Homer et Marge Simpson constituent l’un des couples fictifs les plus durables de la télévision américaine – les Simpson sont diffusés depuis plus de vingt ans. Leur mariage est-il un exemple de ce qu’il faut faire pour qu’une relation à long terme perdure, ou un exemple de ce qu’il ne faut pas faire ?
🔥 Produits recommandés : Canon EOS R6 II • DJI Mini 4 Pro • MacBook Pro M4
À première vue, le mariage des Simpson semble être parsemé d’embûches. Homer est en surpoids, inintelligent, mauvais dans son travail et fait souvent de mauvais choix en matière de relations. Dans l’épisode intitulé « The Fat and the Furriest », Homer décide de se venger d’un ours qui l’a attaqué. Lorsque ses amis tentent de l’avertir que Marge sera contrariée, il répond : « Messieurs, il arrive qu’un homme doive mettre son mariage en péril, pour des raisons qui sont déroutantes, même pour lui ». Mais Marge n’est pas parfaite non plus : elle refoule constamment ses sentiments et évite la confrontation. Par exemple, lorsque Homer est kidnappé dans « L’ordinateur portait des chaussures de menace », les kidnappeurs envoient un faux Homer pour prendre sa place. Marge sait immédiatement qu’il se passe quelque chose, mais le faux Homer dit : « Veuillez pardonner mon absence inexpliquée. Pour me faire pardonner, nous irons dîner dans un restaurant à prix raisonnable, puis nous passerons une nuit à faire l’amour avec des Allemands. » Au lieu de continuer à chercher son mari disparu, Marge répond : « Je n’ai pas envie de cuisiner… ».
Mais leur relation comporte-t-elle des aspects positifs ? Certainement. Tout d’abord, leur vie sexuelle semble saine ; plusieurs épisodes les montrent en train de s’amuser dans la chambre à coucher. Ils affichent souvent leur amour l’un pour l’autre, y compris leur jalousie à l’égard de leurs rivaux sexuels. Au fil des ans, nous voyons d’innombrables exemples de leur capacité à surmonter les difficultés grâce à leur dévouement et à une bonne communication.
Que dit la théorie psychologique sur leur relation ? L’une des réponses vient du modèle d’investissement1, l’une des méthodes les plus populaires et les mieux établies en psychologie pour examiner la dynamique de base des relations. La théorie suggère que pour prédire si une relation donnée durera dans le temps, nous devons connaître trois éléments : (1) la satisfaction des membres du couple, (2) la dépendance (basée sur les alternatives perçues) et (3) le niveau d’investissement. Commençons par le premier facteur de ce billet (les deux autres seront abordés dans des billets ultérieurs) : La satisfaction.
La satisfaction vient en partie du fait que l’on pèse le pour et le contre de toute relation, comme nous l’avons décrit plus haut. En outre, pour décider si vous êtes satisfait, vous ne comparez pas seulement les bons et les mauvais côtés ; vous comparez également ce que vous avez par rapport aux autres relations que vous voyez, ce que les chercheurs appellent le niveau de comparaison. Quels autres exemples de relations Springfield offre-t-il ? Lorsque Homer et Marge ont organisé un dîner de couple, les Van Houten (les parents de Milhouse) se sont criés dessus et ont fini par divorcer. Ni Patty ni Selma ne peuvent rester en couple, et Homer surprend Apu en train d’avoir une liaison avec la fille qui livre le sirop de squishee !
Ainsi, bien que leur relation – comme toute autre – connaisse quelques problèmes, les Simpson semblent avoir la relation la plus satisfaisante de leur communauté. La première étape du modèle d’investissement est remplie : ils semblent satisfaits – leurs résultats sont généralement bons, en particulier par rapport à leur niveau de comparaison. Possèdent-ils les deux autres facteurs que sont la bonne dépendance et les investissements ? Deux prochains articles répondront à cette question.
Vous voulez en savoir plus sur Homer et Marge ? Voici les parties 2 et 3 de cette série.
Note : Ceci est une version résumée d’un chapitre de livre écrit par le Dr. Goodfriend ; le chapitre complet est disponible dans le livre, D’oh ! The Psychology of the Simpsons, publié par BenBella Books.
1Rusbult, C. E. (1980). Commitment and satisfaction in romantic associations : A test of the investment model. Journal of Experimental and Social Psychology, 16, 172-186.

Wind Goodfriend – Articles | Website/CV
Les recherches du Dr Goodfriend portent sur les préjugés cognitifs dans les relations amoureuses, c’est-à-dire sur la façon dont les partenaires se perçoivent mutuellement de manière subjective plutôt qu’objective. Ces biais peuvent parfois être positifs, mais ils peuvent aussi perpétuer des relations malsaines ou violentes.