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Comme beaucoup d’entre nous le savent, le plus grand défi de la misophonie est d’apprendre à réduire la réactivité du système nerveux (ou à calmer le corps) « dans l’instant ». Cependant, les activités qui permettent de calmer le corps dans la vie de tous les jours sont tout aussi importantes, car les deux processus interagissent. C’est pourquoi ce billet traite des exercices et des activités de calme proactifs qui jouent un rôle dans la façon dont on réagit « dans l’instant ».
De nombreuses personnes atteintes de misophonie souffrent d’anxiété anticipée. C’est-à-dire qu’elles deviennent anxieuses lorsqu’elles savent qu’elles risquent d’être confrontées à des déclencheurs. L’un des moyens de contourner cette anxiété consiste à planifier des activités apaisantes avant d’entrer dans une zone de déclenchement. Par exemple, si vous prévoyez une sortie en famille au cours de laquelle vous pensez que vous ou votre enfant risquez d’être confronté à des déclencheurs, faites des exercices d’apaisement physiologique avant de partir ! Bien que cela puisse paraître simple, l’anxiété anticipée élève le système nerveux, ce qui rend les activités proactives encore plus importantes. En d’autres termes, une fois l’anxiété anticipée mise en place, lorsque la personne atteinte de misophonie est confrontée à des déclencheurs, elle passe de « 50 à 90 » plutôt que de « 0 à 60″. Plus on commence bas, plus on reste bas ».
La plupart d’entre nous savent que des activités telles que prendre un bain chaud ou écouter de la musique apaisante peuvent être apaisantes, car elles bloquent les effets accablants d’un bombardement de stimuli auditifs ou visuels. D’autres activités (comme marcher à l’extérieur, se balancer ou glisser dans un fauteuil, et les techniques de respiration) utilisent également nos sens pour modifier l’état neurophysiologique. Pourtant, la plupart des gens ne réalisent pas que le mouvement peut non seulement réduire l’état d’excitation général (ou être généralement apaisant), mais aussi avoir un impact positif sur la misophonie dans l’instant !
Pour se rendre compte de la puissance du mouvement, il suffit de noter la différence de réactivité à la misophonie que vous ou votre enfant ressentez lorsqu’il ou elle est en mouvement (en courant, en faisant du skateboard, en dansant, etc.). Soit dit en passant, le plein air est un endroit merveilleux pour toute personne atteinte de misophonie. Pensez simplement à l’acoustique. Si l’on se trouve à l’intérieur, à une table de cuisine, le son n’est pas absorbé et rebondit littéralement sur les murs. À l’extérieur, en revanche, le son peut s’éloigner. Voyez à quel point vous ou votre enfant vous sentez différent lorsque vous courez à l’extérieur et/ou lorsque vous faites d’autres activités en plein air !

Lorsque nous nous déplaçons, la manière dont nous intégrons nos sens est différente et notre attention inconsciente est fortement sollicitée. Plus le mouvement est complexe, plus la demande d’attention est importante.
Plus la demande attentionnelle est importante, moins nous nous concentrons sur les sons. Il est à noter que tout cela se passe en dehors de notre conscience. Le fait de savoir qu’il y a des moments où la réactivité à la misophonie est réduite, voire absente, peut rassurer un enfant ou un adulte.
Apprendre à gérer ces activités et à s’y préparer quotidiennement et de manière proactive peut avoir un impact positif sur le fonctionnement et le bien-être général d’une personne.
Pour plus d’informations sur la misophonie et des ressources gratuites, Misophonia International.