🔥 Produits recommandés : Canon EOS R6 II • DJI Mini 4 Pro • MacBook Pro M4

La plupart d’entre nous n’aiment pas le désordre. Par exemple, une étude publiée dans la revue Personality and Social Psychology Bulletin a révélé que sur 60 femmes invitées à faire visiter leur maison à des chercheurs, celles qui pensaient que leur maison était encombrée étaient plus susceptibles de se sentir constamment fatiguées et de présenter des symptômes de dépression. Ces effets sont liés à l’hormone cortisol, qui joue un rôle dans la façon dont nous réagissons au stress.
Le désordre, combiné au sentiment de ne pas pouvoir le contrôler, peut également nous amener à prendre de mauvaises décisions. Une étude publiée en 2016 dans la revue Environment and Behavior a examiné comment notre état d’esprit face à une cuisine chaotique incite certaines personnes à faire de mauvais choix alimentaires. Plus précisément, l’étude a révélé que les personnes qui n’avaient aucun contrôle sur le désordre et le chaos de leur cuisine mangeaient plus de biscuits que celles qui avaient l’impression de maîtriser leur cuisine.
En zoomant, nous pouvons voir comment un environnement encombré peut passer d’une non-préférence esthétique à un sérieux problème de style de vie, nous incitant par exemple à sauter des séances d’entraînement.
Bien que le désencombrement puisse aider à lutter contre la dépression, les envies malsaines ou la fatigue, de nombreuses personnes estiment que l’effet positif le plus prononcé du désencombrement est un sentiment de légèreté et une augmentation de la productivité. Voici une bonne raison pour laquelle c’est le cas.
Moins d’encombrement, c’est plus de puissance cérébrale pour les tâches réelles
Vous avez peut-être entendu dire (ou fait l’expérience vous-même) que nous travaillons mieux lorsque nous sommes moins encombrés. La science nous offre une explication neuroscientifique.
Une étude publiée dans The Journal of Neuroscience examine la manière dont le cerveau humain traite les environnements très encombrés et suggère que le désencombrement de votre environnement pourrait être un moyen de garantir que votre bande passante mentale limitée est utilisée de manière optimale.
Lorsque nous regardons le désordre, notre cerveau tente d’identifier les informations les plus pertinentes qui nous aideront à atteindre nos objectifs immédiats. Ces informations sont appelées « ensemble attentionnel ». Lorsque nos objectifs changent, notre cerveau doit supprimer l’ancien ensemble attentionnel et passer à un nouvel ensemble attentionnel, ce qui consomme de l’énergie cérébrale.
Dans cette étude, les chercheurs ont examiné comment le cerveau des participants réagissait lorsqu’ils regardaient des images de différents objets. Ils ont constaté que lorsque les personnes recherchaient un certain type d’objet (la cible), leur cerveau accordait plus d’attention à ce type d’objet et moins d’attention à d’autres types d’objets (les distracteurs) qui étaient auparavant importants mais qui ne l’étaient plus.
Plus votre champ de vision est rempli d’objets qui n’ont rien à voir avec votre objectif, plus votre cerveau doit travailler dur pour maintenir chacun d’entre eux hors de la zone d’attention. Cela peut entraîner de la fatigue et nous amener à nous sentir paresseux et moins productifs que nous ne pourrions l’être.
En revanche, si votre environnement est dégagé ou minimaliste, votre cerveau se concentre sur moins d’éléments à filtrer, ce qui lui permet d’allouer plus de ressources à la tâche à accomplir.
Conclusion
Nettoyer sa maison ou son environnement n’est pas seulement un processus physique, c’est aussi un processus mental. En réduisant le désordre, vous minimisez les distractions, ce qui permet à votre cerveau de se concentrer sur des tâches plus importantes. L’organisation de votre espace peut également vous donner un sentiment de contrôle et d’ordre, ce qui peut atténuer les sentiments de stress et favoriser un sentiment de bien-être. Le rajeunissement mental qui découle du désencombrement est une preuve évidente du lien entre notre environnement physique et nos fonctions cognitives.
ImageFacebook/LinkedIn: Prostock-studio/Shutterstock