Vous êtes-vous déjà surpris à contempler la danse familière de votre souris sur l’écran vide, à faire défiler sans fin des courriels, uniquement pour éviter de commencer ce projet imminent ? Un étrange mélange de culpabilité et de frustration vous suit, comme une ombre importune sur une belle journée d’été. Vous vous demandez si je suis simplement paresseux.
🔥 Produits recommandés : Canon EOS R6 II • DJI Mini 4 Pro • MacBook Pro M4
C’est un scénario que nous avons tous vécu, poussés par un complice malicieux connu sous le nom de procrastination. Souvent considérée à tort comme de la simple paresse, la procrastination est une décision intentionnelle de reporter ce que nous devrions faire, même si nous savons que ce retard peut nous coûter cher. Nous voyons ce rapport non lu, ce document Word vierge, mais nous choisissons de nous en éloigner. C’est une sorte d’auto-sabotage, qui nous fait privilégier le confort d’aujourd’hui au détriment des bénéfices de demain.
Mais il ne faut pas confondre procrastination et paresse. La paresse est une réticence à agir ou à faire des efforts, même lorsque nous en sommes tout à fait capables. C’est comme avoir les ingrédients et la recette pour faire un plat, mais choisir de rester sur le canapé parce que, eh bien, c’est trop de travail.
Dans cet article, nous examinerons les différences et les relations entre la procrastination et la paresse. Sont-elles vraiment distinctes ou ne sont-elles que les deux faces d’une même pièce ?
Table des matières
Procrastination ou paresse
Commençons par comprendre leurs différences fondamentales :
La nature de la procrastination
Sous le terme de procrastination, il existe de nombreux modèles, chacun étant alimenté par un ensemble unique de facteurs psychologiques:
Tout d’abord, nous avons les perfectionnistes.
Ces personnes retardent les choses parce qu’elles craignent que le résultat ne soit pas à la hauteur de leurs exigences. Ils attendent le moment parfait qui ne vient jamais, fermant les yeux sur la sagesse qui veut que « ce qui est fait est mieux que ce qui est parfait ».
Puis viennent les rêveurs.
Ils aiment les grandes idées mais trébuchent lorsqu’il s’agit de les mettre en œuvre. L’idée du processus concret, étape par étape, qui consiste à transformer les rêves en réalité les incite à retarder les choses, ce qui fait d’eux des résidents perpétuels de l' »île du lendemain ».
Viennent ensuite les évitants et les auto-saboteurs.
Ils sont experts dans l’art d’éviter les tâches difficiles ou inconfortables. L’idée est que s’ils ne commencent pas, ils ne peuvent pas échouer. C’est un filet de sécurité qui leur donne une excuse pour ne pas être performants : « Je n’ai pas eu assez de temps ».
Les faiseurs de crise, quant à eux, s’épanouissent sous la pression.
Ils procrastinent jusqu’à la onzième heure, convaincus qu’ils travaillent mieux quand il fait chaud. En réalité, cela se traduit souvent par un travail bâclé et de piètre qualité, ainsi que par un niveau de stress élevé.
Enfin, les Busy Bees.
Ils sont toujours en train de bourdonner, jonglant avec de nombreuses tâches insignifiantes tandis que les tâches importantes sont reléguées au second plan. Ils peuvent sembler occupés, mais leur activité constante n’est qu’une autre forme de procrastination.
Bien que ces comportements puissent sembler inoffensifs, ils sont à l’origine d’un problème important : les retards inutiles. Tel un renard rusé, la procrastination nous attire dans un état d’inactivité qui a souvent des conséquences néfastes. Elle entrave nos performances et ronge notre bien-être émotionnel, devenant essentiellement un comportement inadapté[1] Le plus souvent, elle nous laisse dans une situation pire que ce que nous avions prévu, ce qui la rend loin d’être bénéfique.
Il est intéressant de noter que ce retard n’est généralement pas intentionnel. Malgré nos meilleures intentions de terminer les tâches à temps, nous nous retrouvons souvent empêtrés dans la toile de la procrastination. C’est un ennemi sournois qui nous attaque au moment où nous nous y attendons le moins. Mais en comprenant ses différentes formes et ses causes sous-jacentes, nous sommes mieux armés pour la combattre…
Comprendre la paresse
La paresse occupe un large spectre, allant de l’inertie mentale à l’inactivité physique.
Votre vie est-elle équilibrée ?
Évaluez l’équilibre de votre vie grâce à l’auto-évaluation Temps/Vie et obtenez gratuitement un rapport personnalisé.
