Nous le faisons tous. Tout le monde procrastine. C’est un comportement universel et, selon une étude menée par le Dr Joseph Ferrari[1], 20 % d’entre nous se qualifient même de procrastinateurs chroniques sur le site.
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La procrastination n’est pas seulement une question de paresse. C’est un obstacle à nos aspirations, une force qui ralentit nos rêves. Elle s’accompagne de compagnons indésirables comme le stress et la frustration.
Pensez-y. Au travail, cette tâche qui traîne et que vous remettez sans cesse à plus tard ? C’est un signe classique. Et ne parlons même pas de la façon dont elle peut faire s’effondrer toute stratégie de gestion du temps.
Pourtant, il y a cette question lancinante : pourquoi ?
Tout au long de l’histoire, depuis les artistes des cavernes jusqu’aux employés de bureau d’aujourd’hui, nous avons repoussé les tâches à accomplir. Même lorsque nous savons qu’elles sont cruciales, nous trouvons souvent des raisons de les retarder.
La psychologie de la procrastination pourrait nous apporter quelques réponses.
Table des matières
- La cause profonde de la procrastination
- 12 raisons pour lesquelles nous remettons à plus tard
- 1. Vouloir tout contrôler
- 2. Considérer une tâche comme un grand projet
- 3. Être perfectionniste
- 4. S’inquiéter de l’échec
- 5. Manque de maîtrise de soi
- 6. Ne pas faire de listes
- 7. Sous-estimation des engagements en termes de temps
- 8. S’appuyer sur la pression pour terminer le travail
- 9. Submergé par les tâches
- 10. Absence de priorités
- 11. Prête à la distraction
- 12. La paresse
- Réflexions finales
La cause profonde de la procrastination
Lorsque vous pensez à la procrastination, vous imaginez probablement l’état d’esprit classique du « je le ferai demain ». C’est la procrastination passive. Mais il y a un autre aspect de la question : la procrastination active.
Procrastination active ou passive
Les procrastinateurs actifs ? C’est un groupe intriguant.
Considérez-les comme ceux qui ont fait de la procrastination leur amie. Ils choisissent de retarder volontairement, conscients qu’une échéance imminente aiguise leur concentration. C’est comme un sprinter qui s’épanouit lorsque le temps passe[2].
Imaginez : Cinq rapports à déposer avant le week-end. Un procrastinateur actif peut s’attaquer à l’un d’eux le lundi, à l’autre le mercredi, puis regrouper les trois derniers le jeudi, en misant sur cette pression pour stimuler sa productivité.
Mais les procrastinateurs passifs ? C’est une autre histoire.
Ce sont ces personnes que la plupart d’entre nous imaginent lorsque nous entendons le mot « procrastiner ». Pour eux, l’hésitation provient souvent du doute ou de l’indifférence pure et simple[3].
En reprenant notre exemple précédent, un procrastinateur passif reporterait ses cinq rapports au jeudi soir, non pas en raison d’un plan stratégique, mais peut-être par crainte de ne pas réussir, ou peut-être parce que l’idée même d’écrire est trop banale pour être supportée.(source)
Notre cerveau, avec ses circuits complexes, nous pousse souvent à ressentir avant de penser, grâce au système limbique. C’est lui qui tient les rênes de nos émotions et de nos souvenirs.
Ainsi, lorsqu’une tâche ressemble à une montagne géante prête à nous submerger ou simplement à nous gêner, nous sommes instinctivement prêts à l’esquiver. Il s’agit d’éviter les sentiments désagréables. C’est un peu comme si, voyant une flaque d’eau géante devant nous, nous décidions de la contourner plutôt que de la traverser de part en part.(source)
La clé magique pour briser les chaînes de la procrastination ? Gérer ces sentiments.
Lorsqu’une tâche semble menaçante ou trop lourde à porter, c’est presque comme une ancre qui nous pèse. Il n’est pas surprenant que tant d’entre nous associent le travail à des troubles émotionnels.
Pensez-y de la manière suivante : si un travail semble trop difficile ou compliqué, il peut susciter une tempête d’anxiété ou même un sentiment de désespoir.
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C’est assez simple, en fait. Plus la tâche semble difficile, plus nous reculons. Toutes ces hésitations, toutes ces ondes négatives, s’empilent comme des briques dans un mur et nous poussent à esquiver complètement la tâche.
Pourquoi faire face à l’inconfort si l’on peut l’éviter ?
Alors, la prochaine fois que vous retarderez votre décision, posez-vous la question : Êtes-vous stratégique ou traînez-vous les pieds ? Savoir faire la différence pourrait bien être la clé de la gestion des retards dans notre vie.
12 raisons pour lesquelles nous remettons à plus tard
Nous avons effleuré le monde complexe de la procrastination. Mais plongeons plus profondément. Plus précisément, dans la procrastination passive. Pourquoi la procrastination passive ? Voici 12 raisons :
1. Vouloir tout contrôler
S’abstenir d’accomplir une tâche peut donner l’impression de tenir les rênes serrées. L’état d’esprit est le suivant : si vous n’avez pas commencé, vous n’avez pas fait d’erreurs.
Cependant, le contrôle est une illusion. Bien qu’il soit initialement valorisant, à mesure que les échéances approchent, vous risquez de vous retrouver acculé, avec une marge de manœuvre réduite, ce qui se traduit par des décisions précipitées et une qualité de travail compromise.
