Les avantages d’être un déménageur (et un agitateur) Les avantages d’être un déménageur (et un agitateur)

Mesdames, imaginez la situation suivante : C’est un vendredi soir. L’endroit est en effervescence. De l’autre côté de la salle, un bel inconnu vous a tapé dans l’œil. Vous voulez attirer son attention, mais comment ? Si vous suiviez le protocole traditionnel, vous battriez des cils, exhiberiez un mollet bien tonique, resteriez assise et attendriez, en espérant qu’il comprenne le message et traverse la pièce. Mais nous sommes en 2011. S’asseoir et attendre n’est certainement pas la seule façon pour une femme d’entrer en contact avec un homme. D’ailleurs, qui a l’avantage dans cette situation : la femme parce qu’elle peut dire « oui » ou « non », ou l’homme parce qu’il a l’embarras du choix ? Par ailleurs, est-il acceptable qu’une femme fasse l’approche ?

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La question de savoir « qui doit aborder » est devenue d’autant plus importante que les frontières entre les rôles des hommes et des femmes sont devenues plus floues. Jusqu’à récemment, chacun connaissait son rôle : les hommes abordent, les femmes acceptent ou rejettent. Mais que se passerait-il si les rôles étaient inversés ? Les femmes « agiraient-elles » davantage comme des hommes si c’était elles qui traversaient la pièce tandis que les hommes restaient assis dans leurs fauteuils confortables ? Les hommes deviendraient-ils plus sélectifs dans le rôle de la proie ?

Une étude réalisée en 2009 auprès de 250 speed-daters et publiée dans Psychological Science s’est penchée sur ces questions. Les chercheurs ont constaté que chacun était plus sélectif lorsqu’il était approché par un partenaire potentiel, mais qu’il l’était moins lorsque c’était lui qui faisait l’approche.1 Lorsque les hommes se déplaçaient dans la pièce de manière traditionnelle tandis que les femmes restaient assises, ces dernières se montraient plus sélectives à l’égard des candidats à l’aventure. Lorsque les hommes se déplacent dans la pièce de manière traditionnelle tandis que les femmes restent assises, les femmes sont plus sélectives quant aux dates potentielles. Cependant, lorsque les femmes font la rotation, ce sont les hommes qui sont plus sélectifs quant aux personnes qu’ils considèrent comme des partenaires. Les speed-daters ont également été interrogés sur leur sentiment de confiance lorsqu’ils étaient la personne choisie et celle qui l’était. Une fois de plus, tous ont déclaré qu’ils se sentaient plus confiants lorsqu’ils étaient ceux qui choisissaient.

Quelles sont les implications de ce travail ? L’une des raisons pour lesquelles les femmes peuvent avoir la réputation d’être plus difficiles à choisir est que, traditionnellement, ce sont les hommes qui font le premier pas. En s’approchant, les hommes disent intrinsèquement « oui » ; les femmes qui sont approchées, en revanche, ont la liberté de dire « oui » ou « non », mais uniquement à ceux qui les ont approchées. En d’autres termes, l’apparente liberté de choix des femmes résulte de la sélection disproportionnée des personnes qui les ont abordées. Oui, Al et Joe sont tous deux venus discuter, vous avez donc le choix entre les deux. Mais si vous deviez choisir, en vous approchant, votre sélection serait beaucoup plus grande. Vous pourriez choisir entre Al, Joe, Rick, Steve, Dave, Armando, le frère d’Armando, etc.

Cette étude suggère que la tendance à l’approche n’est pas nécessairement innée et que les hommes et les femmes agissent de manière plus similaire que beaucoup ne le supposent. Elle montre également que l’avantage va à celui qui choisit, et pas seulement en raison de la plus grande variété de choix. Lorsque c’est nous qui choisissons, nous nous sentons plus sûrs de nous et nous sommes en fait moins difficiles, ce qui se traduit par un plus grand nombre de rencontres potentielles. Mesdames, il est temps de vous lever de votre chaise. Je pense que vous verrez que l’effort en vaut la peine.

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1Finkel, E.J. et Eastwick, P.W. (2009). Arbitrary social norms influence sex differences in romantic selectivity. Psychological Science, 20, 1290-1295.

Jean Smith – Site web

Jean Smith est une anthropologue culturelle et sociale spécialisée dans l’attirance humaine, le langage corporel et la manière dont nous flirtons les uns avec les autres. Ses recherches portent principalement sur la manière dont les différentes cultures affichent et interprètent l’attirance. Elle rédige actuellement un livre sur ses recherches, qui met en lumière la manière dont les influences culturelles spécifiques, telles que la religion, l’histoire, l’économie, les croyances politiques et la socialité, influencent la manière dont l’attirance et le flirt sont manifestés. Jean a obtenu une maîtrise en anthropologie sociale à la School of Oriental and African Studies de Londres. En plus de son site webFlirtology, elle organise des séminaires et des cours de formation qui apportent un regard neuf sur la manière de gérer les conversations et les interactions importantes.

Source de l’image : risquethenovel.com