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Points clés
- Le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais l’indifférence.
- Le désengagement romantique peut se traduire par un sentiment d’indifférence à l’égard d’un partenaire, associé à des tentatives d’accroître la distance émotionnelle.
- La bonne nouvelle, c’est que les couples qui ne savent pas comment communiquer efficacement peuvent apprendre.
Comme de nombreux couples l’apprennent à leurs dépens, l’incapacité à exprimer un intérêt relationnel ou à maintenir une interaction positive entraîne une baisse de la satisfaction conjugale. Cela peut conduire à des sentiments de dépression et de négativité à l’égard du conjoint. Mais dans de nombreux cas, les partenaires autrefois inséparables ne glissent pas vers l’animosité, mais vers l’apathie.

Le contraire de l’amour n’est pas la haine
Irum Saeed Abbasi et Nawal G. Alghamdi (2017) ont examiné les facteurs qui caractérisent le processus de désamour[i], et identifient le contraire de l’amour comme étant l’indifférence émotionnelle. Elles identifient l’indifférence émotionnelle avec les termes » désaffection maritale » et » désengagement romantique « .
Ils définissent le désengagement romantique comme un sentiment d’indifférence à l’égard d’un partenaire, associé à des tentatives cognitives et comportementales visant à accroître la distance émotionnelle. Ils expliquent le désengagement romantique par l’absence d’émotions positives fortes, mais aussi par un nombre relativement faible d’émotions négatives à l’égard d’un partenaire et de la relation. Abbasi et Alghamdi expliquent que, par rapport aux conjoints engagés, les conjoints désengagés sont moins impliqués dans la vie de leur partenaire, passent moins de temps à parler avec lui, sont moins intimes et sont moins attentifs aux besoins de leur partenaire ou à la relation.
Abbasi et Alghamdi définissent la désaffection conjugale comme « une détérioration progressive de l’amour et de l’attachement émotionnel », ainsi qu’une diminution des soins et une indifférence croissante. Ils énumèrent les facteurs qui déterminent si un conjoint désaffecté restera dans la relation, notamment l’engagement personnel et social, le nombre d’enfants, l’âge, la durée du mariage et ce qu’ils appellent le contrôle général sur leur vie.
Abbasi et Alghamdi citent une étude portant sur 300 enseignants masculins mariés (Sadati, Honarmand, & Soodani, 2015) qui a identifié les facteurs ayant une incidence directe sur la désaffection conjugale, notamment l’émotivité négative (neuroticisme), le pardon, la différenciation (maintien de l’individualité au sein d’une relation) et le conflit conjugal. Ils ont également identifié un lien entre la désaffection conjugale et l’addiction au travail – ce qui n’est probablement pas une surprise pour de nombreux conjoints à double revenu qui se voient à peine en raison de leur emploi du temps.
Éducation et communication
La bonne nouvelle, c’est que les couples qui ne savent pas comment communiquer efficacement peuvent apprendre. Maryam Fallahi et al. (2022)[ii] ont utilisé un échantillon iranien pour étudier dans quelle mesure l’éducation relationnelle et les changements dans la communication avaient un impact sur le fonctionnement conjugal des jeunes mariés. Ils ont constaté que les couples du groupe d’intervention décrivaient un niveau plus élevé de fonctionnement conjugal, ainsi que des comportements de communication plus positifs et moins négatifs jusqu’à six mois après l’étude. L’augmentation de la communication négative entre les conjoints, en revanche, semblait prédire un fonctionnement conjugal plus faible à l’avenir.
L’effort plutôt que l’apathie
Même au sein des unions souffrant d’indifférence, il y a de l’espoir. Abbasi et Alghamdi soulignent la valeur de la thérapie conjugale, de l’ajustement conjugal et de la reconnaissance des styles d’adaptation et des comportements dysfonctionnels qui caractérisent la désaffection conjugale. Fallahi et al. signalent la valeur positive de l’éducation sur la communication conjugale. Lorsque les deux partenaires s’intéressent à leur relation et s’engagent à y travailler, ils peuvent combiner leurs efforts pour améliorer la qualité de leur relation et apprécier leur vie de couple.
Références
[i] Abbasi, Irum Saeed, et Nawal G. Alghamdi. 2017. » Couples polarisés en thérapie : Reconnaître l’indifférence comme l’opposé de l’amour. » Journal of Sex & Marital Therapy 43 (1) : 40–48. doi:10.1080/0092623X.2015.1113596.
[ii] Fallahi, Maryam, Reza Fallahchai et Tayebeh Abbasnejad. 2022. « Communication Behaviors and Marital Functioning among Iranian Newlyweds : The Effects of the Prevention and Relationship Education Program ». Current Psychology : A Journal for Diverse Perspectives on Diverse Psychological Issues 41 (6) : 3565–76. doi:10.1007/s12144-020-00889-9.