Est-ce que le fait d’être un « bon baiseur » a vraiment de l’importance ?

Il est évident qu’il est important de savoir si quelqu’un embrasse bien ou non. Mais quelle est cette importance ? Les chercheurs ont émis l’hypothèse que les sujets à qui l’on dit qu’un partenaire potentiel « embrasse bien » le trouveraient plus attirant et seraient plus enclins à poursuivre les rendez-vous avec lui qu’une personne décrite comme « embrassant mal ».1 En outre, les chercheurs s’attendaient à ce que les sujets soient plus intéressés par des relations sexuelles occasionnelles avec cette personne et plus enclins à envisager une relation à long terme, en particulier pour les femmes. Ils pensaient donc clairement que les baisers étaient très importants.1

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Pour tester leurs hypothèses, 724 participants ont répondu à un questionnaire en ligne dans lequel on leur présentait quatre vignettes sur des partenaires potentiels, chacune étant assortie d’une série de questions de suivi. En bref, une vignette est une brève description d’un scénario. La seconde moitié de chaque vignette se concentre sur le récit d’une autre personne concernant les compétences sexuelles du partenaire potentiel, par exemple la qualité de son comportement au lit selon un partenaire précédent ou le plaisir qu’il/elle éprouve à l’égard de l’intimité physique.1 Les chercheurs ont présenté les mêmes quatre vignettes à chacun des participants. La moitié des vignettes décrivait un « bon baiseur » et l’autre moitié un « mauvais baiseur ». Les participants devaient évaluer le partenaire potentiel en fonction de son attrait, de l’intérêt qu’ils auraient à sortir avec lui, de l’intérêt qu’ils auraient à avoir une relation sexuelle occasionnelle et de la probabilité qu’ils poursuivent une relation à long terme. Les chercheurs ont comparé les évaluations des participants concernant le « bon baiseur » et le « mauvais baiseur ».

Les participants ont jugé les « bons baisers » plus attirants, plus susceptibles d’aller à un rendez-vous avec eux, plus disposés à avoir un rapport sexuel avec eux et plus intéressés par une relation à long terme avec cette personne. L’effet de la capacité à embrasser sur les participants était également plus prononcé chez les femmes que chez les hommes ; toutefois, ce n’était le cas que lors de l’évaluation de la volonté d’avoir des relations sexuelles occasionnelles. En d’autres termes, lors de l’évaluation d’une personne en tant qu’amant potentiel à court terme, la capacité à embrasser était plus susceptible d’être prise en compte par les femmes. Dans l’ensemble, il a été démontré que le baiser est utilisé comme un outil d’évaluation pour sélectionner des partenaires potentiels.1

Cela démontre que nos attitudes à l’égard du baiser et la façon dont nous percevons les capacités des autres à embrasser comptent dans le choix et l’évaluation de la qualité de nos partenaires.

1Wlodarski, R. et Dunbar, R. I. (2014). What’s in a kiss ? L’effet du baiser romantique sur la désirabilité. Evolutionary Psychology, 12(1), 178-199.

Dr. Marisa Cohen

Francis College, a fondé le Self-Awareness and Bonding Lab (SABL) à l’automne 2014. Ses recherches ont porté sur le développement des relations tout au long de la vie, notamment sur les facteurs qui influencent le choix d’un partenaire et sur la perception qu’ont les gens de ce qui permet aux relations de survivre et de s’épanouir. Elle s’intéresse plus particulièrement à la manière dont les différentes configurations relationnelles influencent la satisfaction qui en découle.