Pourquoi il ne faut pas exagérer les différences entre les générations

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Points clés

  • Les différences générationnelles communément admises sont en grande partie un mythe.
  • La création et la perpétuation de ces prétendues différences peuvent causer de réels dommages à la vie des gens.
  • Se concentrer sur les points communs plutôt que sur les différences contribuera grandement à créer une société plus équitable et plus juste.

Nous les avons entendus maintes et maintes fois. Il s’agit de petites phrases de sagesse présumée décrivant les attributs collectifs d’une génération et les caractéristiques individuelles de ses membres. Elles se présentent généralement comme suit :

  • Génération silencieuse (née entre 1927 et 1946) : Ayant grandi pendant la Grande Dépression ou la Seconde Guerre mondiale, les membres de la génération silencieuse sont loyaux et fiables, ce qui s’explique par leur aspiration à la stabilité ;
  • Les baby-boomers (nés entre 1946 et 1964) : Les baby-boomers sont privilégiés et égocentriques, résultat de l’obsession de l’après-guerre pour les enfants et de la chance qu’ils ont eue d’être élevés pendant un boom économique ;
  • La génération X (née entre 1965 et 1980) : Les membres de la génération X sont en colère, et à juste titre, car ils sont pris dans le sillage des baby-boomers, dont le nombre est énorme et qui ont bénéficié d’une manne financière ;
  • Les Millennials (nés entre 1981 et 1995) : En tant que natifs du numérique, les Millennials règnent sur les médias sociaux et évitent comme la peste les engagements professionnels et personnels profonds, préférant se concentrer sur l’instant présent et garder ouvertes leurs options de carrière et de relation ;
  • La génération Z (née entre 1997 et 2012) : Les membres de la génération Z sont conservateurs et peu enclins à prendre des risques, ce qui constitue un retour en arrière par rapport aux habitudes de la génération silencieuse, où l’on ne s’embarrassait pas de drame.

Ces généralisations générationnelles sont-elles fondées ? Peut-être, car on peut constater que les événements marquants qui définissent une certaine période peuvent laisser une impression durable sur un individu, en particulier pendant sa jeunesse. J’étais un adolescent de la contre-culture, par exemple, et les événements de la fin des années 1960 et du début des années 1970 (Vietnam, assassinats, crise énergétique, détournements d’avions et Watergate, pour ne citer que quelques-uns des plus grands succès de cette époque) m’ont convaincu que le monde est un endroit chaotique où à peu près tout peut arriver à n’importe quel moment. Ce point de vue m’a toutefois été utile, ainsi qu’à beaucoup d’autres baby-boomers, car il m’a permis de placer la pandémie dans un contexte historique.

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Dans l’ensemble, cependant, la création et la perpétuation de ces archétypes générationnels n’est pas seulement un exercice stupide, mais aussi un exercice potentiellement nuisible, en particulier sur le lieu de travail. D’une part, il n’est pas judicieux d’enfermer un groupe de personnes dans une catégorie précise, surtout lorsque des dizaines de millions d’individus uniques sont concernés.

Le problème, c’est qu’il est dangereux de définir les êtres humains en fonction d’un seul attribut. La discrimination et la haine peuvent résulter de cette « altérité » apparemment inoffensive, alimentant une société plus compétitive et darwinienne. Faire des suppositions ou tirer des conclusions sur un groupe de personnes en se basant sur l’année de leur naissance est quelque chose qui devrait être définitivement mis au rancart, comme le racisme et la misogynie.

Plutôt que de continuer à semer la discorde, nous devrions plutôt nous concentrer sur les points communs beaucoup plus évidents que partagent les humains afin de jeter des ponts entre les générations et toutes les autres barrières socialement construites. Dans un article précédent, j’ai proposé qu’il y ait 10 traits que nous partageons en tant qu’espèce. En nous concentrant sur ces traits plutôt que sur nos prétendues différences, nous pourrions contribuer à créer une société plus équitable et plus juste.

Ces caractéristiques sont, dans le désordre, les suivantes

1. L’appartenance. Nous sommes tous des êtres sociaux, ce qui signifie que nous dépendons de relations significatives avec les autres.

2. La communauté. De même, nous aspirons à faire partie de quelque chose de plus grand que notre personne.

3. La créativité. Les humains partagent la volonté d’utiliser leur imagination pour créer quelque chose qui n’existait pas auparavant.

4. La curiosité. Nous sommes des organismes curieux, désireux de comprendre le fonctionnement des choses.

5. La famille. Le désir de parenté, qu’il soit d’origine biologique ou non, est inscrit dans notre patrimoine génétique.

6. L’amour. Cet état émotionnel fort, induit chimiquement, est l’astuce de la nature pour nous inciter à perpétuer l’espèce.

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7. La mémoire. Notre cerveau est le réceptacle du passé, un moyen de transmettre l’histoire de notre vie à la génération suivante dans un souci de continuité.

8. La raison d’être. Chacun d’entre nous est ici pour une raison, et notre mission consiste à trouver cette raison et à la réaliser du mieux que nous pouvons.

9. Raconter des histoires. Notre principale forme de communication consiste à raconter à quelqu’un d’autre un aspect de la condition humaine, d’une manière ou d’une autre.

10. La voix. Nous avons tous besoin de nous exprimer d’une manière unique pour dire au reste du monde qui nous sommes.

Ces dix traits humains transcendent toutes les différences superficielles auxquelles nous passons beaucoup trop de temps à penser et à parler. Utilisons-les pour nous rapprocher les uns des autres, tout en reconnaissant et en respectant notre merveilleuse diversité.