Dans mon dernier article, j’ai évoqué les recherches montrant que les couples qui reçoivent l’approbation sociale de leurs amis et de leur famille sont plus susceptibles de faire état d’une plus grande satisfaction relationnelle et de relations plus durables. L’une des principales conclusions des chercheurs dans ce domaine est que c’est la perception du soutien ou de l’approbation qui importe le plus. Cela signifie que, quel que soit le niveau réel de soutien que votre relation reçoit de la part de vos amis et de votre famille, c’est votre propre perception de ce soutien qui influence le plus fortement votre relation et vos résultats en matière de santé.1 Et oui, j’ai bien dit relation ET santé, car la recherche a montré que non seulement les personnes qui vivent des relations soutenues par la société (de même sexe ET mixtes) se déclarent plus satisfaites, plus amoureuses, plus engagées et plus durables, mais qu’elles ont aussi moins de problèmes de santé mentale et physique. En effet, si toutes les personnes que vous connaissez désapprouvent votre relation et que vous souffrez de dépression, d’anxiété, d’un stress accru ou même de maux physiques plus fréquents, il est tout à fait possible que ces expériences soient reliées.
🔥 Produits recommandés : Canon EOS R6 II • DJI Mini 4 Pro • MacBook Pro M4
Si, à première vue, il peut sembler étrange que le fait que votre meilleur ami approuve ou non votre relation ait une incidence sur la fréquence de votre rhume, en y réfléchissant de plus près, c’est tout à fait logique. Si quelqu’un désapprouve ma relation, cela met à rude épreuve toutes mes relations sociales, y compris ma relation avec mon partenaire et ma (mes) relation(s) avec mon (mes) ami(s) désapprobateur(s). Mon partenaire peut se demander pourquoi mes amis ne l’aiment pas ou ce que je leur ai dit exactement à son sujet pour qu’ils désapprouvent notre relation. Ai-je donné à mes amis l’impression qu’elle compte moins pour moi que ce que je lui ai laissé croire ? Sinon, pourquoi ne soutiendraient-ils pas notre relation ? Quant à mon ami désapprobateur, comment puis-je continuer à fréquenter et à être ami avec quelqu’un qui n’approuve pas la relation la plus importante de ma vie ? (Même dans le cas où mon ami aurait raison, il y a de fortes chances qu’en ce moment, je sois trop amoureux pour penser à autre chose qu’à des chatons, des arcs-en-ciel et des licornes à propos de ma bien-aimée). Toutes ces tensions sociales et cette agitation peuvent affaiblir la capacité d’une personne à lutter contre le rhume ! En fait, une étude a révélé que le niveau de soutien qu’une personne percevait dans sa relation à un moment donné permettait de prédire son état de santé mentale et physique jusqu’à 2,4 ans plus tard.2
Vous souhaitez en savoir plus sur les relations ? Cliquez ici pour d’autres sujets sur la science des relations. Likez-nous sur Facebook ou suivez-nous sur Twitter pour recevoir nos articles directement dans votre fil d’actualité.
1Blair, K.L. et Holmberg, D. (2008). Perceived social network support and well-being in same-sex versus mixed-sex romantic relationships. Journal of Social and Personal Relationships, 25(5), 769-791.
2Blair, K.L. (2012). Perceived social support for relationships as a predictor of relationship well-being and mental and physical health in same-sex and mixed-sex relationships : A longitudinal investigation. (Thèse de doctorat). Récupéré de Canadian Theses, http://qspace.library.queensu.ca.proxy.queensu.ca/handle/1974/7220

Dr. Karen Blair – Pour en savoir plus sur les recherches de Karen, consultez les articles deScience of Relationships.
Les recherches du Dr Blair portent sur les liens entre les relations amoureuses et la santé, l’approbation sociale des relations amoureuses et la psychologie LGBTQ. Ses dernières recherches portent sur les avantages (et les coûts) potentiels pour la santé des démonstrations publiques d’affection (PDA) dans les relations mixtes et homosexuelles. Les démonstrations publiques d’affection constituent-elles des moments de soutien bénéfiques pour la santé de tous les couples, ou les couples stigmatisés peuvent-ils les vivre comme une source de stress et d’inconfort ? Dans le cadre de cette ligne de recherche, une étude sur la psychophysiologie des préjugés fait l’objet d’un crowdfunding sur le site de financement scientifique Microryza. Le Dr Blair propose également des services de conseil pour le développement et la mise en œuvre de la recherche en ligne.