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Points clés
- L’empathie, la conscience de soi et la syntonie sont très précieuses dans les relations étroites. Les personnes qui en sont dépourvues peuvent avoir du mal à rester proches.
- Le recours à l’empathie cognitive et à des déclarations sympathiques peut aider ces personnes à faire face à leurs déficits empathiques.
- Ceux qui ont du mal à comprendre la douleur d’une personne doivent se méfier de la tentation de « sauver » cette personne.
La plupart des gens se retrouvent un jour ou l’autre avec une personne émotionnellement indisponible. Difficile à reconnaître au départ, mais très visible au fur et à mesure que la relation se développe, les partenaires présentant des déficits d’intelligence émotionnelle ont tendance à rejeter la faute sur les autres, à éviter d’assumer leur responsabilité personnelle et à agir comme si les choses étaient à leur façon ou sur l’autoroute.
L’omniprésence de ces traits peut indiquer que la personne a une structure défensive solide. Une structure défensive solide et rigide la protège de l’inconfort lié à la mise à l’épreuve de capacités telles que l’empathie, la conscience de soi (perspicacité) et la conscience sociale (harmonisation émotionnelle avec les autres).
Bien que ces capacités émotionnelles intelligentes représentent un défi, ce sont des superpouvoirs qui en valent la peine, car ils soutiennent la proximité dans une relation. Une personne qui n’a pas ces tendances peut avoir du mal à rester authentiquement proche des autres. Confondant souvent le contrôle et la proximité, un partenaire peu intelligent sur le plan émotionnel culpabilise et accuse injustement l’autre dans le but de le gérer.
En revanche, une personne qui possède une intelligence émotionnelle fait systématiquement preuve d’empathie, de conscience de soi et de conscience sociale. L’empathie, qui consiste à essayer de comprendre pleinement l’expérience d’une personne de son point de vue, est la pierre angulaire de la proximité. La conscience de soi oblige une personne à réfléchir sur elle-même, à se faire une idée et à assumer un moment d’égoïsme dans une relation, ce qui permet de réparer rapidement les ruptures. Les remords intenses, qui suivent une véritable responsabilisation, rappellent généralement à la personne qu’elle doit éviter de répéter l’erreur et protègent la confiance. La conscience sociale, ou la capacité d’être émotionnellement à l’écoute des autres, favorise la conscience professionnelle dans une relation. Des déficiences dans ces capacités peuvent empêcher un partenaire de résoudre correctement les conflits, de comprendre sincèrement une personne et de préserver le lien.
Que faire lorsqu’un partenaire a du mal à faire preuve d’empathie ?
Trois suggestions peuvent aider un proche qui a des difficultés avec l’intelligence émotionnelle. Tout d’abord, en raison de la difficulté du partenaire à accéder à l’empathie, il peut être nécessaire d’envisager d’intégrer l’empathie cognitive. Incapable de pénétrer une structure défensive globale et inconsciente qui protège un sentiment fragile de soi contre les émotions inconfortables, le partenaire peut être déconnecté de la perception des sentiments profonds et pénibles nécessaires à une véritable résonance. Cependant, l’intellectualisation, un mécanisme de défense, peut permettre à la personne de réfléchir logiquement à l’expérience d’une autre personne et de transmettre analytiquement cette compréhension. Bien qu’elle n’ait pas le pouvoir de l’empathie, elle peut communiquer une compréhension de base de l’expérience d’une personne, ce qui peut aider.
Deuxièmement, encouragez le partenaire à sympathiser. Le fait d’éprouver de la pitié pour quelqu’un n’exige pas que le partenaire soit spécifiquement en résonance avec les émotions désagréables d’une autre personne, ce qui est donc faisable pour un partenaire émotionnellement myope. L’essentiel, cependant, est que le partenaire s’abstienne d’être complice. Souvent, lorsqu’un partenaire compatit, la tentation de sauver et de secourir est présente parce que cela lui donne un sentiment de puissance. Or, cela risque de priver d’autonomie la personne qui se sent déjà blessée. Il est préférable de compatir, puis d’encourager.
Par exemple, le fait de compatir, puis de sauver et de secourir peut ressembler à : « Je suis désolé que ton chien soit mort. Je t’ai acheté un chiot, alors ne sois pas triste. Concentre-toi sur le chiot. Tu me remercieras plus tard. »
Cela revient à nier l’expérience de la partie en détresse et à « mettre un pansement » sur le problème, de sorte que le partenaire s’en va en « héros » sans avoir accompli le difficile travail de compréhension sincère de la douleur d’une personne.
Voici un exemple de sympathie sans sauvetage : « Je suis désolé que ton chien soit mort. Je me sens mal pour toi. J’espère que tu te sentiras mieux demain ».
Même si le soutien peut sonner creux parce que le partenaire n’est pas en mesure de résonner, il n’en demeure pas moins qu’il apporte un soutien.
Une déclaration empathique peut avoir le plus de poids, par exemple : « Vous êtes dévasté par la mort de Maggie. C’est une telle perte. Elle vous apportait tant de réconfort et d’amour. Je suis vraiment désolé. Je suis là. Pleure autant que tu en as besoin. Je ressentirais la même chose. »
L’empathie permet à la personne de se sentir comprise et moins seule. Le fait de se sentir lié à un partenaire qui « comprend » favorise la proximité dans la relation et apporte du réconfort. L’expérience de la connexion, de la proximité et de la compréhension permet souvent à une personne de s’ancrer. Le fait de se sentir humain et aimé facilite souvent les sentiments d’autonomisation.
Toutefois, si un partenaire est incapable de ce type d’empathie, la sympathie peut être la meilleure option, à condition qu’elle ne conduise pas à l’habilitation.
Troisièmement, il faut aider le partenaire à reconnaître quand il doit faire preuve d’empathie cognitive et de sympathie. Un partenaire qui manque d’intelligence émotionnelle est souvent égocentrique et peut donc ne pas être capable de reconnaître quand les autres ont besoin d’un soutien émotionnel. Rappelez-lui que lorsqu’une personne indique qu’elle est bouleversée, l’attention doit rester centrée sur cette personne.
Cela signifie que le partenaire doit s’abstenir de dire ce qu’il pense avant d’écouter pleinement la détresse de la personne et de lui témoigner de l’empathie et de la sympathie sur le plan cognitif. S’il lui est demandé un avis ou un conseil, il ne doit le donner qu’à ce moment-là. L’attention doit rester sur la personne en détresse jusqu’à ce qu’elle se sente entendue et comprise.
Un partenaire dépourvu d’intelligence émotionnelle peut également manquer de motivation en raison d’un manque de perspicacité. Il ou elle peut croire sincèrement que le problème se situe en dehors de lui ou d’elle. Son incapacité à faire preuve d’introspection lui permet d’échapper à la réalité de ses déficits. Dans ce cas, il peut être nécessaire d’envisager de mettre fin à la relation. L’inadéquation de l’intelligence émotionnelle est particulièrement douloureuse pour un partenaire capable de proximité et d’empathie, mais qui se heurte à l’indifférence et au dédain. L’amour et la proximité sont parfois les vecteurs d’une existence heureuse et épanouissante. Sans eux, la vie peut sembler moins douce.

