Êtes-vous jaloux ? Vérifiez vos doigts !

Les partenaires romantiques éprouvent souvent de la jalousie (voir notre article précédent sur la jalousie et Facebook), mais il est intéressant de noter que la longueur de nos doigts peut être à l’origine de notre jalousie !

🔥 Produits recommandés : Canon EOS R6 IIDJI Mini 4 ProMacBook Pro M4

Les psychologues évolutionnistes ont découvert que les hommes préfèrent les partenaires physiquement attirantes (ce qui est un signe de santé et de fertilité) car cela augmente leurs chances de transmettre leurs gènes. Les femmes, quant à elles, préfèrent les partenaires qui ont un statut social élevé, car c’est le signe qu’ils peuvent fournir des ressources à leurs enfants, ce qui augmente encore les chances de survie de ces derniers.1 Ainsi, les hommes devraient être jaloux si leurs partenaires s’intéressent à des hommes plus typiquement masculins, tandis que les femmes devraient être jalouses si leurs partenaires s’intéressent à des femmes plus typiquement féminines.

Comment savoir si une personne est masculine ou féminine ? S’il a campé toute la nuit pour aller voir le film Fast Five, il est probablement masculin ; s’il a choisi librement d’aller voir Something Borrowed, il est probablement féminin. Plus sérieusement, une façon intelligente de répondre à cette question est d’examiner la longueur des doigts des individus (sérieusement, leurs doigts !). Il s’avère que la présence de testostérone prénatale influence la longueur des doigts des individus.2 En particulier, plus il y a de testostérone prénatale, plus l’index (notre « 2e doigt ») est court par rapport à l’annulaire (notre « 4e doigt »), soit ce que l’on appelle un rapport 2D:4D plus faible. Allez-y, vérifiez. Vous avez fini de regarder vos doigts ? Voici ce que cela signifie : les individus plus « masculins » ont des index légèrement plus courts que leurs annulaires, tandis que les individus plus « féminins » ont des index et des annulaires à peu près de la même longueur.

Comment cela affecte-t-il la jalousie ? Les chercheurs ont scanné des images des mains des participants et mesuré leur rapport 2D:4D. Les individus ont ensuite imaginé un scénario dans lequel leur partenaire romantique flirtait avec quelqu’un d’autre et ont indiqué à quel point ils seraient jaloux si le rival était plus dominant socialement et plus attirant physiquement qu’eux. Conformément aux prédictions des chercheurs, les hommes ayant une 2D:4D plus « féminine » ont déclaré être plus jaloux lorsque leur partenaire flirtait avec un homme socialement dominant (« masculin »), tandis que les femmes ayant une 2D:4D plus « masculine » ont déclaré être plus jalouses lorsqu’elles imaginaient leur partenaire flirter avec une femme plus attirante physiquement (« féminine »)!3

La prochaine fois que vous aurez un premier rendez-vous et que vous voudrez savoir si la personne est du genre jaloux, prenez un mètre ruban avec vous et vérifiez ses doigts. Et si le mètre ruban ne fait pas fuir votre partenaire, c’est que vous avez réussi votre coup !

Pour plus d’articles sur la psychologie évolutionniste, cliquez ici.

Vous souhaitez en savoir plus sur les relations ? Cliquez ici pour d’autres sujets sur la science des relations. Likez-nous sur Facebook pour recevoir nos articles directement dans votre fil d’actualité.

1Buss, D. M., & Schmitt, D. P. (1993). Sexual strategies theory : An evolutionary perspective on human mating. Psychological Review, 100, 204-232.

2Manning, J. T. (2002). Digit ratio : A pointer to fertility, behavior and health. New Brunswick, NJ : Rutgers University Press.

3Park, J. H., Wieling, M. B., Buunk, A. P. et Massar, K. (2008). Sex-specific relationship between digit ratio (2D:4D) and romantic jealousy. Personality and Individual Differences, 44, 1039-1045.

Brent Mattingly – Articles surla science des relationsSite web/CV

Les recherches du Dr Mattingly, au sens large, se concentrent sur l’intersection entre les relations amoureuses et le soi. Ses lignes de recherche spécifiques examinent toutes la manière dont les constructions individuelles (par exemple, la motivation, l’attachement, l’autorégulation) sont associées à divers processus relationnels.