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Pour beaucoup, les conséquences du lockdown sont une arme à double tranchant. Plus d’embouteillages, de voyages aériens frénétiques, ni de souci vestimentaire : les avantages ne manquent pas. Pourtant, nous sommes faits pour être sociables et l’absence de relations sociales est une corvée qui pèse sur notre biologie. Comme les débouchés sociaux varient d’une personne à l’autre, la situation n’est pas la même pour tout le monde.
En 1972, l’aventurier et scientifique français Michel Siffre s’est isolé dans une grotte dans ce qui est devenu l’une des expériences d’isolement les plus célèbres de l’histoire. Il a documenté les effets de cet isolement sur son esprit au cours de ces 205 jours et a remarqué qu’il pouvait « à peine enchaîner les pensées » après quelques mois. Au bout de cinq mois, il aurait eu tellement besoin de compagnie qu’il aurait essayé (en vain) de se lier d’amitié avec une souris.
La recherche indique que « l’isolement social perçu (c’est-à-dire la solitude) est un facteur de risque et peut contribuer à de moins bonnes performances cognitives globales, à un déclin cognitif plus rapide, à un moins bon fonctionnement exécutif, à plus de négativité et de cognition dépressive, à une sensibilité accrue aux menaces sociales, à un biais de confirmation dans la cognition sociale qui est autoprotectrice et paradoxalement autodestructrice, à un anthropomorphisme accru, et à une contagion qui menace la cohésion sociale ». Sur le plan psychologique, le bien-être subjectif est également plus faible. Il n’est pas surprenant que le cerveau et le reste du corps soient également touchés de manière significative.
Par exemple, un peptide cérébral appelé tachykinine peut augmenter, favorisant à la fois la peur et l’agression. En outre, la solitude accroît la réponse au stress du cerveau en augmentant l’activité hypothalamo-hypophyso-surrénalienne (HPA) et modifie l’expression des gènes de manière à diminuer le contrôle de l’inflammation et à augmenter l’insensibilité aux glucocorticoïdes, avec des taux plus élevés de syndrome métabolique et d’immunité diminuée, ainsi qu’une résistance vasculaire et une pression artérielle élevées. En termes simples, la solitude est corrélée à l’hypertension, au diabète et à un système immunitaire affaibli.
Pour remédier à la solitude et à la pénibilité de l’enfermement, il est donc logique d’effectuer des tâches qui renforcent le système immunitaire et revitalisent le corps, afin de réduire le risque de vulnérabilité psychologique :
Cognition: Gardez l’esprit vif en pratiquant des activités stimulantes qui ne laissent pas votre cerveau se dégrader. Qu’il s’agisse de cours en ligne qui vous passionnent ou de jeux qui vous permettent de rester alerte, il est bon de se rappeler qu’il ne faut pas attendre que les choses reviennent à la normale. L’essentiel est de choisir des activités qui vous tiennent à cœur, qui n’exigent pas d’efforts excessifs, mais un engagement cognitif dirigé. Suivez l’évolution de votre mémoire, de votre attention et de votre sommeil pour voir ce qui s’améliore.
Dépression: Les interventions d’auto-assistance peuvent améliorer l’humeur dépressive. Mais il ne s’agit pas d’une solution unique. Un article a décrit 50 stratégies potentielles, mais leur utilité varie considérablement. En général, les stratégies les plus utilisées sont les plus utiles. Les stratégies visant à créer des distractions agréables, à s’engager dans des activités de loisir et à identifier la cause de la dépression ont été couramment utilisées, mais n’ont pas été utiles à tout le monde. De même, les stratégies les plus utiles, telles que sortir régulièrement de chez soi, suivre un traitement complet et surmonter les problèmes de concentration en créant des listes de choses à faire, n’ont pas été les plus utilisées. La rédaction d’un blog ou la limitation du temps passé à s’inquiéter n’intéressent pas non plus la plupart des gens. Dans ma pratique clinique, je constate que les gens gagnent à varier leur vie et leur emploi du temps pour éviter que l’ennui et la rumination ne s’installent.
Menace sociale: La solitude accroît l’anxiété sociale. Dans la mesure du possible, il est important d’être entouré de personnes en toute sécurité. Prévoyez des repas en plein air lorsque cela est possible, ou passez un contrat de groupe sur la sécurité et les interactions. Évitez de vous laisser entraîner dans des conversations où règne la panique. Les lunettes de réalité virtuelle peuvent vous aider à vous sentir plus proche des gens, surtout si vous les utilisez régulièrement et en toute sécurité.
Fermeté d’esprit: Recherchez des sites d’information présentant des points de vue différents afin de ne pas vous enfermer dans un seul point de vue. Les personnes qui prennent des positions tranchées sur la base des informations, en particulier lorsqu’elles ne sont pas informées, aggravent leur fermeture d’esprit. En cas de désaccord, essayez de vous mettre à la place de l’autre personne pour comprendre pourquoi elle se sent ainsi, même si vous n’êtes pas d’accord.
Bien-être: Élaborez un programme d’exercices physiques à domicile afin de vous lever fréquemment de votre chaise, de marcher davantage et même de garder chez vous un ou deux poids que vous pouvez utiliser en toute sécurité. Se sentir en bonne forme physique pendant la pandémie améliorera votre santé mentale. Fixez-vous des objectifs réalistes mais ambitieux afin d’éprouver un sentiment d’accomplissement.
Bien entendu, aucune de ces interventions n’est absolue. Et il y a de nombreuses nuances à prendre en compte. Le point principal de ce résumé est que nous sommes câblés pour être connectés afin de soutenir notre physiologie et notre psychologie. Il est essentiel de le faire de manière authentique et selon vos préférences.