2. Considérer une tâche comme un grand projet
Faire face à une tâche monumentale peut être décourageant. Sa taille et son ampleur la rendent inaccessible.
Mais tout grand projet n’est que la somme de ses parties. Le décomposer en éléments gérables permet non seulement de le rendre moins intimidant, mais aussi de tracer une voie claire vers l’avant, en créant de petites victoires qui vous motivent à aller de l’avant.
3. Être perfectionniste
La recherche de l’excellence peut être un atout, mais lorsqu’elle se transforme en perfectionnisme, elle est paralysante. La crainte que le résultat ne corresponde pas aux normes très élevées fixées peut même retarder le début du projet.
Ce cercle vicieux qui consiste à vouloir la perfection tout en craignant l’imperfection entrave la productivité. Comme le montrent les recherches, le perfectionnisme est souvent un obstacle. Une étude de 2017 a confirmé que les personnes ayant des tendances perfectionnistes étaient également plus susceptibles de s’adonner à la procrastination[4].
4. S’inquiéter de l’échec
L’ombre d’un échec potentiel peut être lourde. En évitant une tâche, on se rassure en pensant que l’on a également évité l’échec.
Mais en réalité, en ne commençant pas ou en ne terminant pas, vous avez déjà laissé entrer l’échec par la porte de derrière. Il s’agit d’un mécanisme de défense visant à protéger l’estime de soi et à éviter de faire face à d’éventuelles critiques.
5. Manque de maîtrise de soi
La volonté varie d’un individu à l’autre. Certains peuvent se consacrer à une tâche et la mener à bien sans dévier, tandis que d’autres voient leur attention se disperser.
Les personnes naturellement peu disciplinées peuvent avoir plus de mal à résister aux plaisirs immédiats en faveur des avantages à long terme.
6. Ne pas faire de listes
Dans notre vie trépidante, il est facile d’oublier des choses. Sans un rappel tangible, comme une liste, les tâches peuvent nous échapper.
Les listes servent de feuille de route, définissant ce qui doit être fait, aidant à établir des priorités et à garder une trace, en veillant à ce que rien ne passe à travers les mailles du filet.
7. Sous-estimation de l’investissement en temps
Une mauvaise évaluation du temps nécessaire à la réalisation d’une tâche peut conduire à la complaisance. Si vous avez toujours l’impression d’avoir « beaucoup de temps », vous serez plus enclin à repousser les choses.
Mais le temps a tendance à filer à toute allure, vous obligeant à rattraper le temps perdu, ce qui peut entraîner du stress et un travail de mauvaise qualité.
8. S’appuyer sur la pression pour terminer le travail
La montée d’adrénaline provoquée par le tic-tac d’une horloge peut parfois stimuler les performances. Mais s’appuyer systématiquement sur cette situation de pression est un jeu dangereux.
Toutes les tâches accomplies à la onzième heure ne donnent pas forcément de bons résultats et, avec le temps, cela peut conduire à l’épuisement professionnel.
9. Submergé par les tâches
Parfois, le volume ou la complexité des tâches peut être étouffant. Cela peut déclencher un comportement d’évitement, le cerveau recherchant des tâches plus simples et plus agréables, laissant les plus difficiles pour « plus tard ».
Cette dérobade ne fait qu’accroître l’anxiété, car les tâches reportées restent en arrière-plan.
10. Absence de priorités
En l’absence de priorités claires, tout semble d’égale importance, ce qui conduit à une exécution dispersée.
Le fait de changer constamment de vitesse ou d’être indécis sape l’énergie et l’efficacité. L’établissement de priorités est un outil qui donne une direction, garantissant que l’énergie est canalisée là où elle a le plus d’impact.
11. Prête à la distraction
Notre monde moderne est un labyrinthe de distractions. Des notifications qui s’affichent à chaque seconde aux bureaux à aire ouverte où l’on se déplace constamment, les distractions sont omniprésentes.
Pour certains, ces distractions permettent d’échapper à des tâches fastidieuses. Mais des distractions fréquentes perturbent la concentration, ce qui prolonge l’achèvement de la tâche.
12. La paresse
Parfois, l’inertie de l’inaction est trop forte pour être combattue. C’est un trait de caractère humain que de vouloir parfois se détendre et éviter l’effort.
Si la paresse occasionnelle est acceptable et même bénéfique, l’évitement habituel peut conduire à l’accumulation de tâches et de regrets.
Réflexions finales
L’énigme de la procrastination ne se résout pas du jour au lendemain. Elle est enracinée dans nos comportements, nos peurs et, parfois, dans la simple envie d’emprunter la voie de la facilité.
Mais voilà : nous sommes tous capables de changer. Reconnaître les raisons pour lesquelles nous remettons à plus tard n’est que le point de départ. Le véritable défi consiste à prendre des mesures pour le surmonter.
Chaque moment passé à attendre est un moment perdu. Mais chaque tâche abordée de front, aussi petite soit-elle, est un pas vers la construction d’une habitude d’action.
Vaincre la procrastination n’exige pas la perfection. Il suffit d’un petit coup de pouce pour commencer. La magie réside souvent dans le simple fait de commencer.
Alors, pourquoi attendre ? Commencez dès maintenant. L’avenir est façonné par ce que nous faisons aujourd’hui.