J’ai vécu selon mes propres règles – à l’exception de quelques brèves déviations – pendant la majeure partie de ma vie d’adulte.
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Pourtant, en tant qu’adulte qui choisit de suivre ces règles – et qui s’en satisfait – je me retrouve souvent à devoir défendre mes choix.
Cette défense entre en jeu lors d’événements sociaux, lorsque les bavardages se transforment inévitablement en discussions approfondies sur les raisons de mon mode de vie.
Il provient de membres de la famille bien intentionnés qui, bien qu’ils m’aiment, ne comprennent pas pourquoi je ne suis pas le chemin typique tracé par la société.
Elle vient d’amis qui ont choisi des règles différentes et qui ne peuvent s’empêcher de se demander si je veux vraiment vivre selon ces règles pour toujours.
Malgré ce besoin constant de justification, je me demande souvent pourquoi c’est moi qui dois défendre mon choix de vivre selon ces règles spécifiques.
Je pense que la société exerce trop de pression sur les individus pour qu’ils se conforment et suivent les modes de vie « acceptés ». Cette pression conduit souvent de nombreuses personnes sur des voies qu’elles ne souhaitent pas vraiment ou avec lesquelles elles ne se sentent pas à l’aise, sur la base d’attentes difficiles à satisfaire.
Dans cet article, je souhaite vous convaincre qu’il n’y a pas de honte à choisir de vivre selon ses propres règles, tout comme il n’y a pas de honte à suivre les règles de la société. Pour ce faire, j’exposerai 7 règles qui m’ont aidé à garder le contrôle de mon estime de soi.
1) Accepter l’imperfection
C’est une règle que j’ai mis du temps à comprendre.
La recherche de la « perfection » nous est souvent inculquée dès le plus jeune âge.
On nous enseigne que pour exceller, nous devons viser la perfection dans tout ce que nous faisons. Mais en réalité, cette quête de la perfection est une erreur qui peut nous empêcher de reconnaître notre véritable valeur personnelle.
Permettez-moi de préciser.
Considérez votre vie telle qu’elle est aujourd’hui. Tout n’est pas parfait, et c’est normal.
Chaque erreur que vous avez commise, chaque défaut que vous avez, contribue à ce que vous êtes en tant que personne. Le monde continue de tourner, quelles que soient vos imperfections.
Pour s’apprécier à sa juste valeur, il est fondamental de comprendre et d’accepter que l’on est magnifiquement imparfait.
Il est essentiel de se défaire de l’illusion de perfection que la société nous impose souvent.
La perfection n’existe pas. Ce qui existe, c’est la croissance, l’apprentissage et le progrès, qui naissent tous de l’imperfection.
2) La réussite n’est pas linéaire
C’est un concept que beaucoup d’entre nous ont du mal à accepter.
On nous apprend souvent à considérer le succès comme une ligne droite.
Un chemin direct du point A au point B. On nous dit que si nous travaillons dur, si nous suivons les règles et si nous restons dans le droit chemin, le succès est garanti.
En réalité, ce n’est pas du tout ainsi que fonctionne le succès.
Le véritable succès vient de la reconnaissance et de l’acceptation des fluctuations de la vie.
Lorsque vous essayez de « rester sur la bonne voie » en permanence, vous donnez trop de pouvoir au concept de progression linéaire.
Vous renoncez à votre pouvoir instinctif.
Aujourd’hui, j’accorde moins d’importance à l’idée d’un chemin droit vers le succès.
Certains jours, je fais de grands progrès, d’autres jours, je trébuche et je tombe.
Je ne me laisse plus décourager.
3) La comparaison est un piège
Vous pouvez vous dire que comparer vos progrès à ceux des autres est un moyen de vous motiver, mais au bout d’un certain temps, vous risquez de vous sentir inadéquat à cause des réalisations de quelqu’un d’autre.
Vous risquez même de faire l’objet de comparaisons, les autres mesurant leur réussite par rapport à la vôtre.
Peu de structures d’estime de soi sont suffisamment solides pour résister à ce type d’examen.
La comparaison apparaît souvent dans nos vies, mais lorsque vous vous mettez volontairement en position de comparer votre vie à celle des autres, vous vous exposez à la déception.
Il est également essentiel de s’interroger sur le rôle de la comparaison dans votre vie.
Peut-être comparez-vous parce que vous n’avez pas confiance en vos propres réalisations.
Souvent, nous nous reprochons de nous comparer, comme s’il s’agissait de quelque chose que nous ne devrions pas faire.
Il est peut-être temps de reconnaître ces sentiments. Ils peuvent être le signe que vous devez vous concentrer davantage sur votre propre parcours et moins sur celui des autres.
4) L’autocompassion est essentielle

D’après ma propre expérience, je me retrouve souvent immergé dans ma carrière.
Je me préoccupe du prochain grand objectif ou de la prochaine étape à franchir.
Mes intentions sont bonnes. Je crois au développement personnel et à la poursuite du succès.
Mais lorsque je m’y consacre, je risque de prendre l’habitude de penser que mes ambitions sont plus importantes que mon propre bien-être.
Les amitiés risquent d’être reléguées au second plan. Je risque de devenir irritable et de ne pas être la meilleure compagnie possible.
