
Un nouveau domaine de recherche sur les relations amoureuses s’intéresse à la « non-monogamie consensuelle », un phénomène dans lequel les partenaires s’engagent (sexuellement et émotionnellement) avec d’autres personnes, et qui constitue une norme mutuellement acceptée. Jennifer Harman et Bjarne Holmes (tous deux collaborateurs de ScienceOfRelationships.com) ont participé à ce symposium.
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Jennifer Harman a parlé des « partenaires multiples congruents » en Tanzanie, où la polygamie est légale et normative. Elle a constaté que les hommes et les femmes étaient étiquetés très différemment par les autres lorsqu’ils avaient plusieurs partenaires sexuels. Les hommes étaient désignés par des mots puissants et virils (par exemple, « lame de rasoir », « pétard »), tandis que les femmes qui avaient plusieurs partenaires étaient désignées par des mots désobligeants et offensants (par exemple, « prostituée », « idiote », « écervelée »). Malheureusement, cela suggère un double standard sexuel ; les femmes ont été évaluées plus sévèrement que les hommes, qu’ils soient monogames ou non.
Bjarne Holmes a présenté des données montrant que les personnes qui vivent une relation polyamoureuse ressentent la jalousie différemment de celles qui vivent une relation monogame. Des recherches antérieures suggèrent que dans les relations monogames, les hommes sont un peu plus sensibles à la jalousie sexuelle et les femmes à la jalousie émotionnelle, mais cette différence disparaît dans les relations polyamoureuses. Il semble que la jalousie soit beaucoup moins douloureuse dans un contexte polyamoureux, car la communication et le contrôle sont plus ouverts. En outre, une plus grande proximité entre les participants et les autres partenaires de leur partenaire est associée à une moindre jalousie sexuelle. Le Dr Holmes a conclu son exposé en nous rappelant que de nombreux comportements et émotions que nous pensons être universels dans les relations ne le sont pas lorsque l’on considère des contextes non monogames consensuels.
Amy Moors a présenté ses recherches sur les pratiques sexuelles sûres dans les relations monogames et non monogames consensuelles (CNM). Les gens supposent souvent que les relations monogames sont « plus sûres », c’est-à-dire que les personnes monogames sont moins exposées aux maladies que celles qui ont des relations sexuelles avec plusieurs partenaires. Cette hypothèse est probablement erronée, étant donné qu’un pourcentage important de personnes vivant dans des relations « monogames » trompent leur partenaire (plus de 40 % chez les jeunes adultes) et que, lorsqu’elles le font, elles ont des rapports sexuels beaucoup plus risqués que les personnes vivant dans des relations « monogames ». Les infidèles « monogames » utilisent moins souvent (et parfois de manière incorrecte) des moyens de protection (par exemple des préservatifs), ils sont plus susceptibles d’être en état d’ébriété, moins susceptibles de discuter des infections sexuellement transmissibles avec leur partenaire et beaucoup moins susceptibles d’en parler à leur partenaire principal après une liaison. En revanche, les relations avec la CNM sont plus sûres, car les partenaires sont beaucoup plus susceptibles d’avoir des rapports sexuels protégés et de communiquer ouvertement.
Enfin, Melissa Mitchell a abordé la question de la satisfaction des besoins dans les relations polyamoureuses. Des recherches antérieures suggèrent que le fait d’être très satisfait de quelqu’un d’autre est associé à la non-satisfaction de ses besoins et à une moindre satisfaction à l’égard de son partenaire principal. Mais une autre perspective suggère que les gens imposent un fardeau trop lourd à un seul partenaire pour satisfaire tous leurs besoins, et qu’ils pourraient s’en sortir mieux avec des partenaires multiples. Les données confirment cette prédiction : le fait de satisfaire ses besoins avec plusieurs partenaires augmente en effet la satisfaction à l’égard du partenaire principal (bien que l’effet soit faible). Les gens n’essayaient pas de remplacer leurs partenaires par d’autres – ils étaient plus satisfaits de leurs deux partenaires lorsqu’ils avaient l’impression que leurs besoins étaient satisfaits.
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Dr. Dylan Selterman – Articles surla science des relations – Site web/CV
Les recherches du Dr Selterman portent sur la personnalité sûre et la personnalité insécure dans les relations. Il étudie comment les gens rêvent de leur partenaire (et d’autres solutions) et comment les rêves influencent le comportement. En outre, le Dr Selterman étudie le soutien de base sécurisé dans les couples, la jalousie, la moralité et la mémoire autobiographique.