Rompre est facile à faire… si vous avez un smartphone

John Mayer est apparemment un précurseur parmi les célébrités. Le chanteur/guitariste aurait largué Katy Perry par e-mail et Jennifer Aniston par SMS (recommandation : si vous sortez avec John Mayer, cachez son iPhone). Et Taylor Swift aurait été la destinataire d’un message vocal de rupture (mais pas de la part de M. Mayer). Cette forme de rupture est-elle l’apanage de nos amis de l’industrie du divertissement ou est-elle répandue parmi nous ?

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Vous êtes-vous déjà fait larguer par e-mail ? Envoyez-vous un SMS à votre (futur) ex-partenaire pour lui faire savoir que c’est fini ? heyyy, c’est fini, bye. La technologie offre de nombreuses possibilités pour communiquer un désir de rupture tout en nous permettant d’éviter la maladresse de larguer quelqu’un face à face. Mais à quelle fréquence les gens utilisent-ils la technologie pour rompre, et certaines personnes sont-elles plus susceptibles de le faire que d’autres (ou d’en être les destinataires) ?

Dans une enquête menée auprès de plus de 100 étudiants de premier cycle aux États-Unis, les participants ont indiqué s’ils avaient déjà été largués par texto, par chat/IM, par courrier électronique, par une publication sur un site de réseau social (comme Facebook) ou par un message vocal.1 De même, les participants ont indiqué s’ils étaient susceptibles d’utiliser ces modes de communication pour rompre avec un partenaire romantique et s’ils pensaient qu’il était acceptable d’utiliser la technologie pour rompre.

Près d’un étudiant sur trois (28 %) s’est fait larguer par une forme de technologie, la messagerie textuelle étant la plus fréquente (plus de 18 %). Plus de 10 % de l’échantillon d’étudiants ont déclaré qu’ils seraient prêts à rompre avec quelqu’un par texto. Les personnes souffrant d’une forte anxiété d’attachement (celles qui ont tendance à se préoccuper et à s’inquiéter de leurs relations) étaient les plus susceptibles de déclarer avoir été « techno-dumpées ». Les personnes anxieuses et attachées sont également plus susceptibles de déclarer qu’elles sont prêtes à utiliser la technologie pour rompre avec quelqu’un. Toutefois, les personnes évitantes, qui ont tendance à moins vouloir être proches de leur partenaire, sont plus susceptibles de dire qu’il est acceptable de se débarrasser de quelqu’un par le biais de la technologie.

Alors, faut-il rompre avec son partenaire par texto, par courriel ou sur Facebook ? Cette étude ne peut pas répondre à cette question pour vous. Vous devriez probablement réfléchir à ce que vous ressentiriez si votre partenaire vous larguait en 140 caractères (ou moins). Mais cette étude indique que l’utilisation de la technologie pour rompre est relativement courante et que certaines personnes sont plus enclines à le faire que d’autres.

 

 

1Weisskirch, R. S., & Delevi, R. (2012). Its ovr b/n u n me : Technology use, attachment styles, and gender roles in relationship dissolution. Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking, 15, 486-490.

Benjamin Le – Articles surla science des relations | Site web/CV

Les recherches du Dr Le portent sur l’engagement, notamment sur les facteurs associés à l’engagement et sur son rôle dans la promotion du maintien de la relation. Il a publié des articles sur la rupture, la séparation géographique, l’infidélité, les réseaux sociaux, la cognition, la satisfaction des besoins et les émotions dans les relations.