10 meilleures façons d’aider un enfant anxieux à se calmer

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THE BASICS

Vous n’avez jamais su comment aider votre enfant lorsqu’il est anxieux ?

Par exemple :

  • Un enfant arrive tout excité à une fête d’anniversaire, mais il est trop inquiet pour franchir la porte.
  • Un enfant sort en courant du cabinet du médecin alors que l’infirmière s’approche avec une aiguille ou une piqûre.
  • Un enfant refuse de descendre de la voiture lorsqu’il ne connaît personne dans un nouveau camp ou une nouvelle activité.
  • Un enfant se sent nauséeux à l’idée de monter sur scène, de participer à une activité ou de passer un examen.
  • Un enfant est terrifié à l’idée d’être blessé par une tempête ou une tornade.

Il peut sembler que rien de ce que vous dites ou faites n’aide.

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Source : am pack/DepositPhotos

Lorsque les enfants sont anxieux, ils éprouvent souvent une réaction de lutte, de fuite ou d’immobilisation (stress aigu), qui est une réaction physiologique à quelque chose qu’ils perçoivent comme effrayant. Le système nerveux sympathique du corps est activé, déclenchant la libération d’adrénaline et de noradrénaline, ce qui augmente le rythme cardiaque, la pression artérielle et la fréquence respiratoire. Après la disparition de la menace, il faut 20 à 60 minutes pour que le corps revienne à la normale.

Certains enfants sont plus anxieux que d’autres. Environ 15 à 20 % des enfants naissent avec un tempérament plus anxieux (la partie amygdalienne de leur cerveau est plus réactive aux nouveaux stimuli dès le départ).

Les enfants anxieux peuvent crier, trembler, s’enfuir, être particulièrement silencieux, faire des bêtises, se cacher, s’accrocher, faire des crises de colère ou agir pour éviter un environnement ou un événement stressant.

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Parfois, les parents commettent l’erreur d’essayer de raisonner les enfants ou de les convaincre de se débarrasser de leurs peurs (sans d’abord s’attaquer aux facteurs physiologiques aigus en jeu). Ils peuvent dire des choses comme « calme-toi », « arrête de pleurer » ou « essaie d’être courageux maintenant ». Comme l’anxiété peut prendre l’allure d’un défi ou d’un acte (par exemple, sortir de la pièce en courant), les parents peuvent même punir les enfants anxieux ou leur donner un temps d’arrêt.

Cependant, la recherche sur le cerveau suggère qu’il est extrêmement difficile (voire impossible) pour les enfants de penser avec logique ou de contrôler leur comportement jusqu’à ce qu’ils sortent du mode lutte/fuite/congélation.

Voici 10 moyens scientifiques permettant aux parents d’aider en douceur les enfants à se calmer, à retrouver un sentiment de sécurité et à gérer leur anxiété.

1. Stimuler le nerf vague

La stimulation du nerf vague de votre enfant (situé de part et d’autre de la boîte vocale) peut interrompre le mode de combat ou de fuite et envoyer un signal à son cerveau lui indiquant qu’il n’est pas attaqué.

Les moyens de stimuler le nerf vague sont les suivants :

  • Mâcher du chewing-gum
  • Chanter ou fredonner
  • Respirez lentement, en prenant à peu près le même temps pour inspirer et expirer.
  • Manger un morceau de chocolat noir (qui est aussi un régulateur parasympathique)
  • Se gargariser avec de l’eau courante

2. Respirer

Lorsque les enfants sont anxieux, ils ont tendance à prendre des respirations rapides et superficielles qui proviennent directement de la poitrine. Des respirations plus lentes et plus profondes (à partir de l’abdomen ou du diaphragme) peuvent les détendre.

Essayez d’avoir des enfants :

  • Faire des bulles
  • Souffler dans une roue d’épingle
  • Souffler lentement des « bougies » sur le bout des doigts.
  • Organiser un concours de sifflets
  • Imaginez qu’à chaque inspiration, son corps se remplit lentement d’une couleur, d’un arôme, d’un son, d’une lumière ou d’une chaleur apaisante.
  • Inspirez trois fois, retenez trois fois, expirez trois fois.
  • Respirez « par le nez, expirez par la bouche ».

3. Traverser la ligne médiane

Traverser la ligne médiane, ou déplacer les mains, les pieds et les yeux d’un côté à l’autre du corps, peut aider à réinitialiser le cerveau.

La recherche suggère que lorsque vous bougez vos bras ou vos jambes au centre de votre corps, les hémisphères du cerveau sont activés et travaillent ensemble pour que vous puissiez penser à la fois avec logique et émotion.

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Essayez :

  • Marches croisées : l’enfant marche sur place en touchant le genou opposé (le bras droit touche le genou gauche).
  • Les moulins à vent : demandez à votre enfant de tendre les bras sur le côté, puis de faire semblant d’être un moulin à vent en bougeant les bras en cercle tout en les croisant au milieu du corps.
  • Essuyer la table d’une seule main
  • Marche en huit. Dessinez un grand huit latéral à la craie de trottoir pour votre enfant, et demandez-lui de marcher sur le huit

4. Travaux lourds

Les activités lourdes (toutes les activités qui poussent ou tirent sur le corps) sollicitent les muscles et les articulations de l’enfant, augmentent sa concentration et son attention, et le centrent.