Vous découvrirez vos points forts en matière de gestion du temps, vous découvrirez des opportunités cachées et vous façonnerez votre vie comme vous l’entendez.
Les personnes qui montrent des signes de paresse le font généralement en étant bien conscientes des conséquences négatives. Des performances médiocres, des occasions manquées et un sentiment lancinant de regret ne sont que quelques-uns des fruits aigres de l’arbre de la paresse.
Mais ne nous empressons pas de qualifier quelqu’un de paresseux par nature. Le plus souvent, la paresse est un symptôme, pas une maladie.
Ils n’ont pas trouvé leur étincelle intérieure.
De nombreuses personnes dites « paresseuses » sont simplement dans l’incertitude parce qu’elles n’ont pas trouvé leur passion ou, pour diverses raisons, ne la poursuivent pas. Il est difficile de s’enthousiasmer pour quelque chose qui n’éveille pas l’étincelle intérieure.
Sous cette apparente paresse peut se cacher un manque d’estime de soi et de confiance en soi.
Si quelqu’un ne croit pas qu’il peut réussir, cela devient une prophétie auto-réalisatrice. Elle se réfugie dans la paresse, afin d’éviter un échec potentiel. Il est plus facile de rejeter un effort comme ne valant pas la peine d’être tenté que d’affronter la douleur d’un échec.
Les sentiments de désespoir peuvent alimenter la paresse.
Si une personne a le sentiment que ses efforts n’apporteront aucun changement, elle peut se dire « à quoi bon ? ». Cette perspective désespérée peut cimenter une personne dans un état d’inaction, un terrain infertile où rien ne pousse.
Pensez à un étudiant qui n’étudie pas pour ses examens. À première vue, cela peut ressembler à de la paresse. Toutefois, si l’on creuse un peu, on s’aperçoit que l’étudiant se sent dépassé par l’ampleur du programme. Il peut croire qu’il échouera, même s’il étudie beaucoup. Il se peut aussi qu’il ne trouve aucune joie ou pertinence dans ce qu’il étudie, d’où son désintérêt et son apparente paresse.
Comprendre ces déclencheurs psychologiques nous permet d’envisager la paresse sous un angle compatissant. Il s’agit rarement d’un manque de volonté d’agir, mais plus souvent d’une réponse à des problèmes plus profonds et non résolus.
Quel est le lien entre la procrastination et la paresse ?
Examinons leurs comportements qui se chevauchent.
Les deux ont tendance à impliquer l’évitement et le manque de motivation. Mais alors que la procrastination consiste à retarder des tâches tout en connaissant les coûts, la paresse implique une réticence à faire des efforts, quels que soient les gains potentiels.
Il est intéressant de noter que ces comportements peuvent s’alimenter mutuellement dans un cercle vicieux :
La paresse peut donner naissance à la procrastination. Lorsque nous manquons de motivation pour agir, nous trouvons des raisons de retarder les choses. Avec le temps, ce report continuel devient notre réponse par défaut – une habitude de procrastination.
De même, la procrastination peut engendrer la paresse. Plus nous remettons des tâches à plus tard, plus nous érodons notre confiance en nous et notre motivation. Et sans motivation, la paresse s’installe confortablement.
Prenons l’exemple d’un adulte qui souhaite se mettre en forme. Il part avec de bonnes intentions mais, manquant de motivation, il tergiverse, repoussant à « demain » le début de son programme d’exercices.
Les retards continuels commencent à entamer leur détermination jusqu’à ce qu’ils croient que leurs efforts ne changeront rien. La perception de l’inutilité les conduit à la paresse et ils abandonnent complètement leur objectif de remise en forme.
En fait, selon des recherches, les Américains disposent en moyenne de plus de cinq heures de temps libre par jour, mais ne respectent pas les recommandations en matière d’activité physique[2],, ce qui laisse supposer un courant de paresse. D’autres indicateurs peuvent être trouvés dans l’augmentation des taux d’obésité, avec 42,4 % des adultes américains classés comme obèses en 2017-2018[3].
L’intersection entre la procrastination et la paresse crée un bourbier d’improductivité. Cependant, reconnaître ces interconnexions est le premier pas vers la rupture du cycle.
Comment arrêter d’être paresseux et cesser de procrastiner
Il est intéressant de noter que, que vous pensiez être un procrastinateur ou un paresseux, les stratégies pour se débarrasser de ces comportements sont pratiquement les mêmes :
1. Trouver la source de la motivation
Se libérer des griffes de la procrastination et de la paresse commence par cette étape : trouver sa motivation.
