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L’année 2020 restera comme l’une des plus difficiles de l’histoire moderne. La douleur causée par la perte d’êtres chers à cause de Covid-19 est incommensurable. Mais cette maladie a également semé la peur dans son sillage, de nombreuses personnes s’inquiétant de leur santé, de leur sécurité, de leur stabilité financière et d’un avenir incertain. L’isolement permanent a été particulièrement difficile à vivre.
Si le passé est un prologue, nous survivrons à cette crise comme nous avons survécu à d’autres traumatismes collectifs. Mais si nous regardons en arrière, nous constatons également qu’après une crise de masse, comme le 11 septembre ou une catastrophe naturelle, nous pouvons nous attendre à ce que, lorsque nous sortirons de la pandémie, de nombreuses personnes connaissent une augmentation de divers troubles psychologiques, notamment l’anxiété, le stress, la toxicomanie, la dépression et le syndrome de stress post-traumatique (SSPT).
Comment renforcer notre résilience face à la pandémie et à ses conséquences ? C’est la question que se sont posée Craig Polizzi, de l’université de Binghamton, et ses collègues. Dans un article récent, ils suggèrent que nous pouvons invoquer le modèle des « 3 C » de la résilience, qui fait référence au contrôle, à la cohérence et à la connectivité. Les recherches antérieures sur la gestion d’une catastrophe telle qu’un tremblement de terre, un ouragan ou des inondations peuvent nous guider dans notre adaptation et notre rétablissement. Mais nous pouvons également nous référer à ces 3C pour renforcer notre résilience en général.
Ce qui suit décompose chaque « C » du modèle, avec un aperçu sélectif des conseils pratiques pour faire face à la pandémie fournis par Polizzi et ses collaborateurs dans leur article.
1. Le contrôle fait référence à la conviction que vous disposez des ressources personnelles dont vous avez besoin pour atteindre vos objectifs. Polizzi et ses collaborateurs suggèrent qu’à court terme, les gens peuvent exercer un contrôle de diverses manières, par exemple en planifiant leurs activités quotidiennes, en prenant des nouvelles de leurs proches, en s’efforçant de bien dormir et en se tenant informés sur le virus. En outre, tenir un journal des événements quotidiens, des objectifs et des leçons tirées des épreuves peut aider à gérer nos sentiments.
Avoir des objectifs à long terme peut également atténuer l’anxiété, en se tournant vers l’avenir et en se préparant à la vie après le facteur de stress. Dans le cas d’une pandémie, nous pouvons commencer à planifier et à anticiper ce qui se passera lorsque nous retournerons sur le lieu de travail et à l’école, prendrons des vacances et interagirons avec des amis et des collègues qui pourraient être en difficulté. La planification et l’anticipation peuvent nous aider à relier notre présent à l’avenir et à nous faire une idée plus claire de ce que sera l’avenir.
2. La cohérence renvoie à la volonté humaine de donner un sens au monde et d’en trouver un. L’un des défis de la pandémie est de créer un récit cohérent de ce qui s’est passé et de ce que nous pouvons faire pour assurer notre sécurité personnelle. Polizzi et son équipe recommandent l’adaptation basée sur l’acceptation (ABC), qui consiste à modifier notre rapport à nos réactions aux facteurs de stress (par exemple, la peur ou l’anxiété) en prenant conscience, sans porter de jugement, du flux d’émotions que nous pouvons ressentir, comme le doute ou l’autoculpabilisation. L’idée n’est pas de chasser nos sentiments, mais de les observer de manière non réactive et d’élaborer ensuite une réponse efficace.
Polizzi et ses collègues affirment également que la pratique de la pleine conscience, qui consiste à se concentrer sur le moment présent, peut également contribuer à réduire la peur et le pessimisme. Une façon de renforcer le « muscle de la pleine conscience » est de régler une minuterie et de pratiquer l’observation attentive de vos sentiments et sensations au fur et à mesure qu’ils augmentent et diminuent. Prendre conscience de ces rythmes permet également de se rappeler que nos sentiments et les circonstances changent.
3. La connectivité englobe le besoin fondamental de contact social et de soutien. Le fait d’être en contact avec d’autres personnes après un traumatisme collectif peut être l’un des facteurs de guérison les plus puissants. Pendant la pandémie, nous pouvons tisser de nouveaux liens ou en renouer d’anciens, même par le biais de moyens technologiques tels que Zoom ou les médias sociaux. Cela permet de réduire la tristesse, le stress et l’anxiété.
Les auteurs suggèrent également de pratiquer la méditation de l’amour bienveillant, qui consiste à se concentrer sur la « région du cœur » et à contempler une personne pour laquelle on éprouve de forts sentiments positifs. À partir de là, dirigez ce sentiment positif vers vous-même, vers d’autres personnes de votre entourage et vers l’humanité dans son ensemble. Cette pratique est utile pour renforcer la résilience, car elle permet de créer un lien avec les autres et de susciter des émotions positives. C’est également une pratique qui encourage la compassion et l’empathie envers ceux qui souffrent, et qui diminue les sentiments d’isolement.
L’année écoulée a été incroyablement difficile, mais des aides et des ressources sont disponibles. Nous sommes vraiment dans cette situation – et nous en sortirons – ensemble.
Références
Polizzi, C., Lynn, S.J., Perry, A. (2020). Stress et adaptation à l’époque du COVID-19 : Pathways to Resilience and Recovery. Clinical Neuropsychiatry, 17 (2), 59-62.

