tous ces processus guident le comportement, y compris l’initiation, la persistance et/ou le passage d’une tâche à l’autre.

L’idée romantique du multitâche est une source fréquente d’épuisement des cerveaux. Même si nous la prenons pour ce qu’elle est, c’est-à-dire une monotâche en série ou le fait de sauter d’une tâche à l’autre, chaque saut impose un tribut unique qui, au fil du temps, taxe le cerveau et entraîne une fatigue mentale et physique. N’oubliez pas que le mental est aussi physique. C’est comme la blague de l’humoriste Steven Wright qui raconte qu’il a partagé la conduite avec un ami lors d’un voyage à travers le pays : « Nous avons échangé tous les 800 mètres ».

De même, l’improvisation en ce qui concerne le plan quotidien introduit de nombreux points de décision. Souvent, il faut choisir entre une tâche prioritaire dont le paiement est différé et une autre qui est plus immédiatement souhaitable ou au moins réalisable, bien que moins urgente. Cette lutte répétée est une autre recette pour l’épuisement, parfois appelé « fatigue du choix ».

L’ESSENTIEL

Comment réduire la fatigue chez les adultes atteints de TDAH

Il existe des moyens efficaces d’intervenir sur les difficultés rencontrées par les adultes atteints de TDAH. Les médicaments peuvent être utiles (bien que les compétences ne soient pas inexorablement dans les pilules). Les stratégies d’adaptation dans les traitements non médicaux et psychosociaux sont les solutions bien connues :gestion du temps, planification, organisation et encouragement à un suivi plus cohérent. Dans ce cas, les connaissances doivent être associées à des stratégies de mise en œuvre de ces compétences. L’objectif n’est pas de créer des automates qui font les choses de la même manière, mais plutôt de préserver les capacités cérébrales des exigences routinières de la vie quotidienne et d’être en mesure de les réorienter vers les activités de son choix, en particulier les forces personnelles.

Références

1 Guntuku, S. C., Ramsay, J. R., Merchant, R. M. et Ungar, L. H. (2019). Langage du TDAH chez les adultes sur les médias sociaux. Journal of Attention Disorders, 23(12), 1475-1485. doi : 10.1177/1087054717738083

2 Rogers, D. C., Dittner, A. J., Rimes, K. A. et Chalder, T. (2017). Fatigue dans une population adulte de trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité : Une approche trans-diagnostique. British Journal of Clinical Psychology, 56, 33-52. doi:10.1111/bjc.12119

3 Young, J. L. (2013). Chronic fatigue syndrome : 3 cases and a discussion of the natural history of Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder (syndrome de fatigue chronique : 3 cas et une discussion sur l’histoire naturelle du trouble du déficit de l’attention/hyperactivité). Postgraduate Medicine, 125, 162-168. doi : 10.3810/pgm.2013.01.2631