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Points clés
- Créer des relations significatives à l’âge adulte n’est pas facile et demande des efforts.
- Nous ne devons pas avoir peur de risquer d’être rejetés et nous devons partir du principe que les gens nous apprécient.
- La véritable amitié est liée à la façon dont vous traitez les gens.

J’ai récemment entendu une présentation merveilleuse et très enthousiaste du Dr Marisa Franco, psychologue à l’université du Maryland, qui a formulé des réflexions et des recommandations très pratiques sur la manière de se faire des amis à l’âge adulte.
J’ai personnellement constaté qu’il est plus difficile de nouer des liens significatifs lorsque l’on vieillit, que l’on est confronté à l’isolement dû à la pandémie de COVID-19 ou que l’on souffre de troubles mentaux qui peuvent rendre une personne plus renfermée et plus isolée socialement. À l’âge adulte, les possibilités qui s’offrent à nous ne sont pas aussi nombreuses qu’à l’époque où nous étions à l’école, entourés de nos camarades de classe, et nous nous sentons plus maladroits, plus anxieux et plus gênés. Pourtant, comme je le souligne dans mon prochain livre sur l’isolement social, l’amitié et les relations sociales sont essentielles à notre santé générale. Je vais partager avec vous certaines des idées du Dr Franco, car je pense qu’elles seront utiles à ceux d’entre nous qui luttent et se sentent isolés et seuls.
Comment les amitiés entre adultes peuvent naître
Le Dr Franco a commencé par dissiper quelques mythes sur les relations sociales, dont nous pouvons tous tirer des enseignements. Le premier mythe est que l’amitié doit se faire naturellement. C’est peut-être vrai pour les enfants à l’école, qui sont entourés de camarades de classe, d’équipes sportives et de groupes d’intérêt, mais pas tellement pour les adultes. Nous devons faire un effort conscient pour tendre la main, entamer des conversations, dire bonjour et organiser des rendez-vous autour d’un café. Comprenez qu’il s’agit là d’une démarche délicate pour tout le monde. Nous devons nous mettre en avant, près des autres, avec des interactions répétées dans un cadre où nous pouvons nous ouvrir en toute sécurité. Il peut s’agir d’un cours, d’un passe-temps ou d’un groupe d’intérêt qui se réunit régulièrement, et pas seulement une fois. Nous devons être présents physiquement et mentalement et ne pas nous laisser distraire par la consultation de nos téléphones et l’envoi de SMS.
Elle nous recommande de ne pas avoir peur de risquer d’être rejetés et insiste sur le fait que nous devons « supposer que les gens m’aiment bien ». En agissant ainsi, nous avons tendance à nous comporter de manière plus chaleureuse et plus ouverte envers les autres, ce qui, à son tour, encourage les autres à réagir positivement à notre égard. L’inverse est également vrai : si vous semblez rigide, réservé ou distrait, les autres pourraient penser que vous ne vous intéressez pas à eux, et ils ne se montreront pas aussi accueillants.
Je sais qu’il est très difficile d’avoir le courage d’aller vers les autres et de supposer que « les gens m’aiment » lorsqu’on est en plein épisode dépressif, où les pensées négatives et les sentiments d’inutilité et de désespoir nous envahissent. Cela est particulièrement vrai pour ceux d’entre nous qui souffrent d’un trouble de l’humeur et qui pensent qu’ils ne sont pas aimables ou bien accueillis par les autres et se sentent marginalisés. Notre cerveau adopte par défaut des pensées de dégoût de soi telles que « Je ne suis pas bon, je suis un perdant » et « Personne ne m’aime jamais ». Je vous encourage à mettre ces pensées de côté pendant un certain temps et à faire l’effort malgré tout, pour voir ce qui se passe. Vous pourriez être agréablement surpris par votre succès !
Partager sur soi
Un autre mythe mentionné par le Dr Franco est que « le fait de partager des choses sur nous-mêmes est un fardeau pour les gens ». C’est généralement faux ; en fait, la divulgation de soi amène les autres à nous apprécier davantage parce que nous paraissons plus humains et plus vulnérables – que nous sommes semblables à eux. Le Dr Franco nous conseille de ne pas investir d’énergie et d’efforts dans une relation avec une personne qui ne nous rend pas la pareille ou qui ne souhaite manifestement pas établir de lien. Il suffit de s’éloigner.
Le Dr Franco a mentionné un autre mythe, à savoir que « pour être aimé, je dois être la personne la plus cool, la plus drôle et la plus intelligente ! Ce n’est pas vrai non plus. La véritable amitié est liée à la manière dont vous traitez les gens, dont vous faites en sorte que les autres se sentent valorisés, qu’ils aient de l’importance et qu’ils se sentent en sécurité à vos côtés. Comment y parvenir ? Commencez par chercher quelque chose, un trait de caractère, que vous appréciez chez les autres et dites-le-leur.
Enfin, elle a évoqué dans sa présentation la différence entre un « bon ami » et une « bonne entreprise ». Le Dr Franco décrit un bon ami comme un investissement et un engagement, une responsabilité, où nous nous montrons l’un pour l’autre dans les bons et les mauvais moments. Cela demande du travail. Ce n’est pas la même chose que d’apprécier la compagnie de quelqu’un pour le moment, sans aucune des obligations d’une véritable amitié.
Je suis conscient que tout cela n’est pas facile à faire et j’espère que ces quelques conseils vous seront utiles. Je vous encourage à faire des efforts, à petits pas, et à voir.
Restez en bonne santé !