Les enfants et les médicaments psychiatriques

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THE BASICS

Près de la moitié des enfants traités pour des troubles mentaux ne voient jamais de psychiatre. Les prestataires de soins primaires prescrivent plus de médicaments psychiatriques aux enfants que les psychiatres, ce qui soulève des inquiétudes quant à la surmédication, au dosage adéquat et au diagnostic approprié des troubles mentaux. Les enfants constituent une population vulnérable, avec des besoins sociaux et de développement spécifiques. Le traitement doit tenir compte de ces préoccupations. Voici dix bonnes pratiques pour tous les prestataires qui prescrivent des médicaments psychiatriques aux enfants.

Utiliser des critères de diagnostic fondés sur des données probantes

L’utilisation de critères diagnostiques améliore considérablement la fiabilité des diagnostics psychiatriques. Pourtant, de nombreux prestataires, en particulier les pédiatres, ne les utilisent pas. Au lieu de cela, ils attribuent à l’enfant un diagnostic commun sur la base de quelques observations comportementales ou de l’avis des parents. Les cliniciens devraient plutôt rassembler des informations provenant de sources multiples, interroger l’enfant et utiliser les critères diagnostiques pertinents du DAM ou d’un autre guide diagnostique.

Suivre les directives de traitement

L’Académie américaine de pédiatrie, l’Académie américaine de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et d’autres organisations ont publié des directives de traitement pour la plupart des troubles mentaux courants chez l’enfant. Par exemple, l’Académie américaine de pédiatrie conseille aux enfants d’âge préscolaire atteints de TDAH de bénéficier d’interventions comportementales avant d’essayer les médicaments. Tous les enfants atteints de TDAH devraient bénéficier d’une thérapie et d’un traitement médicamenteux. Informez les parents que le respect des directives thérapeutiques pertinentes peut considérablement accroître l’efficacité du traitement, y compris des médicaments.

Orienter vers des soins de santé mentale

Les pédiatres et les médecins traitants qui traitent les troubles mentaux doivent proposer à l’enfant d’être orienté vers un psychologue ou un psychiatre pour enfants. Ils doivent également encourager la famille à rechercher une thérapie familiale et des conseils pour l’enfant. Les changements apportés à l’environnement familial et le soutien parental peuvent grandement améliorer les résultats chez les enfants.

Savoir quels sont les comportements normaux du point de vue du développement

Un enfant de deux ans qui se jette par terre en pleurant et se frappe le visage a un comportement typique de son développement. Pourtant, les parents peuvent s’alarmer d’un comportement typique du développement. Il est donc important que les cliniciens sachent ce qui est normal, en particulier lorsqu’ils ne sont pas spécialisés dans le traitement des enfants. Conseillez les parents sur les comportements normaux, sur le moment où ils peuvent s’attendre à ce que ces comportements disparaissent et sur la mesure dans laquelle l’environnement parental et social peut influencer ces comportements.

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Impliquer l’enfant dans le traitement

Il est tentant de ne s’associer qu’avec le parent ou la personne qui s’occupe de l’enfant, et de considérer les enfants, en particulier les jeunes enfants, comme incapables de participer à leur traitement. C’est une erreur qui peut diminuer l’observance du traitement et déclencher des conflits entre les parents et l’enfant. Même les très jeunes enfants peuvent comprendre que les médicaments les aident à se sentir plus heureux et plus calmes. Il faut donc expliquer le diagnostic et les médicaments à l’enfant d’une manière compréhensible et adaptée à son âge.

Solliciter l’aide des soignants

Les soignants sont plus que de simples distributeurs de médicaments. Ils doivent comprendre le diagnostic de l’enfant et la nécessité du médicament. Il est également important qu’ils jouent un rôle proactif et évolutif dans le traitement. Ils doivent notamment informer les prescripteurs des effets secondaires et continuer à surveiller le comportement de l’enfant. Il faut donc encourager une communication ouverte et réciproque et aider les soignants à comprendre que la gestion des médicaments est souvent un processus d’essais et d’erreurs.

Discuter des effets secondaires et des contre-indications

Les parents qui ont peu d’expérience des médicaments psychiatriques peuvent les considérer comme une panacée. Il est important de leur donner une perspective plus nuancée. Discutez des effets secondaires courants, des contre-indications et de l’évolution des effets secondaires au fil du temps. Certains médicaments peuvent nécessiter des changements de mode de vie. Par exemple, certains enfants ressentent moins les effets secondaires des stimulants lorsqu’ils prennent des repas réguliers. Discutez donc des facteurs liés au mode de vie qui peuvent jouer un rôle dans les effets secondaires et encouragez les parents à faire leurs propres recherches.

Contrôler les progrès

De nombreux parents dont les enfants prennent des médicaments psychiatriques font état de problèmes comportementaux et psychiatriques persistants, malgré le traitement. Bien qu’un seul médicament ne puisse pas résoudre tous les problèmes d’un enfant, il est important d’assurer un suivi continu avec la famille. Fixez des objectifs et des critères de traitement clairs et évaluez à intervalles réguliers si l’enfant et sa famille atteignent ces objectifs. Si ce n’est pas le cas, il peut être nécessaire de changer de médicament ou d’en augmenter la dose.

Commencer par des doses plus faibles et moins de médicaments

Dans presque tous les cas, il est plus sûr de commencer par la dose la plus faible potentiellement efficace et de l’augmenter progressivement. Commencez par un seul médicament et ajoutez-en d’autres si nécessaire. Sinon, il est difficile d’évaluer si le traitement est efficace, quel médicament est efficace et quel médicament est responsable des effets secondaires qui apparaissent. Rappelez aux familles que le traitement peut prendre du temps et qu’il s’agit de la manière la plus sûre de l’initier.

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Travailler avec les écoles

De nombreux enfants bénéficiant d’un traitement psychiatrique ont également droit à des aménagements scolaires. Un environnement éducatif adapté peut permettre aux élèves de réussir et peut même réduire la nécessité d’un traitement médicamenteux à long terme. Il est donc important d’informer les parents de leur droit à un plan d’éducation individualisé (PEI) et de fournir les documents appropriés à l’appui de ce plan.

Le plus important est peut-être d’encourager les soignants à être proactifs, à faire leurs propres recherches et à poser autant de questions qu’ils le souhaitent. Le succès du traitement dépend fortement de la capacité des parents à surveiller les médicaments, à signaler les effets secondaires et à évaluer de manière critique les progrès de l’enfant. Il faut donc considérer les parents et l’enfant comme des partenaires dans le traitement, et non comme des personnes à qui l’on impose un traitement. Expliquez-leur qu’il peut être nécessaire de modifier le traitement au fil du temps et aidez-les à comprendre qu’il faut parfois un certain temps avant d’obtenir le bon médicament ou le bon dosage.

En les encourageant à considérer le traitement comme un processus collaboratif et évolutif, vous aidez les familles à prendre des décisions intelligentes en matière de traitement et vous soutenez les enfants face à un large éventail de problèmes de santé mentale.