La masturbation est-elle mauvaise pour votre santé et votre relation ?

Je ne trouve aucun sujet [sur le site] traitant de la masturbation féminine ou masculine. Envisagez-vous d’écrire sur ce sujet à l’avenir ?

Merci pour votre question. Je suis d’accord pour dire que la masturbation est un sujet important à aborder et qui intéresse beaucoup de monde. Outre l’orgasme féminin, l’amour de soi est peut-être le sujet le plus fréquemment abordé par les étudiants dans le cadre de mon cours sur la sexualité humaine. Les deux questions les plus fréquentes concernant la masturbation sont les craintes que ce comportement soit mauvais pour la santé et qu’il crée des problèmes relationnels. Prenons quelques instants pour dissiper ces inquiétudes.

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Pour commencer, il est utile de reconnaître que la masturbation est une activité que la grande majorité des hommes et des femmes ont pratiquée à un moment ou à un autre de leur vie.1 Il n’y a donc rien d’inhabituel ou d’atypique dans le fait de se faire plaisir. Il n’y a donc rien d’inhabituel ou d’atypique dans le fait de se faire plaisir. En outre, il n’y a absolument aucune preuve que la masturbation soit nocive pour la santé. En fait, la masturbation a plutôt tendance à être liée à un meilleur (et non à un pire) bien-être physique et psychologique ! Par exemple, chez les femmes, la recherche montre que la masturbation est liée à une meilleure estime de soi2 et, chez les hommes, elle est liée à un risque plus faible de développer un cancer de la prostate.3 Il n’y a pas non plus de preuves étayant les légendes urbaines selon lesquelles se toucher soi-même conduit à la cécité, à des paumes poilues ou à des organes génitaux minuscules. En bref, il semble que les masturbateurs n’aient pas à s’inquiéter pour leur santé personnelle.

Qu’en est-il de la masturbation et des relations amoureuses ? Bien que l’on puisse intuitivement supposer que les célibataires se masturbent davantage que les personnes en couple, les recherches ont en fait révélé l’inverse. Cela peut vous surprendre, mais la masturbation est plus fréquente chez les personnes en couple que chez les célibataires.4 La masturbation semble donc être un complément à une vie sexuelle active, plutôt qu’un substitut à celle-ci. Malgré la fréquence accrue de la masturbation dans les relations, certaines personnes voient d’un mauvais œil les activités sexuelles solitaires de leur partenaire romantique (par exemple, elles peuvent y voir un signe que leur partenaire ne s’intéresse plus à elles sur le plan sexuel). Toutefois, dans la grande majorité des cas, cette inquiétude n’est probablement pas justifiée. La masturbation est une activité normale au sein d’une relation et, tant qu’elle ne remplace pas complètement l’activité sexuelle avec le partenaire, elle n’est pas nécessairement problématique. Il serait donc sage de ne pas conclure trop vite que votre partenaire vous aime moins parce qu’il pratique l’amour de soi.

Pour plus d’informations sur la masturbation, y compris la question de savoir s’il est possible de trop se masturber, consultez cet article sur le blog de la psychologie de la sexualité humaine (Psychology of Human Sexuality Blog).

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1NationalSurvey of Sexual Health and Behavior (NSSHB ), Findings from the National Survey of Sexual Health and Behavior, Centre for Sexual Health Promotion, Indiana University. Journal of Sexual Medicine, 7 (Suppl. 5).

2Hurlbert, D. F., & Whittaker, K. E. (1991). The role of masturbation in marital and sexual satisfaction : A comparative study of female masturbators and nonmasturbators. Journal of Sex Education & Therapy, 17, 272-282.

3Giles, G. G., Severi, G., English, D. R., McCredie, M. R. E., Borland, R., Boyle, P., & Hopper, J. L. (2003). Sexual factors and prostate cancer. British Journal of Urology International, 92, 211-216.

4Laumann, E. O., Gagnon, J., Michael, R., & Michaels, S. (1994). The social organization of sexuality : Sexual practices in the United States. Chicago : University of Chicago Press.

Justin Lehmiller – Articles surla science des relations | Site web/CV

Le programme de recherche du Dr Lehmiller se concentre sur l’impact du secret et de la stigmatisation sur la qualité des relations et sur la santé physique et psychologique. Il mène également des recherches sur l’engagement, la sexualité et les pratiques sexuelles sûres.

Source de l’image : billymoses.com Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...