Les marchés financiers sont cycliques et les krachs boursiers font partie intégrante du paysage économique. Alors que de nombreux investisseurs redoutent ces périodes de turbulence, les esprits avisés y voient au contraire des opportunités uniques de création de richesse. Comme le souligne la chaîne Minority Mindset dans sa vidéo « Buy These 3 ETFs Today To Get Rich When Markets Crash », les récessions, bien qu’inévitables, sont aussi les périodes où des fortunes se bâtissent. La clé ne réside pas dans la tentative de prédire le moment exact du prochain krach – mission quasi impossible – mais dans la préparation stratégique de son portefeuille. Cette préparation passe par l’allocation vers des actifs et des véhicules d’investissement qui ont historiquement démontré leur résilience, voire leur capacité à surperformer, lors des crises passées. Dans cet article, nous allons décortiquer la philosophie d’investissement contra-cyclique et explorer en détail trois catégories d’ETF (Exchange-Traded Funds) qui pourraient non seulement protéger votre capital lors du prochain ralentissement, mais aussi vous positionner pour d’importantes plus-values. Nous nous appuierons sur les enseignements des trois grands krachs récents : l’éclatement de la bulle internet en 2000, la crise financière de 2008 et la pandémie de 2020.
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Pourquoi les récessions sont des opportunités d’investissement
La première étape pour tirer profit des krachs boursiers est d’adopter un changement de mentalité radical. La peur est l’émotion dominante sur les marchés en crise, poussant les investisseurs à vendre leurs actifs à perte. Cependant, l’histoire économique nous enseigne une leçon différente. Les récessions et les corrections violentes des marchés sont des caractéristiques structurelles et récurrentes du capitalisme. Elles servent en quelque sorte de « reset », corrigeant les excès d’optimisme et les surévaluations. Pour l’investisseur discipliné et préparé, ces phases représentent une vente de feu dans un grand magasin d’actifs financiers. Les actions de grandes entreprises solides, les obligations et les matières premières se retrouvent soudainement proposées à des prix décotés, parfois avec des décotes de 30%, 40% ou plus. Investir à ces niveaux offre un « margin of safety » (marge de sécurité) bien plus important qu’en période d’euphorie. La vidéo de Minority Mindset le rappelle : plus de millionnaires sont créés durant les récessions que pendant les marchés haussiers, précisément parce que ces périodes offrent des opportunités d’achat à prix cassés. La stratégie ne consiste donc pas à timer le marché – à essayer de vendre au sommet et d’acheter au plus bas – mais à avoir une allocation d’actifs robuste qui permet de traverser la tempête et d’acheter progressivement lorsque les prix sont attractifs.
L’ETF : l’outil idéal pour l’investisseur prudent en période de crise
Avant de plonger dans les ETF spécifiques, il est crucial de comprendre pourquoi ce véhicule est particulièrement adapté à une stratégie de résilience. Un ETF est un fonds négocié en Bourse qui réplique la performance d’un indice, d’un secteur, d’une matière première ou d’une stratégie. Contrairement à l’achat d’actions individuelles comme Amazon ou Tesla, qui expose l’investisseur à un risque spécifique important (le risque que cette entreprise unique rencontre des difficultés), un ETF offre une diversification immédiate. En achetant une seule part d’un ETF, vous achetez un panier contenant parfois des centaines d’actifs différents. Cette diversification réduit considérablement le risque non-systémique. En période de krach, même les bonnes entreprises peuvent être entraînées à la baisse, mais un secteur ou une classe d’actifs résiliente a de fortes chances de mieux s’en sortir. L’autre avantage majeur est la liquidité et la simplicité. Les ETF se tradent comme des actions, offrant une grande flexibilité. De plus, la gestion est passive (pour les ETF indiciels), ce qui se traduit par des frais de gestion très bas, préservant votre rendement à long terme. En cas de faillite d’une composante majeure de l’ETF, le gestionnaire du fonds la remplacera par une autre entreprise solide, sans que vous ayez à intervenir. Pour l’investisseur qui souhaite se positionner sur des thèmes larges (l’or, les biens de consommation de base, la défense) sans avoir à sélectionner les gagnants individuels, l’ETF est l’outil par excellence.
