Points clés
- Selon le stoïcisme, un individu peut atteindre un état de paix et de satisfaction en se concentrant sur ce qu’il peut contrôler et en l’acceptant.
- Les principes du stoïcisme peuvent aider les gens à éviter le stress et l’anxiété inutiles.
- Le stoïcisme recommande de ne pas éprouver de sentiments négatifs ou positifs à l’égard des choses que l’on ne peut pas contrôler, ce qui peut être irréaliste.
Le stoïcisme est une école de philosophie qui trouve son origine dans la Grèce antique. Fondée par Zénon de Citium à Athènes, elle est pratiquée depuis plus de 2 000 ans. Malgré ses origines anciennes, le stoïcisme reste pertinent et utile pour les personnes qui recherchent une vie épanouie et pleine de sens aujourd’hui. Il intègre des idées issues à la fois de la philosophie et de la psychologie.
Les principes fondamentaux du stoïcisme
Les principes fondamentaux du stoïcisme comprennent la croyance que nous ne contrôlons pas les événements extérieurs, mais que nous contrôlons nos réactions face à eux. Selon le stoïcisme, nous pouvons atteindre un état de paix et de satisfaction en nous concentrant sur ce que nous pouvons contrôler avec acceptation. Cela inclut nos propres pensées, émotions et comportements.
Le stoïcisme peut être un outil puissant pour les personnes qui cherchent à améliorer leur santé mentale et leur bien-être. En acceptant ce qui est hors de votre contrôle et en vous concentrant sur ce que vous pouvez contrôler, vous pouvez éviter le stress et l’anxiété inutiles. Vous pouvez également cultiver un sentiment de gratitude et de satisfaction.
Le stoïcisme offre également une perspective sur la vie qui peut s’avérer précieuse pour de nombreuses personnes en quête d’épanouissement et de sens.
6 problèmes avec le stoïcisme
En tant que création d’êtres humains imparfaits, le stoïcisme n’est pas parfait. Voici quelques problèmes que je vois dans le stoïcisme :
- Le stoïcisme ne parvient pas à identifier la racine philosophique de toutes les perturbations émotionnelles : l’escalade des préférences en exigences, en devoirs et en devoirs. En voici un exemple : « Ce serait formidable si je pouvais contrôler mon partenaire, donc je dois absolument pouvoir le faire lorsqu’il ou elle me critique ».
- Le stoïcisme met l’accent sur la dichotomie du contrôle : les choses que nous contrôlons et celles que nous ne contrôlons pas. Il semble ignorer les choses qui se trouvent sur le continuum de ce que nous pouvons influencer mais pas contrôler, par exemple la paix dans le monde.
- Le stoïcisme recommande de manière irréaliste de ne pas ressentir de sentiments négatifs ou positifs à l’égard des choses que nous ne contrôlons pas. Je ne contrôle pas le temps qu’il fait, mais il est logique, compte tenu de mes préférences, que je me réjouisse d’une journée ensoleillée et que je sois triste d’une tempête de verglas.
- Le stoïcisme considère que la vertu morale est nécessaire et suffisante pour atteindre le bonheur. La vertu morale ne guérit pas la dépression.
- Le stoïcisme ignore l’influence majeure des prédispositions génétiques sur la façon de voir les choses.
- Le stoïcisme omet l’importance du travail, de la pratique et de l’autodiscipline dont la plupart des gens ont besoin pour se rapprocher d’une vision stoïque d’eux-mêmes, des autres et des conditions de leur vie.
Si vous souhaitez approfondir votre connaissance du stoïcisme, vous pouvez lire les œuvres de Marc Aurèle et de certains des nombreux écrivains et penseurs stoïciens modernes.
Je suis psychologue, pas philosophe. Je vous invite à me faire part de vos commentaires, en particulier d’un point de vue philosophique. Je vous remercie de vos réflexions.