Le manque de clarté engendre la procrastination et la paresse. Si vous n’êtes pas sûr de ce que vous voulez, vous ne saurez pas ce qui compte vraiment pour vous. Vous risquez de remettre à plus tard des tâches que vous jugez inintéressantes ou dénuées de sens. Vous pourriez avoir l’impression de dériver, d’être poussé et tiré par les caprices du moment plutôt que d’avancer avec détermination vers une destination significative.
Réfléchissez à ce que vous voulez vraiment réaliser.
S’agit-il d’une promotion au travail ? Un mode de vie plus sain ? La maîtrise d’une nouvelle compétence ?
Ne vous contentez pas d’effleurer la surface, plongez dans les profondeurs. Demandez-vous pourquoi vous le voulez.
Vous recherchez peut-être la stabilité financière ou vous aspirez à la satisfaction que procure l’amélioration de soi. Plus vous serez clair sur vos objectifs et les raisons qui les motivent, plus votre motivation sera forte.
Une fois que vous avez défini votre « quoi » et votre « pourquoi », alignez vos actions en conséquence. Cet alignement agit comme une boussole, qui vous guide lorsque des distractions ou des difficultés menacent de vous faire dévier de votre route.
En identifiant vos objectifs et en comprenant pourquoi ils sont importants pour vous, vous pouvez alimenter votre motivation. Ce carburant peut vous aider à surmonter l’inertie de la paresse et à vaincre l’habitude de la procrastination.
2. Faites en sorte que vos objectifs soient gérables
Parfois, nos objectifs peuvent ressembler à des montagnes, imposantes et intimidantes. L’ampleur de la tâche peut nous paralyser.
La solution ? La diviser en petites tâches réalisables. Il s’agit de transformer votre montagne en une série de taupinières.
Supposons que vous ayez l’intention de désencombrer et de réorganiser toute votre maison. Si vous vous concentrez sur l’objectif final – une maison entièrement nettoyée et bien rangée – cela peut vous sembler insurmontable. Mais si vous le divisez en petites tâches, comme nettoyer une pièce à la fois ou consacrer 15 minutes par jour au désencombrement d’une zone particulière, il devient beaucoup plus facile à gérer.
Chaque tâche gérable est quelque chose que vous pouvez faire immédiatement. Cette approche progressive rend non seulement l’objectif global plus réalisable, mais vous donne également un sentiment d’accomplissement à chaque petite victoire.
Cette approche a deux effets :
Tout d’abord, il vous encourage à faire ce premier pas si important. Commencer est souvent la partie la plus difficile, mais lorsque le premier pas est une petite tâche réalisable, il est beaucoup plus facile de se mettre en mouvement.
Deuxièmement, elle crée une dynamique. Au fur et à mesure que vous accomplirez chaque petite tâche, vous commencerez à voir des progrès. Cela peut alimenter votre motivation et vous aider à maintenir l’élan, ce qui vous permettra de vous attaquer plus facilement à la tâche suivante.
Lisez Comment décomposer un grand projet en tâches gérables pour connaître les étapes détaillées.
3. Créer un plan d’action
Maintenant que vous avez divisé votre objectif en tâches gérables, l’étape suivante consiste à déterminer quand et comment vous allez accomplir ces tâches.
C’est là que leblocage du temps entre en jeu . C’est comme si vous organisiez une réunion avec vos tâches. Programmez des plages de temps spécifiques pour chaque tâche dans votre calendrier et traitez ces rendez-vous avec le même respect que vous le feriez pour une réunion avec un client ou votre patron.
En outre, fixez des rappels, des échéances et des jalons pour vous assurer que vous allez jusqu’au bout. Considérez ces éléments comme des outils de responsabilisation :
Les rappels sont des incitations à entreprendre une tâche. Il peut s’agir de simples alertes sur votre téléphone ou d’indices plus tangibles dans votre environnement. Vous pouvez même utiliser des applications de gestion du temps pour vous aider à rester sur la bonne voie.
Les échéances, en revanche, créent un sentiment d’urgence. Elles vous indiquent non seulement ce que vous devez faire, mais aussi quand vous devez le faire. Ils représentent la ligne d’arrivée vers laquelle vous courez.
Les étapes sont les points de contrôle qui jalonnent votre parcours. Ils vous donnent l’occasion de faire une pause, d’évaluer vos progrès et de célébrer vos réussites. Ils peuvent également servir de source de motivation, en vous rappelant le chemin parcouru et en vous propulsant vers la prochaine étape de votre objectif.