Leçon 1 : L’or, la valeur refuge ultime (2000, 2008, 2020)
L’histoire est sans équivoque : l’or a joué son rôle de valeur refuge lors des trois derniers grands krachs. Analysons les chiffres. En 2020, lors du krach pandémique, le S&P 500 a chuté de plus de 30% en mars avant de se reprendre. Sur l’ensemble de l’année, l’indice a tout de même progressé d’environ 18%. Dans le même temps, le prix de l’or a grimpé d’environ 25%, surpassant largement les actions. Remontons à 2008, l’année de l’effondrement de Lehman Brothers et de la crise des subprimes. Le S&P 500 a plongé d’environ 35%. L’or, lui, a terminé l’année en hausse de près de 5%, une performance remarquable dans un contexte de déflation et de panique généralisée. Enfin, lors de l’éclatement de la bulle internet entre 2000 et 2002, tandis que le Nasdaq perdait plus de 75% de sa valeur, l’or est entré dans un marché haussier historique qui a duré plus d’une décennie, passant d’environ 250$ l’once à plus de 1900$. Pourquoi cet attrait ? L’or est perçu comme une réserve de valeur indépendante des banques centrales et des gouvernements. En période de crise de confiance, d’impression massive de monnaie (comme en 2020) ou de crainte inflationniste, les investisseurs se ruent vers cet actif tangible. Il offre une couverture contre l’effondrement des marchés actions et la dépréciation des devises fiduciaires.
ETF #1 : Comment obtenir une exposition à l’or via un ETF
Il existe plusieurs façons d’investir dans l’or via des ETF, chacune avec ses nuances. Les plus populaires et liquides sont les ETF physiques. Ces fonds achètent et stockent de l’or physique dans des coffres sécurisés. Chaque part de l’ETF représente une fraction d’une once d’or. Le plus connu au monde est le SPDR Gold Shares (GLD). Son équivalent européen ou canadien pourrait être un ETF comme le iShares Physical Gold ETC ou le Gold Bullion Securities. L’avantage est une corrélation quasi parfaite avec le prix spot de l’or. Une autre option consiste en les ETF sur les sociétés minières aurifères (ex : VanEck Gold Miners ETF (GDX)). Ces ETF investissent dans des entreprises qui extraient l’or. Leur performance est liée au prix de l’or, mais amplifiée par l’effet de levier opérationnel des mines : quand le prix de l’or monte, leurs marges augmentent de façon disproportionnée. Inversement, elles chutent plus violemment quand l’or baisse. Cette catégorie est donc plus volatile. Pour l’investisseur cherchant la pureté de l’exposition refuge, un ETF physique d’or est généralement recommandé comme première ligne de défense dans un portefeuille destiné à résister aux krachs.
Leçon 2 : Les biens de consommation de base, l’épine dorsale de l’économie
La deuxième leçon des krachs passés concerne les biens de consommation de base (« Consumer Staples »). Il s’agit des produits et services dont la demande reste stable, voine inélastique, quelles que soient les conditions économiques : nourriture, boissons, produits d’hygiène, tabac. En 2008, tandis que les secteurs financiers et cycliques s’effondraient, les entreprises comme Coca-Cola, Procter & Gamble ou Walmart ont montré une résistance remarquable. Leurs actions ont certes baissé, mais bien moins que le marché. Pourquoi ? Parce que même en récession, les gens continuent de se nourrir, de se laver et d’acheter des produits essentiels. Ces entreprises bénéficient de flux de trésorerie récurrents et prévisibles, de marques puissantes et de distributions de dividendes souvent élevées et stables. Durant la bulle internet (2000-2002), alors que les valeurs technologiques sans profits s’évaporaient, ces « vieilles économies » ont tenu le choc. En 2020, les chaînes d’approvisionnement ont été perturbées, mais la demande pour les produits de première nécessité a même augmenté. Investir dans ce secteur, c’est parier sur la constance des besoins humains fondamentaux. C’est une stratégie défensive qui vise à préserver le capital et à générer un revenu (dividende) même lorsque la croissance économique est au point mort.