Si je m’évaluais uniquement sur mes intentions, je ne remettrais pas en question mon comportement.
Au contraire, comme je ne me concentre pas uniquement sur mes intentions, je peux mieux réfléchir à mes actions et ajuster mon comportement. J’apprends à faire une pause, à prendre du recul et à me traiter avec gentillesse et compassion.
Ce qui compte vraiment, c’est la façon dont vous vous traitez, et non les intentions qui motivent votre comportement. L’autocompassion est essentielle pour ne pas perdre de vue sa propre valeur.
5) L’échec est un tremplin
C’est une règle que j’ai apprise par expérience personnelle.
Je me souviens d’un cas précis au début de ma carrière. Je travaillais sur un projet qui me tenait particulièrement à cœur.
J’y avais consacré d’innombrables heures, persuadé qu’il s’agissait d’un moment décisif dans mon parcours professionnel.
Lorsque le projet a finalement échoué, j’ai été dévastée.
J’ai eu l’impression que mon estime de soi en prenait un coup. J’ai remis en question mes capacités et je me suis demandé si j’étais vraiment faite pour la voie que j’avais choisie.
Mais avec le temps, j’ai commencé à voir cet échec sous un autre angle. Ce n’était pas une indication de ma valeur ou de mes capacités.
Au contraire, il s’agissait d’un tremplin, d’un élément essentiel de mon parcours vers la réussite.
Cet échec m’a permis de tirer des leçons précieuses qu’aucun succès n’aurait pu m’apporter. Il m’a rendu plus résistant, plus adaptable et plus déterminé que jamais. C’était douloureux, oui, mais c’était aussi instructif.
6) L’estime de soi n’est pas une question de validation externe
Notre société assimile souvent le succès et la valeur à des marqueurs externes tels que la richesse, le statut ou le pouvoir.
C’est une notion profondément ancrée dans notre conscience collective, qui façonne nos perceptions et nos croyances en matière d’estime de soi.
Voici le point crucial :
Cette règle nous encourage à passer de la validation externe à la validation interne. Comprendre que notre valeur n’est pas définie par ce que nous avons, mais par ce que nous sommes.
Pour ceux qui luttent contre des sentiments d’inadéquation ou d’inutilité, se tourner vers l’intérieur et reconnaître leur valeur intrinsèque peut leur donner un sentiment d’autonomie.
Il nous rappelle que nous sommes plus que la somme de nos réalisations ou de nos possessions.
Comprendre que l’estime de soi ne dépend pas d’une validation externe nous permet de nous considérer comme intrinsèquement précieux, ce qui favorise un sentiment de respect et d’acceptation de soi.
7) Accepter la vulnérabilité
Dans un monde qui assimile souvent la vulnérabilité à la faiblesse, nous avons tendance à ériger des murs et à cacher notre véritable personnalité. Nous craignons que le fait de montrer nos vrais sentiments et nos peurs nous fasse paraître faibles ou inadéquats.
Voici le paradoxe :
Accepter la vulnérabilité est en fait un signe de force. Il faut du courage pour parler ouvertement de ses sentiments, admettre ses peurs et reconnaître ses erreurs.
C’est dans ces moments de vulnérabilité que nous comprenons vraiment notre valeur. Lorsque nous nous laissons voir tels que nous sommes, sans prétention ni façade, nous embrassons notre moi authentique.
Accepter la vulnérabilité ne signifie pas s’abandonner à la peur ou à la négativité.
Il s’agit plutôt de reconnaître que ces sentiments font partie de notre expérience humaine et de comprendre qu’ils ne définissent pas notre valeur.
Être ouvert et vulnérable peut sembler effrayant, mais c’est une étape cruciale pour s’accepter tel que l’on est et reconnaître sa valeur intrinsèque.
En bref : C’est un parcours personnel
Les complexités de l’estime de soi et de la confiance en soi ont souvent des liens profonds avec nos expériences et perspectives personnelles.
L’un de ces liens est la relation entre nos actions, nos pensées et la perception de notre valeur personnelle.
Cette relation, présente chez beaucoup d’entre nous, joue un rôle essentiel dans divers aspects de notre vie.
Pour ceux qui cherchent à conserver leur estime de soi, ces 7 règles peuvent servir de guide. Elles peuvent potentiellement favoriser un sentiment d’acceptation et de satisfaction lorsque nous naviguons dans les complexités de la vie.
Qu’il s’agisse d’accepter l’imperfection, de s’abstenir de toute comparaison ou de reconnaître que le succès n’est pas linéaire, le principe sous-jacent reste le même : notre valeur est inhérente et immuable.
Au cours de notre vie, ces règles peuvent nous fournir un cadre sur lequel nous appuyer. Elles nous rappellent que nous sommes suffisants tels que nous sommes. Notre valeur n’est pas définie par une validation extérieure, mais par notre compréhension et notre acceptation de nous-mêmes.
En fin de compte, le maintien de notre estime de soi est un processus continu – un voyage personnel que chacun d’entre nous entreprend.
Et si le chemin peut être différent pour chaque individu, la destination reste la même – une croyance profonde en notre valeur intrinsèque.