Un plan d’action bien conçu est comme une feuille de route qui vous guide de l’endroit où vous êtes à l’endroit où vous voulez aller. Il vous permet d’éviter les conjectures et vous donne un chemin clair à suivre, ce qui vous permet de tenir la procrastination et la paresse à distance.
4. S’engager dans un dialogue positif avec soi-même
Nos pensées dictent souvent nos actions. Si vous avez vu la série d’Apple TV « Ted Lasso », vous avez été témoin du pouvoir du discours positif en action. Le protagoniste de la série, Ted, s’encourage constamment, lui et les autres, en utilisant des affirmations et des mots d’encouragement, comme sa signature « Believe » (croire) dans le vestiaire. Les résultats sont évidents dans l’amélioration du moral et des performances de l’équipe, et il peut en être de même dans votre vie.
Un discours positif ne se contente pas de vous faire sentir bien. Il peut renforcer votre confiance en vous, en transformant l’état d’esprit « ce que je fais n’a pas d’importance » en « ce que je fais fait la différence ». Ce changement de perspective peut faire la différence entre abandonner face à l’adversité et persister à relever les défis.
Le discours positif sur soi peut également vous aider à combattre diverses peurs – peur de l’échec, peur du succès, peur de l’incertitude. Ces peurs peuvent nous enfermer dans un état de procrastination ou de paresse, nous empêchant d’agir. En recourant à l’affirmation positive, nous pouvons calmer ces peurs et créer un état d’esprit propice à l’action et au progrès.
5. Réfléchissez à vos points forts
C’est un scénario courant : nous sommes à l’aube d’une nouvelle entreprise, d’un grand projet ou d’une tâche difficile, et le doute s’insinue.
Nous commençons à douter de nos capacités, de nos connaissances, de notre valeur. Nous commençons à manquer de confiance pour nous lancer.
Voici l’antidote : la réflexion sur vos points forts.
Il ne s’agit pas de gonfler son ego ou d’ignorer les points à améliorer. Il s’agit de s’attribuer les mérites qui vous reviennent, de reconnaître vos points forts, vos réalisations et d’apprécier les compétences et les talents que vous apportez .
Réfléchir à vos points forts vous rappelle ce dont vous êtes capable. Elle renforce votre confiance en vous et vous donne les moyens d’entreprendre des tâches, de relever des défis et de poursuivre vos objectifs. Vos points forts deviennent alors vos outils – vos atouts pour atteindre vos objectifs.
Si vous êtes doué pour la résolution de problèmes, utilisez cette compétence pour trouver des solutions lorsque vous rencontrez des obstacles. Si vous avez le sens de l’organisation, tirez parti de cette force pour planifier et gérer efficacement vos tâches. En utilisant vos points forts, vous pouvez transformer des tâches intimidantes en tâches réalisables, des tâches écrasantes en tâches réalisables.
Quelque chose qui vaut la peine d’être noté….
La plupart d’entre nous ne sont pas vraiment paresseux. Loin de là.
De nombreuses personnes confrontées à la procrastination sont, en réalité, tout le contraire d’un paresseux. Elles sont souvent surmenées, stressées à l’extrême. Elles comprennent les conséquences de l’inaction et aspirent à atteindre leurs objectifs de la meilleure façon possible.
Ce tiraillement entre la connaissance de ce qui doit être fait et l’aspiration à la perfection est à l’origine de la procrastination et non de la paresse.
Alors, comment se libérer de l’emprise de la procrastination ? Comment s’assurer qu’elle ne se transforme pas en paresse ?
J’ai rédigé un guide approfondi pour vous aider à mieux comprendre la procrastination et à vous y attaquer de front : Comment en finir avec la procrastination. Lisez-le !
Réflexions finales
La procrastination consiste à retarder l’exécution d’une tâche, même si l’on sait que l’on en pâtira. À l’inverse, la paresse découle d’un refus d’agir, même lorsque nous en avons la capacité.
Ces deux comportements, bien que distincts, se nourrissent souvent l’un l’autre, créant un cycle d’inactivité et d’improductivité.
Que vous pensiez être paresseux ou que vous remettiez toujours les choses au lendemain, voici un appel à l’action : Réfléchissez à vos propres comportements. Êtes-vous pris dans le filet de la procrastination ? Si c’est le cas, il est temps de prendre des mesures pour en venir à bout.