ETF #2 : Les ETF sur les biens de consommation de base
Pour obtenir une exposition diversifiée et peu coûteuse à ce secteur défensif, les ETF sont encore une fois la solution idéale. L’ETF de référence aux États-Unis est le Consumer Staples Select Sector SPDR Fund (XLP). Il réplique l’indice des biens de consommation de base du S&P 500 et contient des géants comme Procter & Gamble, Coca-Cola, PepsiCo, Walmart et Costco. En Europe, on peut trouver des ETF similaires qui suivent un indice européen ou mondial du secteur, comme l’iShares STOXX Europe 600 Consumer Staples UCITS ETF ou le Vanguard Consumer Staples ETF (VDC). L’avantage de ces fonds est qu’ils vous donnent un accès immédiat à un panier d’entreprises ayant un pouvoir de fixation des prix, des bilans solides et une longue histoire de dividendes. Durant un krach, ces ETF devraient théoriquement afficher une baisse moindre que le marché global. De plus, les dividendes perçus peuvent être réinvestis pour acheter plus de parts à des prix bas, accélérant le potentiel de rendement lors de la reprise. Intégrer un tel ETF dans son portefeuille, à hauteur de 10 à 20% par exemple, agit comme un stabilisateur.
Leçon 3 : Le secteur de la défense, une demande soutenue par les États
La troisième catégorie d’actifs résiliente identifiée est plus contextuelle mais récurrente : le secteur de la défense et de l’aérospatial. Les crises majeures s’accompagnent souvent d’une augmentation des dépenses militaires et de sécurité. Après les attentats du 11 septembre 2001 (survenus dans le contexte du krach technologique), les budgets de défense américains et mondiaux ont considérablement augmenté, profitant aux entreprises comme Lockheed Martin ou Raytheon. En 2008, malgré la crise financière, les contrats gouvernementaux ont offert une visibilité et des revenus stables à ces sociétés. En 2020, la pandémie a créé de nouvelles tensions géopolitiques et a rappelé l’importance de la sécurité nationale et sanitaire. Ce secteur présente des caractéristiques particulières : des contrats gouvernementaux à long terme, des barrières à l’entrée extrêmement élevées (technologie, sécurité nationale) et une clientèle (les États) dont la solvabilité n’est pas remise en question, même en récession. La demande est moins liée au cycle économique qu’à l’environnement géopolitique. En période d’incertitude mondiale accrue, les gouvernements ont tendance à prioriser les dépenses de défense, ce qui en fait un secteur relativement non-cyclique et défensif.
ETF #3 : Les ETF sur l’aérospatiale et la défense
Pour investir dans ce thème sans avoir à choisir entre Boeing, Airbus, Northrop Grumman ou Thales, les ETF spécialisés existent. L’ETF leader aux États-Unis est le iShares U.S. Aerospace & Defense ETF (ITA). Il suit un indice composé des principales entreprises américaines du secteur. Un autre choix est le SPDR S&P Aerospace & Defense ETF (XAR). Pour les investisseurs européens souhaitant une exposition mondiale, des ETF comme l’iShares Global Aerospace & Defense UCITS ETF peuvent convenir. Il est important de noter que ce secteur n’est pas totalement immunisé contre les krachs (comme on a pu le voir avec les problèmes spécifiques de Boeing récemment), mais il a tendance à montrer une résistance relative. Son inclusion dans une stratégie anti-krach se justifie par son caractère stratégique et la nature de sa clientèle étatique. Combiné à l’or et aux biens de consommation de base, il complète une triade d’actifs défensifs qui couvrent différentes sources de risque : financier (or), économique (staples) et géopolitique (défense).