Faire des pompes sur le mur, porter un sac à dos, pousser un aspirateur, grimper dans un gymnase, porter une pile de livres ou tirer un chariot peut aider les enfants à se calmer et à réguler leurs émotions.

5. Le nommer

Selon le Dr Daniel Siegel, lorsque les enfants sont en mode de combat ou de fuite, leurs émotions se déchaînent et ils ont « perdu le contact avec leur cerveau d’en haut ». Il recommande d’aider les enfants à « le nommer pour l’apprivoiser » en les aidant à raconter l’histoire de ce qui les contrarie. En parlant, les enfants utiliseront leur cerveau gauche pour donner un sens à leur expérience et se sentiront plus en contrôle. Parfois, note Siegel, les enfants devront faire appel à leur corps (voir ci-dessus) avant d’être capables de parler.

6. Une focalisation étroite

Les parents peuvent aider les enfants à « regarder une chose, entendre une chose ou penser à une chose » car la recherche suggère que la relaxation peut être obtenue en réduisant l’attention.

Utilisez l’imagerie/visualisation guidée en demandant aux enfants (lorsqu’ils ne sont pas anxieux) de penser à un « endroit heureux » ou à un « symbole heureux ».

  • « Imaginez un endroit où vous vous sentez totalement à l’aise et heureux, un endroit préféré où vous êtes allé, un endroit que vous avez vu ou que vous avez complètement inventé.
  • Qu’y voyez-vous ? Qu’entendez-vous ? Que sentez-vous ?
  • Comment se sent votre corps ? »

Lorsque les enfants sont anxieux, demandez-leur d’imaginer l’endroit où ils se sentent bien.

Les enfants peuvent également se concentrer en faisant du coloriage ou en jouant avec une baguette à paillettes.

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7. Élaborer un plan

L’élaboration d’un plan (MAP) ou Mon plan d’anxiété (MAP) peut aider votre enfant à apprendre à tolérer l’anxiété plutôt qu’à l’éliminer. Une enfant s’inquiétait des orages lorsque sa mère n’était pas en ville pour son travail. Elle a donc décidé d’envoyer un message à sa mère et d’enfiler un collier de perles en plastique avec sa baby-sitter chaque fois qu’elle entendait le tonnerre (elle les appelait ses « perles de tonnerre »). (Elle les a appelées ses « perles du tonnerre » et a fini par se réjouir de les fabriquer). Un autre enfant qui commence à jouer dans une nouvelle équipe de base-ball a décidé que s’il était anxieux, il mâcherait du chewing-gum et ferait une pause en marchant jusqu’aux toilettes et en revenant.

8. Faire preuve d’humour

La recherche suggère que l’exposition à l’humour peut réduire de manière significative l’anxiété. L’humour peut distraire, détendre les muscles, recadrer, guérir et libérer des endorphines qui combattent le stress.

Essayez de jouer à un jeu amusant avec votre enfant, de regarder ensemble des dessins animés burlesques, de lire ensemble un livre drôle ou de raconter des blagues :

  • Qu’est-ce qui a quatre roues et qui vole ? Un camion poubelle !
  • Un kangourou peut-il sauter plus haut que l’Empire State Building ? Bien sûr ! L’Empire State Building ne peut pas sauter !
  • Pourquoi le livre de mathématiques avait-il l’air si triste ? Parce qu’il y avait beaucoup de problèmes !

9. Utiliser un rituel : avant/après/pendant

La recherche suggère que les rituels agissent comme des « ancres de stabilité » qui aident les enfants à évacuer le stress. Pensez à proposer un rituel ou un choix cohérent avant, pendant ou après une situation anxiogène. Un parent a gardé une réserve de bandes dessinées de Superman pour que son enfant puisse les lire chez le médecin. Un autre a emmené son enfant boire une glace après chaque rendez-vous chez le médecin. Une infirmière d’une clinique de prise de sang a demandé aux enfants de choisir une chemise et un chapeau ridicules pour habiller un grand gorille en peluche avant une visite. Une autre infirmière a demandé aux enfants de choisir une blague dans un bocal de bandes de papier pour la lui raconter à leur arrivée. Une autre infirmière a demandé aux enfants de jouer le rôle de DJ et de choisir l’un des six CD à écouter. Les rituels aident les enfants à maîtriser les situations difficiles.

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10. Réfléchir

Si les enfants sont anxieux mais parviennent tout de même à terminer une activité, les aider à réfléchir peut renforcer leur résistance et leur force pour la prochaine fois.

Demandez :

  • Sur une échelle de 1 à 10, quelle a été la difficulté ?
  • L’activité a-t-elle été plus difficile ou plus facile qu’une autre activité difficile ?
  • Quelle est la chose qui vous a aidé à vous en sortir ?
  • Quelle est la chose que vous avez appréciée dans cette activité ?

Ou bien :

  • Imaginez-vous en train de vous regarder à travers un trou dans le mur lorsque vous étiez stressé.
  • Que remarquez-vous à propos de vous-même ?
  • Quel message vous adresseriez-vous à vous-même à ce moment-là ?

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