Les avantages des relations à distance

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La plupart des gens ont déjà éprouvé des sentiments forts à l’égard d’une personne géographiquement éloignée. Mais lorsqu’il s’agit de s’engager dans une relation à distance, la question se pose : Ces sentiments sont-ils durables ? De nombreuses personnes répondent par l’affirmative et sont ouvertes à la perspective de trouver le partenaire idéal, quel que soit l’endroit où il se trouve. Pour répondre à ce désir, certains sites de rencontre sont spécialement conçus pour mettre en relation des partenaires potentiels à travers le monde, en privilégiant la compatibilité plutôt que la géographie. La bonne nouvelle pour les personnes enclines à envisager une romance à distance est que les relations à distance peuvent à la fois survivre et prospérer.

Loin des yeux, mais pas loin du cœur

Au fil des ans, de nombreuses études se sont penchées sur les relations à distance, notamment sur les facteurs qui influent sur la qualité et la durabilité de la relation. Les méthodes de communication électroniques étant devenues plus répandues et plus faciles d’accès, les couples peuvent rester en contact plus fréquemment, par exemple par messagerie texte, et par des méthodes plus intimes, les appels vidéo en direct ayant remplacé les appels téléphoniques. L’objectif est de créer et de maintenir un sentiment de proximité et de confort relationnel, même si les partenaires sont séparés par des océans.

Pourtant, certains LDR s’en sortent mieux que d’autres. Qu’est-ce qui fait la différence ? Pourquoi certaines relations à distance sont-elles fructueuses alors que d’autres ne le sont pas ? La recherche apporte quelques éléments de réponse.

Quand l’absence rend le cœur plus tendre

Gretchen Kelmer et al. (2013) ont comparé les RLD aux relations géographiquement proches en termes de qualité, d’engagement et de stabilité[i]. En utilisant 870 sujets dans un échantillon national, ils ont constaté que, de manière générale, les personnes impliquées dans des partenaires géographiquement éloignés ont fait état d’une qualité de relation et d’un dévouement plus élevés dans un certain nombre de domaines. Ils ont également indiqué qu’ils avaient moins l’impression d’être contraints ou « piégés ».

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En ce qui concerne les aspects spécifiques, les niveaux plus élevés de qualité de la relation rapportés par les partenaires à longue distance comprennent l’amour pour un partenaire, le plaisir avec un partenaire, l’ajustement de la relation et la qualité de la conversation. Ces couples ont également déclaré moins de communications négatives que les couples proches.

Les auteurs suggèrent que les gens ont peut-être des critères plus élevés pour les relations à distance lorsqu’il s’agit de choisir un partenaire. Ils notent qu’en plaçant la barre plus haut dès le départ, le partenaire à longue distance « idéalisé » peut en réalité être plus « idéal » qu’un partenaire vivant à proximité. Cette dynamique peut entrer en jeu lorsque l’on décide de s’engager avec un partenaire dès le départ, sachant qu’il ou elle peut être déployé(e) ou appelé(e) à s’occuper d’affaires en dehors de l’État ou à l’étranger.

Perspectives d’avenir et grandes espérances

Le romantisme à distance peut même renforcer l’optimisme relationnel. Kelmer et al. ont constaté que les couples à distance pensaient avoir plus de chances d’épouser leur partenaire et considéraient qu’une rupture au cours de l’année suivante était moins probable au début de l’expérience. En réalité, ils étaient tout aussi susceptibles que les couples proches de mettre fin à leur relation au moment de l’évaluation de suivi. Pourquoi cet optimisme initial ? Les auteurs suggèrent que « le sentiment de stabilité et l’anticipation d’un avenir à long terme pourraient influencer la volonté des individus de faire les sacrifices à court terme associés à la séparation géographique ».

Sécurité de la séparation

Kaitlyn Goldsmith et E. Sandra Byers (2018) ont comparé les comportements positifs d’entretien relationnel (RMB) utilisés dans les RLD à ceux utilisés dans les relations géographiquement proches (RGC)[ii] Parmi de nombreux autres résultats et observations, ils ont constaté que le seul RMB que les couples à longue distance utilisaient davantage que les couples proches était les  » comportements introspectifs  » – tels que la communication téléphonique et électronique.

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Les suggestions de Goldsmith et Byers sur la façon dont les partenaires à longue distance peuvent tirer le meilleur parti de leur séparation sont toutefois très intéressantes. Ils observent que les difficultés liées au maintien d’une relation à long terme peuvent être atténuées en adoptant des comportements positifs d’auto-assistance pendant la séparation, tels que les loisirs, la poursuite d’une carrière et les amitiés, au lieu de se concentrer uniquement sur le bien-être de la relation.

Il est également vrai que certaines personnes sont mieux équipées que d’autres pour gérer les relations à distance. Goldsmith et Byers supposent que les personnes qui choisissent de vivre une relation à distance ont peut-être des attentes relationnelles différentes au départ. Il se peut que ces personnes ne s’attendent pas (ou ne souhaitent pas) des contacts fréquents avec un partenaire romantique, et qu’elles apprécient en fait les avantages d’avoir plus d’indépendance et de temps pour s’adonner à d’autres activités personnelles.

Rencontre des cœurs et des esprits

Ces recherches semblent indiquer que les relations amoureuses à distance peuvent non seulement survivre, mais aussi prospérer, à condition d’avoir le bon état d’esprit et le bon partenaire. Le choix d’un partenaire qui partage les mêmes valeurs et qui est émotionnellement prêt à relever les défis d’une romance à distance augmente les chances de réussite de la relation. Discuter des attentes relationnelles dès le départ permettra aux deux parties de profiter de leur séparation, en vue d’apprécier d’autant plus leurs retrouvailles.

Références

[i] Gretchen Kelmer, Galena K. Rhoades, Scott Stanley et Howard J. Markman.  » Qualité de la relation, engagement et stabilité dans les relations à distance « . Family Process 52, no. 2 (2013) : 257-70.

[ii] Kaitlyn Goldsmith et E. Sandra Byers. « Maintien des relations à distance : comparaison avec les relations géographiquement proches ». Thérapie sexuelle et relationnelle (2018) : 1-24.