Comment construire un portefeuille résilient avec ces 3 ETF
Posséder ces trois ETF ne garantit pas des performances positives lors de chaque turbulence, mais cela construit un portefeuille beaucoup plus robuste qu’une allocation 100% actions technologiques. La clé est l’allocation. Une approche prudente pourrait consister à allouer une partie de son portefeuille (par exemple, 30% à 50%) à ces actifs défensifs, le reste étant investi dans un ETF large sur les actions mondiales (type MSCI World) pour la croissance à long terme. Une autre stratégie, plus tactique, consiste à augmenter progressivement la part de ces ETF défensifs lorsque les signaux de surchauffe des marchés se multiplient (évaluations élevées, euphorie médiatique), sans jamais chercher à tout vendre. Il est également crucial de rééquilibrer périodiquement. Si, après un krach, la part de l’or a fortement augmenté tandis que celle des actions a chuté, vendre une partie de l’or pour racheter des actions à prix bas permet de respecter la discipline du « buy low, sell high ». Enfin, n’oubliez pas les frais. Privilégiez toujours des ETF à faible coût de gestion (TER bas) pour ne pas rogner votre rendement, surtout sur le long terme.
Les pièges à éviter et la mentalité de l’investisseur à contre-courant
Adopter cette stratégie requiert une forte discipline psychologique. Le premier piège est la panique. Voir ses ETF défensifs baisser aussi (mais moins) peut inciter à tout vendre. Il faut accepter qu’aucun actif n’est totalement décorrélé en cas de crise systémique majeure. Le deuxième piège est l’impatience. Ces ETF peuvent sous-performer pendant de longues périodes de marché haussier effréné. Les abandonner pour suivre la dernière tendance technologique au plus haut serait une erreur classique. Le troisième piège est la sur-allocation. Mettre 100% de son portefeuille dans des actifs défensifs vous protège, mais vous prive aussi des rendements de la croissance lors des reprises. La mentalité de l’investisseur « Minority Mindset » est de penser à contre-courant : acheter quand il y a du sang dans les rues (même si c’est le sien), rester investi selon un plan, et comprendre que la volatilité est le prix d’admission pour des rendements supérieurs à long terme. La diversification dans des ETF résilients est une forme d’assurance qui vous permet de rester serein et investi lorsque tous les autres vendent.
Les krachs boursiers ne sont pas des anomalies, mais des événements récurrents du cycle économique. Au lieu de les craindre, les investisseurs avisés peuvent s’y préparer en intégrant à leur portefeuille des actifs ayant fait leurs preuves en période de tempête. Comme l’analyse de la vidéo Minority Mindset et l’histoire des marchés le démontrent, l’or (via des ETF physiques), les biens de consommation de base et le secteur de la défense constituent trois piliers de résilience ayant surperformé ou limité les dégâts lors des crises de 2000, 2008 et 2020. En utilisant des ETF pour obtenir une exposition diversifiée et peu coûteuse à ces thèmes, vous construisez un portefeuille plus robuste, capable de traverser les récessions sans paniquer. Cette approche ne consiste pas à prédire l’avenir, mais à se préparer à différents scénarios. La richesse se bâtit souvent dans la patience, la discipline et la capacité à voir une opportunité là où la majorité ne voit qu’un risque. Commencez par étudier ces ETF, définissez une allocation qui correspond à votre profil de risque, et prenez position avant que la prochaine tempête n’éclate. Pour approfondir vos connaissances, n’hésitez pas à consulter des ressources éducatives comme le masterclass gratuit mentionné dans la vidéo, et toujours, effectuez vos propres recherches avant tout investissement.